{"id":2908,"date":"2016-06-17T14:11:20","date_gmt":"2016-06-17T13:11:20","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=2908"},"modified":"2016-06-17T14:11:20","modified_gmt":"2016-06-17T13:11:20","slug":"comment-decoloniser-la-statue-de-leopold-ii","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=2908","title":{"rendered":"Comment d\u00e9coloniser la statue de L\u00e9opold II?"},"content":{"rendered":"<h4 style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/IMG_20151217_191018.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2754\" src=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/IMG_20151217_191018.jpg\" alt=\"IMG_20151217_191018\" width=\"2592\" height=\"1944\" \/><\/a><\/h4>\n<h4>Comment d\u00e9coloniser la statue de L\u00e9opold II?<\/h4>\n<h4>Cartes blanches <time>mercredi 8 juin 2016,<\/time><\/h4>\n<div class=\"inner\">\n<p>Un collectif interpelle les pouvoirs publics afin de repenser et de retravailler artistiquement le pourtour de la statue de L\u00e9opold II, place du Tr\u00f4ne \u00e0 Bruxelles, et lui attribuer une perspective d\u00e9coloniale.<\/p>\n<p><span class=\"nglettrine\">C<\/span>onscientes plus que jamais que les processus de d\u00e9colonisation sont loin d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 achev\u00e9s, une centaine de personnes d\u2019horizons m\u00e9lang\u00e9s se sont rassembl\u00e9es au pied de la statue du roi L\u00e9opold II, place du Tr\u00f4ne \u00e0 Bruxelles, le soir du 17 d\u00e9cembre 2015 (1).<\/p>\n<p>Par l\u2019interm\u00e9diaire de plusieurs gestes symboliques (prise de parole, acte musical, minute de silence) et le recouvrement partiel de la statue \u00e0 la peinture rouge, il s\u2019agissait ce soir-l\u00e0 de rendre hommage aux millions de victimes de la colonisation et de conjurer l\u2019esprit envahissant du roi L\u00e9opold II port\u00e9 aux nues par les r\u00e9cits n\u00e9gationnistes de l\u2019Histoire.<\/p>\n<p>Op\u00e9ration r\u00e9ussie, ce soir-l\u00e0\u00a0! En effet, face \u00e0 cette vive mobilisation, la Ville de Bruxelles annule la c\u00e9r\u00e9monie d\u2019hommage et la conf\u00e9rence qu\u2019elle pr\u00e9voyait d\u2019organiser en m\u00e9moire de ce roi qui en 1885 acquiert l\u2019\u00c9tat Ind\u00e9pendant du Congo \u00e0 titre personnel. Certes, ce n\u2019est qu\u2019une petite victoire \u2013 tant sont nombreux les endroits qui honorent le \u00ab\u00a0roi b\u00e2tisseur\u00a0\u00bb \u2013 mais gageons qu\u2019elle aura des effets. Car, loin d\u2019\u00eatre isol\u00e9e, cette action est en connexion avec quantit\u00e9 d\u2019autres revendications et initiatives positives impuls\u00e9es par les afrodescendants \u00e0 travers toute l\u2019Europe (2).<\/p>\n<h4>Un patrimoine colonial contest\u00e9<\/h4>\n<p>Ce n\u2019est pas la premi\u00e8re fois qu\u2019une intervention \u00e0 m\u00eame le monument vient faire retentir d\u2019autres versions de l\u2019Histoire. En 2008, l\u2019artiste Th\u00e9ophile de Giraud enduisait soigneusement le buste de la statue \u00e0 la peinture rouge. En 2004, en sciant la main de bronze de l\u2019un des Congolais figurant sur l\u2019imposant monument \u00e0 la gloire de L\u00e9opold II \u00e0 Ostende, le collectif De Stoete Ostendenoare d\u00e9jouait sa vis\u00e9e propagandiste. Estimant que cette amputation apportait au monument un suppl\u00e9ment de signification, la Ville d\u2019Ostende d\u00e9cida de le laisser en l\u2019\u00e9tat.