{"id":3535,"date":"2018-01-22T11:36:19","date_gmt":"2018-01-22T10:36:19","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=3535"},"modified":"2018-05-30T22:48:40","modified_gmt":"2018-05-30T21:48:40","slug":"rencontre-avec-maite-lonne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=3535","title":{"rendered":"Rencontre avec Ma\u00eft\u00e9 Lonne"},"content":{"rendered":"<p><iframe src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/doG5nM41eiY\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><br \/>\n<span class=\"_4n-j _fbReactionComponent__eventDetailsContentTags fsl\" data-testid=\"event-permalink-details\">Ma\u00eft\u00e9 Lonne fait partie des 76.000 personnes touch\u00e9es en Belgique par l\u2019incarc\u00e9ration d\u2019un proche. Elle rend visite \u00e0 son petit ami en prison pour la premi\u00e8re fois il y a cinq ans.<\/span><\/p>\n<p>Ma\u00eft\u00e9 a \u00e9crit un livre qui raconte son exp\u00e9rience (Une fen\u00eatre entre deux murs \u2013 \u00c9ditions du Rapois) : sans caricature ni tabou, elle veut alerter sur le sort des familles de d\u00e9tenu, parfois \u00e9gar\u00e9es et souvent sans rep\u00e8re.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p><span class=\"_4n-j _fbReactionComponent__eventDetailsContentTags fsl\" data-testid=\"event-permalink-details\">Ma\u00eft\u00e9 Lonnesera accompagn\u00e9 de Serge Thiry ( asbl extra muros ) et Stefania Perrini (directrice relais enfants parents)<\/span><\/p>\n<p>Stefania parle du lien enfant parent. Serge a pass\u00e9 27 ans derri\u00e8re les barreaux et aujourd\u2019hui il a cr\u00e9\u00e9 une asbl.<\/p>\n<div class=\"_publicProdFeedInfo__timeRowTitle _5xhk\"><strong>Vendredi 2 f\u00e9vrier \u00e0 18:00 &#8211; 21:00<\/strong><\/div>\n<div>\n<table class=\"uiGrid _51mz\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr class=\"_51mx\">\n<td class=\"_51m- _phw\">\n<table class=\"uiGrid _51mz\" cellspacing=\"0\" cellpadding=\"0\">\n<tbody>\n<tr class=\"_51mx\">\n<td class=\"_51m- _51mw\">\n<div class=\"clearfix _4930\">\n<div class=\"_xkh _phw _42ef\">\n<div class=\"_6a\">\n<div class=\"_6a _6b\">\n<p><a id=\"u_jsonp_10_w\" class=\"_5xhk\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/LeSpace.brussels\/\" data-hovercard=\"\/ajax\/hovercard\/page.php?id=872724109436668\" data-hovercard-prefer-more-content-show=\"1\">Le Space<\/a><\/p>\n<div class=\"_5xhp fsm fwn fcg\">Rue de la Cl\u00e9 26 Sleutelstraat, 1000 Bruxelles<\/div>\n<div class=\"_5xhp fsm fwn fcg\"><a role=\"button\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/events\/557250841309151\/?active_tab=about#\">Afficher la carte<\/a><\/div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/td>\n<td class=\"_51m- _51mw\">&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n<div class=\"header\">\n<h4>Ma\u00eft\u00e9 Lonne, femme de d\u00e9tenu\u00a0: \u00ab\u00a0Je veux changer le regard que la soci\u00e9t\u00e9 porte sur les d\u00e9tenus\u00a0\u00bb<\/h4>\n<div id=\"date\" class=\"dateint\">12 janvier 2018 Manon Legrand<\/div>\n<div><\/div>\n<\/div>\n<article id=\"post-34024\" class=\"post post-34024 type-post status-publish format-standard has-post-thumbnail hentry category-invite-vendredi tag-detenus tag-familles tag-lois-de-principe tag-maite-lonne tag-prison tag-rapois\">\n<div class=\"content main-content interview\">\n<div class=\"intro\"><span class=\"chapeau\">Depuis bient\u00f4t 6 ans, Ma\u00eft\u00e9 Lonne, 25 ans, fait partie des 