{"id":502,"date":"2013-03-08T15:49:21","date_gmt":"2013-03-08T14:49:21","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=502"},"modified":"2013-11-11T14:32:13","modified_gmt":"2013-11-11T13:32:13","slug":"femmes-des-quartiers-populaires-en-resistance-contre-les-discriminations","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=502","title":{"rendered":"Femmes des quartiers populaires, en r\u00e9sistance contre les discriminations."},"content":{"rendered":"<header><\/header>\n<div>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" id=\"irc_mi\" alt=\"\" src=\"http:\/\/couac.org\/local\/cache-texte\/9e583d64d389777373c7b41b7ab6988b.png\" width=\"579\" height=\"63\" \/><\/p>\n<p align=\"center\"><strong>Sur le dernier livre du sociologue Sa\u00efd Bouamama.<\/strong><\/p>\n<p align=\"center\"><em>Ce livre est le fruit d\u2019un travail men\u00e9 par Zouina Meddour (charg\u00e9e de mission, \u00ab\u00a0lutte contre les discriminations\u00a0\u00bb) et Sa\u00efd Bouamama (sociologue) avec un groupe de femmes des quartiers populaires du Blanc-Mesnil qui s\u2019expriment \u00e0 la premi\u00e8re personne.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>Nous sommes pr\u00e8s d\u2019une trentaine, d\u2019origines plurielles, et avons de trente \u00e0 soixante-quinze ans. Nous venons des quatre coins de la ville de Blanc-Mesnil et sommes repr\u00e9sentatives de l\u2019ensemble de sa population.<\/i>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Ces rencontres men\u00e9es durant deux ans ont abouti \u00e0 l\u2019\u00e9criture collective d\u2019un livre sur leurs conditions de vie, leurs propositions pour sortir de l\u2019impasse des discriminations\u2026<!--more--><\/p>\n<p>Comme le souligne Didier Mignot, maire du Blanc-Mesnil, dans sa pr\u00e9face, \u00ab\u00a0il est tellement rare de nos jours de donner la parole aux habitants des quartiers populaires. Elle est, le plus souvent, confisqu\u00e9e au profit de repr\u00e9sentations m\u00e9diatiques qui figent les identit\u00e9s et occultent la r\u00e9alit\u00e9 quotidienne de centaines de milliers d\u2019habitants.\u00a0\u00bb<\/p>\n<pre><strong>Fiche bibliographique.<\/strong><\/pre>\n<pre>\"Femmes des quartiers populaires \r\nen r\u00e9sistance contre les discriminations\" \r\nEditions Le Temps des Cerises \r\n<i>Collection Le coeur \u00e0 l\u2019ouvrage<\/i> \r\nPr\u00e9faces de Didier Mignot et Herv\u00e9 Bramy<\/pre>\n<pre>15 x 19 cm \r\n200 pages \r\nprix\u00a0: 15 \u20ac (12 \u20ac en souscription avant parution) \r\nParution f\u00e9vrier 2013<\/pre>\n<pre>L\u2019ouvrage est illustr\u00e9 de photographies en noir et blanc repr\u00e9sentant ces femmes et leurs luttes.<\/pre>\n<pre>LE TEMPS DES CERISES \r\n<img decoding=\"async\" alt=\"-\" src=\"http:\/\/www.educationpopulaire93.fr\/dist\/puce.gif\" width=\"8\" height=\"11\" \/>\u00a0adresse\u00a0: 47, avenue Mathurin Moreau, 75019 Paris \r\n<img decoding=\"async\" alt=\"-\" src=\"http:\/\/www.educationpopulaire93.fr\/dist\/puce.gif\" width=\"8\" height=\"11\" \/>\u00a0Tel\u00a0: 01 42 01 45 99 \/ Fax\u00a0: 01 42 01 47 99 \r\n<img decoding=\"async\" alt=\"-\" src=\"http:\/\/www.educationpopulaire93.fr\/dist\/puce.gif\" width=\"8\" height=\"11\" \/>\u00a0Courriel\u00a0: <a href=\"mailto:contact@letempsdescerises.net\">contact@letempsdescerises.net<\/a><\/pre>\n<pre><strong>Contact\u00a0:<\/strong><\/pre>\n<pre>Zouina