<\/p>\n<p>Il faut dire qu\u2019en Belgique, le mythe exaltant la figure du roi L\u00e9opold II est tenace. Des g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9coliers ont appris la l\u00e9gende du grand roi apportant la civilisation au c\u0153ur de l\u2019Afrique. Un roi \u00ab\u00a0visionnaire\u00a0\u00bb qui aurait transform\u00e9 de fa\u00e7on grandiose la physionomie de Bruxelles pour l\u2019\u00e9riger en capitale moderne. Un mythe r\u00e9sistant aux multiples travaux d\u2019historiens t\u00e9moignant pourtant que ce sont plusieurs millions de personnes qui trouv\u00e8rent la mort pendant la p\u00e9riode coloniale sous le r\u00e9gime de L\u00e9opold II. Cela, d\u00e8s avant que la colonisation belge poursuive son \u0153uvre de d\u00e9sagr\u00e9gation de l\u2019organisation sociale traditionnelle en maintenant pendant plusieurs ann\u00e9es le r\u00e9gime de travail forc\u00e9 (pour ne pas dire esclavagiste) instaur\u00e9 sous L\u00e9opold II.<\/p>\n<p>Si ce n\u2019est pas un buste de L\u00e9opold II qui tr\u00f4ne dans un parc, un mus\u00e9e ou sur une place publique quelque part \u00e0 Bruxelles, c\u2019est un boulevard qui porte son nom. Le patrimoine urbain constitue un vecteur reconduisant inlassablement cette histoire tiss\u00e9e de mensonges et de propagandes.<\/p>\n<p>Par leurs actes, les citoyens rassembl\u00e9s le 17 d\u00e9cembre rompaient publiquement avec cette histoire.<\/p>\n<h4>Quel projet pour demain\u00a0?<\/h4>\n<p>Par cette lettre, nous voulons donner un prolongement \u00e0 ce geste spontan\u00e9 en proposant qu\u2019une intervention concert\u00e9e vienne transformer durablement la port\u00e9e symbolique de la statue et faire vaciller la figure h\u00e9ro\u00efque du roi-b\u00e2tisseur.<\/p>\n<p>Attention, il ne s\u2019agira pas de r\u00e9duire la port\u00e9e du monument en y apposant une simple plaque comm\u00e9morative en forme de mot d\u2019excuse, mais bien au contraire de la faire cro\u00eetre en y adjoignant une intervention artistique porteuse de vision, de m\u00e9moire, de r\u00e9flexion, de contradiction.<\/p>\n<p>Parmi les r\u00e9flexions r\u00e9side celle de la ville et de ses devenirs. Quels sont les groupes auxquels s\u2019adresse le patrimoine urbain\u00a0? Que nous dit-il des projets de ville de demain\u00a0? Insultes \u00e0 la m\u00e9moire de tous les Congolais, les monuments \u00e0 l\u2019effigie de L\u00e9opold II sont aussi la signature d\u2019une ville qui se d\u00e9ploie en broyant sur son passage les vies et les expressions jug\u00e9es inappropri\u00e9es. Car de fait, les projets urbanistiques faramineux port\u00e9s par L\u00e9opold II ont donn\u00e9 lieu aux pires politiques d\u2019expropriation qui soient. Pour qu\u2019un patrimoine urbain puisse irriguer la ville et ses enjeux, il se doit de faire r\u00e9sonner sa complexit\u00e9 \u2013 et non pas de rabattre la pluralit\u00e9 des histoires qui participent \u00e0 faire la ville sur le seul discours m\u00e9moriel officiel \u2013 et de se rendre saisissable de multiples fa\u00e7ons.