{"id":3224,"date":"2017-04-03T12:52:14","date_gmt":"2017-04-03T11:52:14","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=3224"},"modified":"2017-04-02T21:57:31","modified_gmt":"2017-04-02T20:57:31","slug":"interview-francoise-verges-le-ventre-des-femmes-capitalisme-racialisation-feminisme","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=3224","title":{"rendered":"Interview : Fran\u00e7oise Verg\u00e8s, \u00ab Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, f\u00e9minisme \u00bb"},"content":{"rendered":"<div class=\"crayon article-chapo-4331 \">\n<div>\n<p><a href=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/arton4331.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-3225\" src=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/arton4331.jpg\" alt=\"\" width=\"659\" height=\"370\" srcset=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/arton4331.jpg 659w, https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2017\/04\/arton4331-300x168.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 659px) 100vw, 659px\" \/><\/a><\/p>\n<p>L\u2019historienne r\u00e9unionnaise Fran\u00e7oise Verg\u00e8s publie \u00ab\u00a0<i>Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, f\u00e9minisme<\/i>\u00a0\u00bb, un essai passionnant sur la gestion politique de la natalit\u00e9 dans les Outre-mer et ses cons\u00e9quences dans les ann\u00e9es 60 et 70, \u00e0 partir du cas embl\u00e9matique de La R\u00e9union.<\/p>\n<p>Ce nouvel essai de l\u2019auteure retrace une page souvent occult\u00e9e de l\u2019histoire de La R\u00e9union et plus g\u00e9n\u00e9ralement des d\u00e9partements d\u2019Outre-mer. Dans les ann\u00e9es soixante et soixante-dix, invoquant la \u00ab\u00a0surpopulation\u00a0\u00bb de ces territoires, l\u2019Etat fran\u00e7ais encourage en effet une campagne d\u2019avortements et de st\u00e9rilisation dans les DOM alors qu\u2019il les proscrit dans l\u2019Hexagone. Interview.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"crayon article-texte-4331 \">\n<div>\n<p><strong>Pouvez-vous me parler de la gen\u00e8se de cet ouvrage, que vous d\u00e9finissez comme \u00ab\u00a0un acte de r\u00e9paration historique envers des femmes des Outre-mer racis\u00e9es, m\u00e9pris\u00e9es et exploit\u00e9es\u00a0\u00bb\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Fran\u00e7oise Verg\u00e8s\u00a0: Plusieurs \u00e9l\u00e9ments sont \u00e0 la gen\u00e8se de cet ouvrage. D\u2019abord l\u2019invisibilit\u00e9 des \u00ab\u00a0Outre-mer\u00a0\u00bb &#8211; expression que je n\u2019aime pas mais que j\u2019utilise par absence de terme plus pr\u00e9cis qui dise la situation &#8211; dans les d\u00e9bats culturels et soci\u00e9taux. Ils sont comme inexistants, notamment dans les th\u00e9ories d\u00e9coloniales. C\u2019est encore trop souvent soit une grille de lecture binaire \u2013m\u00e9tropole\/Outre-mer \u2013 qui ne tient pas compte de mutations locales\u00a0; soit trop victimaire et laissant de c\u00f4t\u00e9 les r\u00e9sistances\u00a0; soit totalement fantaisiste \u2013 id\u00e9alisation d\u2019une cr\u00e9olit\u00e9, ou c\u00e9l\u00e9bration des Outre-mer comme \u00ab\u00a0richesse de la France\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Ensuite le d\u00e9sir de r\u00e9viser le r\u00e9cit dominant de l\u2019histoire du f\u00e9minisme en France qui efface totalement les contributions des femmes esclaves et colonis\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9mancipation des femmes. Comme si seules les Fran\u00e7aises avaient compris ce qu\u2019est l\u2019oppression des femmes\u00a0! Mais quand les femmes esclaves marronnent, quand elles prennent les armes, participent aux r\u00e9voltes et aux insurrections, quand elles en prennent la direction, quand, contre tous les obstacles, elles obtiennent leur libert\u00e9 et celle de leurs enfants, quand elles pr\u00e9servent leur famille, quand elles ouvrent des commerces, puis libres cr\u00e9ent des \u00e9coles, des associations, que font-elles sinon contribuer \u00e0 l\u2019\u00e9mancipation des femmes, de toutes les femmes\u00a0?