Meddour _charg\u00e9e de mission lutte contre les discriminations et d\u00e9mocratie locale politique de la ville \r\n<img decoding=\"async\" alt=\"-\" src=\"http:\/\/www.educationpopulaire93.fr\/dist\/puce.gif\" width=\"8\" height=\"11\" \/>\u00a0T\u00e9l\u00a0: 01 48 67 45 80 \r\n<img decoding=\"async\" alt=\"-\" src=\"http:\/\/www.educationpopulaire93.fr\/dist\/puce.gif\" width=\"8\" height=\"11\" \/>\u00a0Courriel\u00a0: <a href=\"mailto:z.meddour@blanc-mesnil.fr\">z.meddour@blanc-mesnil.fr<\/a><\/pre>\n<p align=\"center\"><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/www.educationpopulaire93.fr\/IMG\/arton1348.jpg\" src=\"http:\/\/www.educationpopulaire93.fr\/IMG\/arton1348.jpg\" \/><\/p>\n<p align=\"center\"><b><i>L\u2019empowerment expliqu\u00e9 par des femmes du Blanc-Mesnil<\/i><\/b><\/p>\n<pre>PAR CARINE FOUTEAU<\/pre>\n<p>Un quartier pauvre de la banlieue parisienne racont\u00e9 par un \u201cje\u201d pluriel d\u2019habitantes qui en ont assez que d\u2019autres parlent \u00e0 leur place. Sorti en f\u00e9vrier 2013 en librairies, Femmes des quartiers populaires, en r\u00e9sistance contre les discriminations, publi\u00e9 aux \u00e9ditions Le Temps des cerises, fait le pari de l\u2019intelligence collective et participative, \u00e0 un moment o\u00f9 le gouvernement, et notamment le ministre de la ville Fran\u00e7ois Lamy, d\u00e9couvre les vertus de l\u2019empowerment.<\/p>\n<p>Pendant deux ans, une trentaine de femmes se sont r\u00e9unies, une fois par mois, dans la maison des Tilleuls au Blanc-Mesnil en Seine-Saint-Denis.<\/p>\n<p>Men\u00e9s par Zouina Meddour, charg\u00e9e de la lutte contre les discriminations \u00e0 la mairie, et Sa\u00efd Bouamama, sociologue, les \u00e9changes ont abouti \u00e0 ce livre \u00e9nergique qui prend le contre-pied des repr\u00e9sentations dominantes dans lesquelles ne se retrouve pas l\u2019immense majorit\u00e9 des r\u00e9sidents de ces zones \u00e0 l\u2019abandon mais n\u00e9anmoins vivantes.<\/p>\n<p>Ce \u201cje\u201d qui parle est constitu\u00e9 de femmes issues de l\u2019immigration post-coloniale engag\u00e9es dans la vie de leur quartier. Les r\u00e9cits s\u2019entrecroisent : la narratrice est tant\u00f4t trentenaire, tant\u00f4t septuag\u00e9naire, elle s\u2019appelle Houria, Zohra, Zineb, Jamila, Fatiha, et aussi Myl\u00e8ne, Martine et Mallory, elle noue un foulard autour de sa t\u00eate un jour, n\u2019en a jamais port\u00e9 un autre, elle est cette m\u00e8re sans ressource \u00e9levant seule quatre enfants, cette Alg\u00e9rienne jamais discrimin\u00e9e parce qu\u2019elle est blonde ou encore cette retrait\u00e9e contrainte d\u2019apporter des preuves de son int\u00e9gration malgr\u00e9 des ann\u00e9es de pr\u00e9sence en France.<\/p>\n<p>Ces femmes ont en commun une \u00e9criture sans fioriture qui va droit au but. D\u2019embl\u00e9e, elles rejettent toute forme de mis\u00e9rabilisme et fustigent les discours infantilisants et paternalistes de ceux \u00ab qui voudraient nous confiner au cadre du foyer familial \u00bb. Elles regrettent que se d\u00e9veloppe \u00ab cette fausse image de nous : des \u00eatres faibles, victimes soumises, de niveau scolaire peu \u00e9lev\u00e9 et en marge de la soci\u00e9t\u00e9 \u00bb. Au contraire, elles revendiquent \u00ab un r\u00f4le central \u00bb dans l\u2019espace public. \u00ab Nous luttons au jour le jour, au sein de nos familles ou de nos quartiers et sommes actives et engag\u00e9es dans notre soci\u00e9t\u00e9 \u00bb, affirment-elles, sans pour autant se r\u00eaver en m\u00e8re-courage. Leur force est d\u2019\u00eatre quotidiennes.