76.000 personnes touch\u00e9es en Belgique par l\u2019incarc\u00e9ration d\u2019un proche. Cette \u00abfemme de d\u00e9tenu\u00bb est aussi m\u00e8re d\u2019un \u00abenfant parloir\u00bb \u2013 un petit b\u00e9b\u00e9 de six mois \u2013 con\u00e7u en prison, dans les salles VHS, ces visites hors surveillance autoris\u00e9es pour les couples et les familles trois fois par mois. Avec son livre-t\u00e9moignage, elle souhaite mettre en lumi\u00e8re la situation des familles de d\u00e9tenus, qui, m\u00eame en libert\u00e9, purgent aussi leur peine. <\/span><\/div>\n<p><strong><a href=\"https:\/\/www.alterechos.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/fenetre.png\"><img decoding=\"async\" class=\"alignleft wp-image-34030 size-medium\" src=\"https:\/\/www.alterechos.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/fenetre-200x319.png\" sizes=\"(max-width: 200px) 100vw, 200px\" srcset=\"https:\/\/www.alterechos.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/fenetre-200x319.png 200w, https:\/\/www.alterechos.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/fenetre-91x146.png 91w, https:\/\/www.alterechos.be\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/fenetre.png 601w\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"319\" \/><\/a>Alter \u00c9chos: Pourquoi avez-vous d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00e9crire ce livre? <\/strong><\/p>\n<p><strong>Ma\u00eft\u00e9 Lonne<\/strong>: J\u2019ai eu un d\u00e9clic pendant la gr\u00e8ve de 70 jours en 2016, je n\u2019avais jamais connu une telle gr\u00e8ve. Pendant 70 jours, il n\u2019y avait pas de pr\u00e9au, pas de douche, pas de visite, ou peu, avec des variations selon les diff\u00e9rents \u00e9tablissements. Priver les d\u00e9tenus de contact avec l\u2019ext\u00e9rieur, c\u2019est les priver d\u2019espoir. J\u2019\u00e9tais tellement r\u00e9volt\u00e9e devant ce qui \u00e9tait en train de se passer que j\u2019ai commenc\u00e9 \u00e0 en parler autour de moi, \u00e0 faire du bruit, \u00e0 partager ma r\u00e9volte. Je me suis pour la premi\u00e8re fois heurt\u00e9e au silence de la population, ou aux insultes. J\u2019ai \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement choqu\u00e9e. J\u2019ai donc voulu \u00e0 travers mon t\u00e9moignage montrer une autre r\u00e9alit\u00e9 des prisons.<\/p>\n<p><strong>A.\u00c9.: Par exemple\u2026<\/strong><\/p>\n<p><strong>M.L.<\/strong>: On peut donner l\u2019exemple des GSM. Ils sont interdits dans la prison, par peur d\u2019\u00e9vasion. Or, de nombreux d\u00e9tenus utilisent leur t\u00e9l\u00e9phone pour dire \u00abbonne nuit\u00bb \u00e0 leur enfant. Pendant la gr\u00e8ve, c\u2019\u00e9tait le seul contact qui restait avec leur famille.<\/p>\n<p><strong>A.\u00c9.: Comment avez-vous v\u00e9cu cette gr\u00e8ve avec les autres familles, et les agents?<\/strong><\/p>\n<p><strong>M.L.<\/strong>: Je me suis dit qu\u2019il ne fallait pas rentrer dans une violence. J\u2019ai dit \u00e0 un agent <em>\u00abJe vous soutiens pour la cause, pour le pourquoi, mais pas pour le comment\u00bb<\/em>. \u00c7a a instaur\u00e9 une forme de respect entre les agents et moi et trois femmes. On a pu participer \u00e0 des r\u00e9unions avec les syndicats. On s\u2019est mis un jour sur le toit d\u2019un arr\u00eat de bus en chantant avec une pancarte \u00abLes femmes soutiennent\u00bb. Les d\u00e9tenus nous ont vus et ont chant\u00e9 avec nous. C\u2019\u00e9tait une d\u00e9marche plus pacifique afin que les agents comprennent la r\u00e9alit\u00e9 des familles.