<\/p>\n<p>Les luttes dans les Outre-mer contribuent \u00e0 l\u2019\u00e9largissement des droits, \u00e0 la compr\u00e9hension du ph\u00e9nom\u00e8ne postcolonial. Je le dis dans l\u2019ouvrage, au 18e si\u00e8cle, l\u2019esclavage est une des matrices du f\u00e9minisme fran\u00e7ais. C\u2019est au contact des Kanaks que Louise Michel et des Communards comprennent ce qu\u2019est le colonialisme. Les luttes anticoloniales sont pour les mouvements f\u00e9ministes des ann\u00e9es 1970 une source de politisation et d\u2019inspiration. Or, l\u2019histoire du f\u00e9minisme fran\u00e7ais oublie ses matrices. Il ne reconna\u00eet pas sa dette envers les luttes des femmes racis\u00e9es. Il fait des luttes des femmes esclaves et colonis\u00e9es des chapitres mineurs. Mais si l\u2019\u00e9mancipation des femmes est pens\u00e9e en int\u00e9grant les luttes antiracistes et antiesclavagistes, d\u2019une part l\u2019histoire des luttes pour l\u2019\u00e9mancipation des femmes est totalement transform\u00e9e et la question raciale est pr\u00e9sente tr\u00e8s t\u00f4t, d\u2019autre part, on doit admettre que l\u2019universalisme abstrait des droits des femmes tel qu\u2019il s\u2019\u00e9labore en Europe \u2013 le patriarcat serait le m\u00eame partout &#8211; a toujours \u00e9t\u00e9 une fiction.<\/p>\n<p>Finalement, j\u2019ai \u00e9prouv\u00e9 une r\u00e9volte, une col\u00e8re contre l\u2019effacement de la douleur et de l\u2019humiliation de femmes dont les corps ont \u00e9t\u00e9 charcut\u00e9s, st\u00e9rilis\u00e9s, avort\u00e9s sans leur consentement par des m\u00e9decins confort\u00e9s par leur privil\u00e8ge blanc, mais qui ont os\u00e9 porter plainte dans une soci\u00e9t\u00e9 qui les m\u00e9prisait. Il faut se rendre compte de leur courage pour prendre la parole dans ce temple de l\u2019ordre colonial o\u00f9 r\u00e8gnent des hommes blancs &#8211; le tribunal &#8211; ce symbole du d\u00e9ni des droits de leurs anc\u00eatres, de la r\u00e9pression de leurs fr\u00e8res et s\u0153urs de combat. J\u2019ai connu des femmes semblables dans mon enfance, courageuses et ne se r\u00e9signant pas. Je voulais leur rendre hommage, elles ont contribu\u00e9 \u00e0 faire de moi une femme r\u00e9volt\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>Ce que les f\u00e9ministes du Sud ont d\u00e9montr\u00e9, c\u2019est que le f\u00e9minisme, ce n\u2019est pas la parit\u00e9 ou l\u2019\u00e9galit\u00e9 formelle, mais une profonde remise en question de l\u2019organisation sociale, culturelle et \u00e9conomique. Elles ont d\u00e9montr\u00e9 que le patriarcat est racialis\u00e9 tout en refusant d\u2019\u00eatre prises en otage par leurs communaut\u00e9s<\/i>.\u00a0\u00bb (Fran\u00e7oise Verg\u00e8s)<\/p>\n<p><strong><br class=\"autobr\" \/> Dans votre livre, vous questionnez les strat\u00e9gies du f\u00e9minisme fran\u00e7ais face au racisme, au colonialisme et au capitalisme, en parlant de c\u00e9cit\u00e9. Vous dites \u00e9galement qu\u2019il faut \u00ab\u00a0repolitiser le f\u00e9minisme\u00a0\u00bb\u2026<\/strong><\/p>\n<p>Le Mouvement de lib\u00e9ration des femmes (MLF) \u00e9merge publiquement en 1970, \u00e0 la suite de 1968, soit m\u00eame pas dix ans apr\u00e8s l\u2019ind\u00e9pendance de l\u2019Alg\u00e9rie qui a profond\u00e9ment divis\u00e9 la gauche fran\u00e7aise et contribu\u00e9 \u00e0 signaler l\u2019importance de la question coloniale et raciale. Les femmes alg\u00e9riennes ont fait surgir de nouvelles probl\u00e9matiques autour du genre et des luttes d\u2019\u00e9mancipation. Les luttes pour les droits civiques aux USA, o\u00f9 le r\u00f4le des femmes noires est fondamental, ont fait appara\u00eetre les liens entre construction de la race et in\u00e9galit\u00e9s, classe, genre et supr\u00e9matie blanche. Les femmes du MLF sont inspir\u00e9es par ces luttes. Or, si elles s\u2019engagent activement contre le fascisme, les dictatures, l\u2019imp\u00e9rialisme, le racisme, l\u2019exploitation des femmes au travail, \u00e0 la maison, contre les normes sociales et culturelles r\u00e9pressives, elles vont se montrer aveugles \u00e0 ce qui se passe dans leur propre soci\u00e9t\u00e9 c\u2019est-\u00e0-dire \u00e0 la colonialit\u00e9 du pouvoir s\u2019exer\u00e7ant donc de mani\u00e8re raciste dans les Outre mer et en France. C\u2019est comme si tout \u00e7a se passait \u00ab\u00a0l\u00e0-bas\u00a0\u00bb, mais pas dans la r\u00e9publique fran\u00e7aise.