<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9sentation d\u2019elles-m\u00eames vise \u00e0 r\u00e9futer l\u2019id\u00e9e r\u00e9pandue d\u2019une d\u00e9politisation des quartiers et de femmes repli\u00e9es sur leur int\u00e9rieur. L\u2019abstention massive lors des \u00e9lections n\u2019est pas forc\u00e9ment le signe d\u2019un d\u00e9sint\u00e9r\u00eat ou d\u2019un renoncement \u00e0 la vie de la cit\u00e9, ni m\u00eame de la d\u00e9sagr\u00e9gation du lien social, mais plut\u00f4t d\u2019un d\u00e9calage persistant entre deux univers sans point de rencontre.<\/p>\n<p>Tentative de r\u00e9appropriation, ce livre t\u00e9moigne d\u2019une volont\u00e9 de comprendre le monde et d\u2019agir pour le transformer. Au-del\u00e0 des descriptions, une analyse s\u2019\u00e9labore. Les auteures interrogent leur r\u00f4le de m\u00e8re, de chercheuse d\u2019emploi, de candidate \u00e0 un logement, leurs relations avec l\u2019\u00e9cole, la police, la caisse d\u2019allocations familiales, la s\u00e9curit\u00e9 sociale, La Poste, les commer\u00e7ants. Elles observent les discriminations subies par leur entourage, par elles- m\u00eames \u00e0 l\u2019occasion. Et en questionnent les causalit\u00e9s.<\/p>\n<p>Doivent-elles se sentir coupables de ce qui leur arrive, comme nombre de repr\u00e9sentants politiques ou d\u2019experts les y incitent ? Sont-elles responsables du traitement r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 leurs enfants ? Qu\u2019ont-elles mal fait ? Leurs origines sont-elles en cause ? Leur \u201cculture\u201d peut-\u00eatre ? Elles ne se laissent pas d\u00e9monter et inversent la probl\u00e9matique. Elles ne nient pas la violence d\u2019une partie des plus jeunes, l\u2019\u00e9chec scolaire massif, les deals \u00e0 leurs portes, les naufrages dans l\u2019alcoolisme de certains a\u00een\u00e9s. En 2005, lors des \u00e9meutes urbaines, le gymnase a \u00e9t\u00e9 incendi\u00e9, en 2009, un lyc\u00e9en a \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 d\u2019une balle dans la t\u00eate \u00e0 la suite d\u2019une rixe, leur ligne de bus, la 148, est connue pour ses incidents \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition.<\/p>\n<p>Mais elles montrent que ces difficult\u00e9s sont la cons\u00e9quence et non la cause de la mis\u00e8re \u00e9conomique et sociale dans laquelle elles sont plong\u00e9es. Sans se d\u00e9fausser sur l\u2019\u00c9tat, sur les associations, sur les autres, elles d\u00e9noncent l\u2019in\u00e9galit\u00e9 structurelle pesant sur les quartiers populaires, reprenant le constat de la Cour des comptes qui, dans un rapport de juillet 2012, r\u00e9v\u00e9lait que les financements publics par habitant restent plus faibles ici qu\u2019ailleurs. \u00ab On dirait qu\u2019une guerre est pass\u00e9e par l\u00e0 \u00bb<\/p>\n<p>Elles \u00e9voquent ainsi leurs conditions de vie, de survie m\u00eame, dans un contexte de restriction budg\u00e9taire mis au compte de la crise. \u00ab Il faut sans cesse se d\u00e9brouiller pour avoir quelque chose dans l\u2019assiette ou pour habiller correctement les enfants. No\u00ebl, normalement, c\u2019est pour apporter du bonheur mais on n\u2019y parvient plus. D\u00e8s qu\u2019on a pay\u00e9 les traites (assurance, loyer), il ne reste plus rien sur le compte.