<\/p>\n<p><strong>A.\u00c9.: Votre discours sur les agents a-t-il chang\u00e9 avec les ann\u00e9es de visites?<\/strong><\/p>\n<p><strong>M.L.<\/strong>: Oui. Certains sont extr\u00eamement respectueux avec moi. D\u2019autres me choquent, par leur racisme, leur hypocrisie. J\u2019\u00e9tais persuad\u00e9e que les agents \u00e9taient maltrait\u00e9s comme nous. Je me rends compte en fait que certains agents sont au bord du burn-out parce que d\u2019autres agents se mettent continuellement en maladie. Quand on arrive avec un sac de linge apr\u00e8s deux heures de route, et qu\u2019on nous refuse la visite pour manque d\u2019effectif, on perd son calme. Le fait d\u2019avoir un enfant a aussi chang\u00e9 mon regard. Par exemple, je ne peux pas rentrer avec mon propre si\u00e8ge pour enfant en prison, je dois utiliser celui tr\u00e8s sale de la prison. Certains agents peuvent aussi refuser de porter mon b\u00e9b\u00e9 pendant que je me rhabille apr\u00e8s les fouilles.<\/p>\n<p><strong>A.\u00c9.: Vous n\u2019oublierez jamais votre premi\u00e8re visite en prison, \u00abexp\u00e9dition \u00e9motionnelle\u00bb, \u00e9crivez-vous dans votre livre\u2026 <\/strong><\/p>\n<p><b>M.L.:<\/b> J\u2019ai eu la sensation de rentrer en enfer, d\u2019\u00eatre une personne qui d\u00e9barque dans un pays totalement \u00e9tranger, \u00e0 qui l\u2019on demande d\u2019en comprendre directement tous les codes. J\u2019\u00e9tais envahie d\u2019un sentiment de honte. Les autres familles peuvent \u00eatre tr\u00e8s m\u00e9fiantes. Il faut attendre plusieurs fois pour cr\u00e9er des liens, recevoir des conseils et du soutien. La premi\u00e8re visite est tr\u00e8s violente, il faut se faire aux portes qui claquent, \u00e0 la longue attente \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, pour certains \u00e9tablissements.<\/p>\n<p><strong>A.\u00c9.: Comment, en tant que proche de d\u00e9tenu, garder une vie active \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur tout en \u00e9tant pr\u00e9sent, tant lors des visites que sur le plan \u00e9conomique, pour la personne \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur?<\/strong><\/p>\n<p><b>M.L.:<\/b> Je suis pour l\u2019instant sur pause. Pendant ma grossesse et depuis la naissance, j\u2019ai arr\u00eat\u00e9 de travailler. \u00c0 un moment, je devrai retrouver du travail et je crains ce moment-l\u00e0. Comment pourrai-je assurer les visites et un temps-plein, sachant que \u00e7a me prend la journ\u00e9e de faire une visite? Il y a bien s\u00fbr les visites le week-end, mais voir son mari une fois par semaine n\u2019est pas suffisant. Pour certaines familles, travailler \u00e9quivaut \u00e0 abandonner le d\u00e9tenu. Un d\u00e9tenu co\u00fbte cher pour ses proches. Une femme qui travaille ou qui touche des allocations sociales doit g\u00e9rer les frais de sa famille et les frais du d\u00e9tenu, que ce soit la lessive ou les cantines (les courses, ndlr). Le d\u00e9tenu qui ne se nourrit que de la nourriture en prison est en mauvaise sant\u00e9. Au plus il a de l\u2019argent sur son compte, au mieux il peut vivre comme une personne de la soci\u00e9t\u00e9 civile. Beaucoup de d\u00e9tenus essayent d\u2019avoir 200 euros par mois pour survivre. Pour \u00eatre en bonne sant\u00e9, il vaut mieux avoir 400 euros. C\u2019est aux familles de leur fournir, certains d\u2019entre eux ont aussi leur travail en prison.