<\/p>\n<p>Elles voient dans le racisme une survivance du pass\u00e9 au lieu de le voir comme structurant, comme ayant prot\u00e9g\u00e9 leurs privil\u00e8ges. Les avortements et st\u00e9rilisations forc\u00e9s dans les DOM, l\u2019organisation racialis\u00e9e et genr\u00e9e de l\u2019\u00e9migration (BUMIDOM), la destruction des industries locales et de l\u2019environnement, les emprisonnements politiques, la censure, et plus tard, les essais nucl\u00e9aires dans le Pacifique ou la r\u00e9pression en Kanakie, ne constituent pas des terrains de r\u00e9flexion pour la th\u00e9orie de l\u2019\u00e9mancipation des femmes et les luttes f\u00e9ministes. Or, ce que les f\u00e9ministes du Sud ont d\u00e9montr\u00e9, c\u2019est que le f\u00e9minisme, ce n\u2019est pas la parit\u00e9 ou l\u2019\u00e9galit\u00e9 formelle, mais une profonde remise en question de l\u2019organisation sociale, culturelle et \u00e9conomique. Elles ont d\u00e9montr\u00e9 que le patriarcat est racialis\u00e9 tout en refusant d\u2019\u00eatre prises en otage par leurs communaut\u00e9s.<\/p>\n<p>Je veux ajouter que je ne me disais pas \u00ab\u00a0f\u00e9ministe\u00a0\u00bb dans les ann\u00e9es 1970, je trouvais le terme trop marqu\u00e9 par une id\u00e9ologie universalisante et bourgeoise, mais l\u2019adoption de ce terme par de jeunes femmes aujourd\u2019hui \u2013 afro-f\u00e9minisme, f\u00e9minisme musulman, f\u00e9minisme d\u00e9colonial \u2013 leur vigueur, leur \u00e9nergie, leur d\u00e9sir de cr\u00e9er des intersections, fait que je peux l\u2019adopter mais je le qualifie aussit\u00f4t, il doit \u00eatre anti-imp\u00e9rialiste, antiraciste et anticapitaliste.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>Pour la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, le chapitre colonial est clos. Or, les Outre-mer montrent qu\u2019il n\u2019est pas clos, qu\u2019il est reconfigur\u00e9. Pas de d\u00e9veloppement \u00e9conomique autonome, des prisons surpeupl\u00e9es, une jeunesse discrimin\u00e9e, des taux de ch\u00f4mage impressionnants, un racisme structurel\u00a0; des assassinats, la r\u00e9pression, le m\u00e9pris culturel, une postcolonialit\u00e9 r\u00e9publicaine s\u2019installe<\/i>.\u00a0\u00bb (Fran\u00e7oise Verg\u00e8s)<\/p>\n<p><strong>Comment expliquez-vous le lien que vous \u00e9tablissez dans votre ouvrage entre les politiques en \u0153uvre dans les Outre-mer et la gestion politique des banlieues, cette derni\u00e8re ayant une r\u00e9sonance particuli\u00e8re actuellement\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p>Bien que le prisme de la guerre d\u2019Alg\u00e9rie domine pour expliquer le racisme, la violence polici\u00e8re, les discriminations et les politiques d\u2019abandon des banlieues, je pense que l\u2019\u00e9tude des politiques \u00e9tatiques dans les Outre-mer contribuerait \u00e0 l\u2019analyse de la gestion politique des banlieues. L\u2019ann\u00e9e 1962 (ind\u00e9pendance de l\u2019Alg\u00e9rie, ndlr) ne signe ni la fin de politiques \u00ab\u00a0coloniales\u00a0\u00bb, ni leur simple d\u00e9placement dans les banlieues. Comme je l\u2019explique dans mon ouvrage, la r\u00e9publique proc\u00e8de \u00e0 des reconfigurations de son espace pour r\u00e9pondre \u00e0 des revendications des peuples des Outre-mer ou des immigr\u00e9s et de leurs enfants, mais tout en pr\u00e9servant ses int\u00e9r\u00eats\u00a0; 1962 est l\u2019une de ses reconfigurations. Pour la soci\u00e9t\u00e9 fran\u00e7aise, le