<\/p>\n<p>Dans nos quartiers il y a beaucoup de mamans isol\u00e9es et pour elles c\u2019est la catastrophe. On se prive de tout pour que les enfants aient le minimum. On ne peut quand m\u00eame pas toujours leur dire non \u00bb, expliquent-elles. \u00ab On dirait qu\u2019une guerre est pass\u00e9e par l\u00e0 \u00bb, ajoutent-elles \u00e0 propos de la physionomie de leurs rues.<\/p>\n<p>Administrations publiques sur le d\u00e9part, boutiques aux rideaux baiss\u00e9s : \u00ab Ils ont mur\u00e9 les magasins vides pour \u00e9viter la formation de squats. Ils ont r\u00e9gl\u00e9 les choses par des briques et du ciment sans se pr\u00e9occuper des cons\u00e9quences pour nous.<\/p>\n<p>Franchement, quelle image cela nous renvoie \u00e0 nous et \u00e0 nos enfants. On a l\u2019impression parfois d\u2019\u00eatre des pestif\u00e9r\u00e9s quand on voit ces murs tous les jours. \u00bb<\/p>\n<p>Aux guichets, elles se sentent mal trait\u00e9es. \u00c0 la Poste, \u00ab on a d\u00fb se mobiliser pour l\u2019agrandissement des locaux et \u00e0 l\u2019ouverture ils ont r\u00e9duit les horaires. Ils ont diminu\u00e9 \u201cl\u2019amplitude horaire\u201d comme ils disent.<\/p>\n<p>Pourtant, nous ne sommes pas ignorants et b\u00eates.<\/p>\n<p>Nous sommes oblig\u00e9s de comparer avec ce qui se dit et se fait ailleurs. Pour Paris, par exemple, la Poste m\u00e8ne une campagne de publicit\u00e9 sur la hausse de l\u2019amplitude horaire pour \u201cs\u2019adapter aux rythmes et horaires des salari\u00e9s\u201d. C\u2019est pr\u00e9sent\u00e9 comme la preuve d\u2019une poste qui respecte ses usagers. Et nous alors n\u2019est-on pas respectables ?\u00bb<\/p>\n<p>Chez le m\u00e9decin, elles ne trouvent pas non plus le r\u00e9confort attendu : \u00ab Cela m\u2019est arriv\u00e9 r\u00e9cemment.<\/p>\n<p>J\u2019\u00e9tais au bout du rouleau et le m\u00e9decin m\u2019a donn\u00e9\u2026 un jour d\u2019arr\u00eat de travail. En plus de ce que je vivais d\u00e9j\u00e0, je devais subir le fait qu\u2019on me prenait pour une menteuse. J\u2019avais l\u2019impression que pour ce m\u00e9decin on devait \u00eatre plus r\u00e9sistant quand on \u00e9tait maghr\u00e9bin.<\/p>\n<p>\u00c0 moins qu\u2019il pense que derri\u00e8re chaque Maghr\u00e9bin se cache un fraudeur. Nous sommes comme tous les autres. Nous ne sommes ni des surhommes, ni des superwoman. Ce sentiment d\u2019\u00eatre trait\u00e9 \u00e0 part est insupportable et tr\u00e8s violent. C\u2019est comme si le Maghr\u00e9bin ou le Noir n\u2019avaient pas le m\u00eame corps, la m\u00eame t\u00eate et les m\u00eames besoins que les autres. \u00bb<\/p>\n<p>Des discriminations de \u00ab basse intensit\u00e9 \u00bb qui \u00ab minent le moral \u00bb aux manifestations frontales de racisme contre les Noirs, les Arabes ou les musulmans : le rejet qu\u2019elles ressentent est multiforme. Le voile cristallise la d\u00e9sapprobation : \u00ab On veut nous dicter comment nous habiller. Que je porte la minijupe ou le foulard ce devrait \u00eatre mon affaire personnelle. Moi, je ne