<\/p>\n<p><strong>A.\u00c9.: On se rend compte \u00e0 la lecture de votre livre que ce sont les femmes en majorit\u00e9 qui composent ces \u00abfamilles de d\u00e9tenus\u00bb\u2026 <\/strong><\/p>\n<p><b>M.L.:<\/b> \u00a0Quand on fait la file pour les visites, on le voit, 80 pourcents des visiteurs sont des femmes: des m\u00e8res, des s\u0153urs, des femmes. Alors que dans les prisons de femmes, on remarque un abandon des hommes. C\u2019est le signe d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 patriarcale dans laquelle les femmes portent constamment l\u2019homme, et m\u00eame le monde, parce qu\u2019on consid\u00e8re que c\u2019est toujours \u00e0 elles qu\u2019il incombe de \u00abprendre soin\u00bb des autres. La majeure partie des femmes en prison (sur les 11.040 d\u00e9tenu.e.s que compte la Belgique, 483 sont des femmes soit \u00a04% de la population carc\u00e9rale moyenne, ndlr), sont abandonn\u00e9es par leur mari ou le p\u00e8re de leur enfant. La condition des femmes d\u00e9tenues est dramatique. Leur peine est terrible.<\/p>\n<p><strong>A.\u00c9.: N\u2019avez-vous jamais eu envie vous d\u2019abandonner?<\/strong><\/p>\n<p><b>M.L.:<\/b> Je suis partie \u00e0 un moment pendant plusieurs mois pour terminer mes \u00e9tudes d\u2019\u00e9ducatrice. J\u2019ai beaucoup culpabilis\u00e9, mais c\u2019\u00e9tait pour mieux revenir.<\/p>\n<p><strong>A.\u00c9.: Quelle serait la premi\u00e8re mesure que vous prendriez pour am\u00e9liorer la situation des d\u00e9tenus\u00a0et des familles des d\u00e9tenus?<\/strong><\/p>\n<p><b>M.L.:<\/b>\u00a0Il faudrait d\u2019abord que soient appliqu\u00e9es les dispositions de loi de principe de 2005, la loi Dupont, comme l\u2019objectif de r\u00e9insertion ou l\u2019hygi\u00e8ne; que la Belgique respecte les droits de l\u2019homme (la Belgique a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 par la Cour europ\u00e9enne des droits de l\u2019homme pour l\u2019\u00e9tat de ses prisons, ndlr). J\u2019aimerais aussi changer le regard que la soci\u00e9t\u00e9, et que des agents, portent sur le d\u00e9tenu, et c\u2019est l\u2019ambition de ce livre. Quand j\u2019ai voulu me marier en prison, j\u2019ai senti \u00e0 quel point cette stigmatisation \u00e9tait forte. Alors, on invente des excuses, on ment. On parle visage masqu\u00e9 aux m\u00e9dias. Les proches des d\u00e9tenus qui assument doivent parfois d\u00e9m\u00e9nager, changer leur enfant d\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div class=\"intro\"><span class=\"panel chapeau\"><strong>Extraits<\/strong><\/span><\/div>\n<div class=\"panel\"><strong><br \/>\n<\/strong><strong>\u00a0<\/strong><em>\u00abNous devons attendre \u00e0 la place qu\u2019est la n\u00f4tre, coinc\u00e9s entre deux portes. Image parlante, \u00abentre deux\u00bb, comme nos existences\u2026 Socialement, je ne suis d\u00e9sormais plus une femme, mais une compagne de d\u00e9tenu, dont l\u2019\u00e9tiquette vous est gracieusement cousue dans les chairs. Dois-je me pr\u00e9senter dor\u00e9navant comme telle lorsqu\u2019il m\u2019est demand\u00e9 de d\u00e9cliner mon identit\u00e9? Une seule v\u00e9rit\u00e9; il est au \u00abmitard\u00bb et je suis au \u00abplacard\u00bb. <\/em><\/div>\n<div class=\"panel\"><em>\u00a0<\/em><em>\u00abLorsque l\u2019on p\u00e9n\u00e8tre le syst\u00e8me carc\u00e9ral \u2013 compagne, \u00e9pouse, m\u00e8re, s\u0153ur, enfant \u2013 on fait directement partie du m\u00e9canisme