<\/p>\n<p>Il y a \u00e9galement une recherche esth\u00e9tique et plastique \u00e0 d\u00e9velopper et une r\u00e9flexion \u00e0 mener sur la capacit\u00e9 de nos \u00e9difices \u00e0 pr\u00e9tendre \u00e0 une vocation m\u00e9morielle. Il s\u2019agira avant tout d\u2019arriver \u00e0 cr\u00e9er des prises d\u00e9coloniales sur le pr\u00e9sent. Vu les enjeux d\u2019aujourd\u2019hui, se pose la question de savoir comment avons-nous int\u00e9r\u00eat \u00e0 nous reconnecter au pass\u00e9\u00a0: par quels r\u00e9cits, par quelles images, par quelles forces\u00a0? Quels sont les anc\u00eatres que nous nous choisissons et qu\u2019ont-ils \u00e0 nous apprendre\u00a0? Face aux formes actuelles d\u2019exploitation des richesses (mini\u00e8res et autres) en Afrique notamment, il y a certainement int\u00e9r\u00eat \u00e0 renouer avec certains des principes, des luttes et des combats qui ont r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la pr\u00e9dation \u00e9conomique et \u00e0 l\u2019occupation coloniale d\u2019hier.<\/p>\n<p>Enfin, pour contrer ces monuments repr\u00e9sentant avant tout un m\u00e9pris structurel pour les vies humaines racis\u00e9es (3) \u2013 pass\u00e9es et pr\u00e9sentes \u2013 et le d\u00e9ni des histoires non-eurocentr\u00e9es (l\u2019histoire du Congo ne se r\u00e9duit pas \u00e0 l\u2019histoire coloniale belge), nous avons grandement besoin d\u2019apprendre \u00e0 honorer \u00e0 nouveau les pr\u00e9sences et les figures dignes qui peuplent notre monde.<\/p>\n<p>En vue de r\u00e9aliser un monument original int\u00e9grant l\u2019existant sur la base des principes qui viennent d\u2019\u00eatre \u00e9voqu\u00e9s, un collectif-commanditaire est en train de se former \u00e0 qui il reviendra de pr\u00e9ciser un cahier des charges et d\u2019organiser un vaste appel \u00e0 projets.<\/p>\n<p>Il organisera une exposition des projets, dessins et maquettes propos\u00e9es par les contributeurs et constituera un jury ad\u00e9quat et pertinent charg\u00e9 de choisir le ou les projets \u00e0 mettre en \u0153uvre. Pour mener \u00e0 bien ce projet, nous sollicitons donc les pouvoirs publics concern\u00e9s dans le but d\u2019obtenir l\u2019autorisation d\u2019intervenir sur le patrimoine et de pouvoir b\u00e9n\u00e9ficier des moyens n\u00e9cessaires pour sa mise en \u0153uvre.<\/p>\n<p><small> (1)\u00a0Initiative port\u00e9e principalement par le Collectif M\u00e9moire Coloniale et Lutte contre la Discrimination, Nouvelle Voie Anticoloniale (NVA) et l\u2019asbl Change. (2)\u00a0Mentionnons notamment le mouvement \u00e9tudiant \u00ab\u00a0Rhodes Must Fall\u00a0\u00bb demandant que la statue repr\u00e9sentant Cecil John Rhodes (d\u00e9fini comme l\u2019arch\u00e9type du colonialiste britannique) soit retir\u00e9e du site universitaire d\u2019Oxford. Une initiative similaire a donn\u00e9 lieu, en avril 2015, au retrait d\u2019une statue de Cecil Rhodes qui tr\u00f4nait sur le site de l\u2019Universit\u00e9 du Cap en Afrique du Sud. (3)\u00a0Le terme \u00ab\u00a0racis\u00e9\u00a0\u00bb fait r\u00e9f\u00e9rence aux processus de cat\u00e9gorisation et de hi\u00e9rarchisation des groupes et des individus (sur base de traits physiques, d\u2019un marqueur culturel ou encore d\u2019une trajectoire migratoire) qui ont comme effets de produire de l\u2019alt\u00e9rit\u00e9 et de renvoyer \u00e0 la notion de race en tant que cat\u00e9gorie socialement construite. <\/small><\/p>\n<p><small> <strong>*Signataires\u00a0:<\/strong> <\/small><\/p>\n<p>Isidore Ndaywel \u00e8 Nziem, historien, professeur de l\u2019Universit\u00e9 de Kinshasa\u00a0; Isabelle Stengers, philosophe, professeure de l\u2019Universit\u00e9 libre de Bruxelles\u00a0; Fran\u00e7oise Verg\u00e8s, politologue, titulaire de la Chaire Global South au Coll\u00e8ge d\u2019Etudes mondiales, la Fondation Maison des sciences de