chapitre colonial est clos. Or, les Outre-mer montrent qu\u2019il n\u2019est pas clos, qu\u2019il est reconfigur\u00e9. Pas de d\u00e9veloppement \u00e9conomique autonome, des prisons surpeupl\u00e9es, une jeunesse discrimin\u00e9e, des taux de ch\u00f4mage impressionnants, un racisme structurel\u00a0; des assassinats, la r\u00e9pression, le m\u00e9pris culturel, une postcolonialit\u00e9 r\u00e9publicaine s\u2019installe. Mais cette gestion n\u2019est pas exclusivement r\u00e9pressive, et l\u00e0 aussi, c\u2019est une le\u00e7on pour les banlieues. Le \u00ab\u00a0multiculturalisme\u00a0\u00bb, la \u00ab\u00a0diversit\u00e9\u00a0\u00bb, ou le \u00ab\u00a0m\u00e9tissage\u00a0\u00bb y sont des instruments de pacification promettant l\u2019int\u00e9gration de quelques personnes non-blanches dans les institutions de pouvoir mais sans que soient abord\u00e9es les questions de d\u00e9colonisation des pratiques et des institutions ou la d\u00e9construction du privil\u00e8ge \u00ab\u00a0blanc\u00a0\u00bb. Si l\u2019ordre n\u00e9olib\u00e9ral et la d\u00e9pendance ne sont pas remis en cause, les institutions peuvent envisager la diversit\u00e9. Cette derni\u00e8re est alors une strat\u00e9gie pour g\u00e9rer la question raciale sans remettre en cause les relations de pouvoir. Et le f\u00e9minisme corporate peut tr\u00e8s bien accepter la diversit\u00e9.<\/p>\n<p>En contrepartie, les mouvements des Outre-mer ont beaucoup \u00e0 apprendre des mouvements de lutte d\u2019antiracisme politique dans les banlieues. Dans les ann\u00e9es 1970, les mouvements anticoloniaux des Outre-mer refusaient que leur situation soit compar\u00e9e \u00e0 celles de la France, ils craignaient, \u00e0 juste titre, qu\u2019esclavage et colonialisme soient effac\u00e9s. Mais aujourd\u2019hui, nous voyons bien que les strat\u00e9gies et les politiques postcoloniales s\u2019exercent partout d\u00e8s qu\u2019il s\u2019agit de stigmatiser et d\u2019appliquer une grille de lecture raciale et donc qu\u2019il est possible de penser une politique d\u00e9coloniale de tous les territoires de la r\u00e9publique.<\/p>\n<p>Je cite souvent l\u2019analyse d\u2019Aim\u00e9 C\u00e9saire sur l\u2019effet-boomerang du colonialisme, le fait qu\u2019in\u00e9vitablement les politiques raciales d\u2019exclusion font retour dans la \u00ab\u00a0m\u00e9tropole\u00a0\u00bb. C\u2019est ce qui \u00e9merge plus clairement que jamais aujourd\u2019hui. Une strat\u00e9gie d\u00e9coloniale sera sans doute celle qui saura rendre visible \u00e0 la fois l\u2019\u00e9clatement de la colonialit\u00e9 de l\u2019espace r\u00e9publicain &#8211; banlieues et Outre-mer dans toutes leurs diff\u00e9rences \u2013 et ce qui les rassemble dans la lutte pour la justice sociale, contre le racisme structurel, contre l\u2019islamophobie, toutes les phobies, pour construire des routes de solidarit\u00e9 en ravivant la m\u00e9moire de celles qui ont \u00e9t\u00e9 trac\u00e9es dans les luttes contre le colonialisme et pour l\u2019\u00e9mancipation des femmes.<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.cetri.be\/Interview-Francoise-Verges-Le\">Source<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019historienne r\u00e9unionnaise Fran\u00e7oise Verg\u00e8s publie \u00ab\u00a0Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, f\u00e9minisme\u00a0\u00bb, un essai passionnant sur la gestion politique de la natalit\u00e9 dans les Outre-mer et ses cons\u00e9quences dans les ann\u00e9es 60 et 70, \u00e0 partir du cas embl\u00e9matique de La R\u00e9union. Ce nouvel essai de l\u2019auteure retrace une page souvent occult\u00e9e de l\u2019histoire de &#8230; <a title=\"Interview : Fran\u00e7oise Verg\u00e8s, \u00ab Le ventre des femmes. Capitalisme, racialisation, f\u00e9minisme \u00bb\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=3224\" aria-label=\"En savoir plus sur Interview : Fran\u00e7oise Verg\u00e8s, \u00ab Le ventre des femmes. 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