de fonctionnement et personne ne prend la peine de s\u2019arr\u00eater pour vous expliquer, clairement, les faux pas \u00e0 ne pas commettre, les d\u00e9marches \u00e0 suivre, comme les r\u00e8gles de bonne conduite. Vous devenez, vous-m\u00eame, prisonnier d\u2019une machine \u00e0 enfermer et devez suivre le mouvement. Et c\u2019est, sur un air des Temps Modernes de Charlie Chaplin, que chacun prend part \u00e0 ce rythme brutal et mortif\u00e8re. Ce ressenti qui devient si \u00e9touffant, tant anxiog\u00e8ne.\u00bb <\/em><\/div>\n<p><em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0<\/em><em>Ma\u00eft\u00e9 Lonne, \u00abUne fen\u00eatre entre deux murs \u2014 femme de d\u00e9tenu\u00bb, Editions du Rapois, janvier 2018.<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.alterechos.be\/maite-lonne-femme-de-detenu-je-veux-changer-le-regard-que-la-societe-porte-sur-les-detenus\/\">Source<\/a><\/p>\n<div id=\"plus\">\n<h4>En savoir plus<\/h4>\n<p>En novembre 2017, les J<a href=\"https:\/\/www.jnp-ndg.be\/index.php\/fr\/\">ourn\u00e9es Nationales de la prison<\/a> \u00e9taient consacr\u00e9es aux familles et proches des personnes incarc\u00e9r\u00e9es, trop souvent n\u00e9glig\u00e9es lorsqu\u2019une peine est d\u00e9cid\u00e9e.<\/p>\n<p>\u00c0 cette occasion, une \u00e9mission radio, r\u00e9alis\u00e9e principalement avec des femmes et m\u00e8res de d\u00e9tenus, dont Ma\u00eft\u00e9 Lonne, avait \u00e9t\u00e9 organis\u00e9e en direct et en public. \u00c0 r\u00e9\u00e9couter sur <a href=\"https:\/\/www.mixcloud.com\/suzanne-lafleche\/emission-radio-en-direct-de-molenbeek-avec-la-famille-des-d\u00e9tenus-de-belgique\/\">ce lien<\/a>.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/article>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ma\u00eft\u00e9 Lonne fait partie des 76.000 personnes touch\u00e9es en Belgique par l\u2019incarc\u00e9ration d\u2019un proche. 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Ma\u00eft\u00e9 a \u00e9crit un livre qui raconte son exp\u00e9rience (Une fen\u00eatre entre deux murs \u2013 \u00c9ditions du Rapois) : sans caricature ni tabou, &#8230; <a title=\"Rencontre avec Ma\u00eft\u00e9 Lonne\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=3535\" aria-label=\"En savoir plus sur Rencontre avec Ma\u00eft\u00e9 Lonne\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3539,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"video","meta":{"footnotes":""},"categories":[36,8,18,17],"tags":[31,14,303,54,304,305,29],"class_list":["post-3535","post","type-post","status-publish","format-video","has-post-thumbnail","hentry","category-europe","category-prisons","category-resistance-bruxelles","category-video","tag-belgique","tag-bruxelles","tag-maite-lonne","tag-police","tag-serge-thiry","tag-stefania-perrini","tag-torture","post_format-post-format-video"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3535","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=3535"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3535\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3589,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/3535\/revisions\/3589"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3539"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=3535"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=3535"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=3535"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}