l\u2019homme\u00a0; Ludo De Witte, sociologue, auteur\u00a0; Michael Singleton, anthropologue, professeur \u00e9m\u00e9rite de l\u2019Universit\u00e9 catholique de Louvain\u00a0; Nouria Ouali, sociologue, professeure \u00e0 l\u2019ULB\u00a0; Maboula Soumahoro, ma\u00eetre de conf\u00e9rences \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Fran\u00e7ois-Rabelais, Tours, Sciences Po, Paris et Pr\u00e9sidente de l\u2019association Black History Month\u00a0; Jean Bofane, \u00e9crivain\u00a0; Etienne Minoungou, com\u00e9dien\u00a0; Mourad Boucif, cin\u00e9aste\u00a0; Toma Muteba Luntumbue, historien de l\u2019art, artiste et commissaire d\u2019exposition\u00a0; Rob Jacobs, mandaatassistent Filmstudies en Visuele Cultuur, Universiteit Antwerpen\u00a0; Eddy Ekete, artiste\u00a0; Bambi Ceuppens, anthropologue, Mus\u00e9e royal de l\u2019Afrique centrale\u00a0; Zo\u00e9 Genot, cheffe de groupe Ecolo au Parlement bruxellois\u00a0; Youssef Handichi, d\u00e9put\u00e9 r\u00e9gional PTB\u00a0; Olivia U. Rutazibwa, politologue University of Portsmouth, ex-jounaliste, chroniqueur\u00a0; Karel Arnaut, anthropologue, IMMRC, KULeuven\u00a0; Nadia Fadil, sociologue et anthropologue, professeure \u00e0 la KULeuven\u00a0; Jean-Yves Kitantou, pr\u00e9sident du CDH de Molenbeek-Sain-Jean\u00a0; David Jamar, sociologue, professeur \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Mons\u00a0; Mohamed Ouachen, com\u00e9dien, cin\u00e9aste\u00a0; Omar Ba, IFOR Flanders\u00a0; Fabrizio Terranova, cin\u00e9aste\u00a0; Katrin Solhdju, historienne et philosophe des sciences, Vrije Universiteit Brussel\u00a0; Oliver Leu, artiste, photographe\u00a0; Didier Debaise, chercheur \u00e0 l\u2019ULB\u00a0; Berber Bevernage, professeur au d\u00e9partement d\u2019histoire, Ugent\u00a0; Nicole Gr\u00e9goire, anthropologue, ULB\u00a0; Lucas Catherine, auteur, i.a. <em>Promenade au Congo<\/em>, <em>Des Tranch\u00e9es en Afrique<\/em> \u00a0; Seckou Ouologuem, Decolonize Belgium\u00a0; Guy Wouet\u00e9, artiste\u00a0; Craig Havens, artiste\u00a0; Jean Vogel, sciences politiques, ULB, directeur Institut Marcel Liebman\u00a0; Sarah Demart, sociologue, Universit\u00e9 de Li\u00e8ge\u00a0; Jacinthe Mazzocchetti, anthropologue, professeure \u00e0 l\u2019UCL\u00a0; Malika Hamidi, sociologue et directrice g\u00e9n\u00e9rale de European Muslim Network\u00a0; Olivier Mukuna, journaliste, essayiste\u00a0; Joachim Ben Yakoub, Menarg, Ugent\u00a0; Nacira Gu\u00e9nif, sociologue, anthropologue, Universit\u00e9 Paris VIII\u00a0; Nganji Laeh, artiste\u00a0; Monique Mbeka Phoba, cin\u00e9aste et \u00e9crivaine\u00a0; Eric Toussaint, docteur en sciences politiques des Universit\u00e9s de Li\u00e8ge et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international\u00a0; Arnaud Zacharie, secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral du CNCD \u2013 11.11.11\u00a0; Davy Verbeke, historien, UGent, Instituut voor Publieksgeschiedenis\u00a0; Chlo\u00e9 Deligne, historienne, professeure \u00e0 l\u2019ULB\u00a0; Benedikte Zitouni, sociologue, professeure \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 Saint-Louis, Bruxelles\u00a0; Dyab Abou Jahjah, chroniqueur <em>De Standaard<\/em> \u00a0; Serge Deruette, professeur d\u2019Histoire des id\u00e9es politiques \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Mons\u00a0; Albert Martens, professeure \u00e9m\u00e9rite, KULeuven\u00a0; Margot de Clerk, artiste\u00a0; Inez Olud\u00e9, peintre, membre de la coalitation Unesco pour la diffusion de l\u2019histoire G\u00e9n\u00e9rale de l\u2019Afrique\u00a0; Henri Goldman, revue <em>Politique<\/em> \u00a0; Jos\u00e9 Fontaine, philosophe, journaliste\u00a0; Gratia Pungu, sociologue\u00a0; Julie Jaroszewski, chanteuse, cin\u00e9aste\u00a0; <strong>Nordine Saidi, militant D\u00e9colonial<\/strong> ; Christine Bluard, mus\u00e9ologue, chef de projets, Mus\u00e9e royal de l\u2019Afrique centrale\u00a0; Heleen Debeuckelaere, \u00e9crivaine\u00a0; Sarah Bracke, sociologue, VUB\/UGent)\u00a0; Margot De Clerck, artiste\u00a0; Prisca Boyamba, doctorante \u00e0 l\u2019Institut des mondes africains, Paris\u00a0; Anne Reijniers, cin\u00e9aste\u00a0; Aur\u00e9lia Kalisky, chercheuse en litt\u00e9rature compar\u00e9e, Centre Marc Bloch Berlin\u00a0; Graziella Vella, anthropologue, ULB\u00a0; Angela Tilieu Olodo, KVS \u2013 Koninklijk Vlaamse Schouwburg\u00a0; Nasima Moujoud, anthropologue, ma\u00eetresse de conf\u00e9rences Universit\u00e9 Grenoble\u00a0; Alpes (UGA)\u00a0; Jean-Paul Mahoux\u00a0; Durotimi Olawaiye, m\u00e9decin, afro-activiste\u00a0; Andr\u00e9 Clette, citoyen, auteur e.a. <em>Histoire du Belge<\/em>, <em>M\u00eame pas peur<\/em> \u00a0; V\u00e9ronique Clette-Gakuba, chercheuse, ULB\u00a0; Khadija Senhadji, anthropologue\u00a0; Martin Vander Elst, anthropologue\u00a0; Yvoire De Rosen, anthropologue\u00a0; Doum Memde, afro-activiste\u00a0; Cerina de Rosen, entrepreneuse culturelle\u00a0; Jordane Maurs, r\u00e9alisatrice\u00a0;<\/p>\n<p>Mouvement X\u00a0; <strong>Bruxelles Panth\u00e8res<\/strong>\u00a0; Les \u00c9ditions du Souffle\u00a0; NVA (Nouvelle Voie Anticoloniale)\u00a0; CCAEB\/ RVDAGEB (Conseil des communaut\u00e9s africaines en Europe et en Belgique\/Raad van Afrikaanse Gemeenschappen in Europa\/Belgi\u00eb)\u00a0; M\u00e9moire Coloniale et Lutte contre la Discrimination\u00a0; Collectif Pr\u00e9sences Noires\u00a0; Bakushinta\u00a0; Parti des Indig\u00e8nes de la R\u00e9publique (PIR)\u00a0; Change Asbl\u00a0; Ethnotendance\u00a0; Tayush (groupe de r\u00e9flexion pour un pluralisme actif)\u00a0; MAFED (marche des femmes pour la dignit\u00e9)\u00a0; CATDM (Comit\u00e9 pour l\u2019Abolition des Dettes ill\u00e9gitimes)\u00a0; INTIME CONVICTION (association de lutte contre les pr\u00e9jug\u00e9s).<\/p>\n<p class=\"signature\"><strong> Un collectif de signataires* <\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/mobile.lesoir.be\/1240252\/article\/debats\/cartes-blanches\/2016-06-15\/comment-decoloniser-statue-leopold-ii\">Source <\/a><\/p>\n<h4 style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/13435447_857177091054938_5321624499684856287_n.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2909\" src=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/13435447_857177091054938_5321624499684856287_n.jpg\" alt=\"13435447_857177091054938_5321624499684856287_n\" width=\"599\" height=\"390\" srcset=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/13435447_857177091054938_5321624499684856287_n.jpg 599w, https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2016\/06\/13435447_857177091054938_5321624499684856287_n-300x195.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 599px) 100vw, 599px\" \/><\/a><\/h4>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comment d\u00e9coloniser la statue de L\u00e9opold II? 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