porte pas le foulard mais il faut qu\u2019ils arr\u00eatent de dire que celles qui le portent, c\u2019est sur la pression des p\u00e8res ou des fr\u00e8res. Cette image est vraiment blessante pour nous. C\u2019est comme si on \u00e9tait passives et incapables de nous d\u00e9fendre nous-m\u00eames. C\u2019est encore l\u2019image de la femme soumise, c\u2019est-\u00e0-dire un pr\u00e9jug\u00e9 sur les femmes arabes ou musulmanes. Il suffit de conna\u00eetre la vie quotidienne d\u2019une famille arabe ou berb\u00e8re ou turque du Blanc-Mesnil. Nos filles ne se laissent pas faire. Elles se d\u00e9fendent, elles ne sont pas soumises. Elles ont un cerveau pour penser et une bouche pour s\u2019exprimer. \u00bb<\/p>\n<p>Pour autant, insiste la narratrice plurielle, ce sombre tableau ne co\u00efncide pas avec la vision d\u00e9shumanis\u00e9e et ensauvag\u00e9e v\u00e9hicul\u00e9e par les m\u00e9dias. Les solidarit\u00e9s, les liens sociaux, les discussions, les r\u00e9sistances reviennent souvent dans les propos : \u00ab Heureusement qu\u2019il y a l\u2019entraide mais m\u00eame cela devient difficile. Quand il manque quelque chose on tape chez la voisine. On s\u2019aide mutuellement avec un morceau de beurre, une brique de lait, un \u0153uf ou autre chose.<\/p>\n<p>L\u2019autre fois une voisine frappe \u00e0 la porte pour \u00eatre d\u00e9pann\u00e9e, je ne sais m\u00eame plus de quoi. Ce qui m\u2019a surprise, c\u2019est la r\u00e9action de mes gamines. Elles m\u2019ont dit: \u201cMaman nous aussi on est pauvres, on ne peut pas toujours aider les autres.\u201d On continue \u00e0 aider mais c\u2019est de plus en plus difficile. Pourtant l\u2019entraide c\u2019est tout ce qu\u2019il nous reste. C\u2019est la richesse des pauvres. \u00bb<\/p>\n<p>Alors que tout flambait, en 2005, les m\u00e8res du quartier ont organis\u00e9 une manifestation spontan\u00e9e devant la maison des Tilleuls. Les enfants \u00e9taient dans les rues, mais elles ne voulaient pas rester inactives. Un d\u00e9bat s\u2019en est suivi. La salle \u00e9tait bond\u00e9e. Mais les \u00e9lus, malgr\u00e9 les invitations, ne se sont pas d\u00e9plac\u00e9s. \u00ab Il est erron\u00e9 de dire que les classes populaires ne s\u2019int\u00e9ressent pas \u00e0 la politique. Nous pensons au contraire que c\u2019est la politique actuelle qui ne s\u2019int\u00e9resse pas \u00e0 elles \u00bb, avancent-elles rejetant l\u2019id\u00e9e selon laquelle leurs quartiers seraient des d\u00e9serts politiques.<\/p>\n<p>Ces femmes ne mendient rien. Cela ne les emp\u00eache pas d\u2019exiger davantage de consid\u00e9ration de la part des personnes suppos\u00e9es les repr\u00e9senter dans l\u2019espace d\u00e9mocratique. Pour que l\u2019empowerment ne reste pas un vain mot, elles demandent que le droit de vote des \u00e9trangers aux \u00e9lections locales devienne une r\u00e9alit\u00e9. En tant que fran\u00e7aises, beaucoup ne sont pas directement concern\u00e9es, mais elles estiment que cette r\u00e9forme est une condition indispensable pour que les quartiers populaires soient enfin entendus.<\/p>\n<p>www.mediapart.fr<\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.egalite.be\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/m%C3%A9diapart-femmes-des-quartiers-populaires.pdf\">m\u00e9diapart-femmes-des-quartiers-populaires<\/a> en PDF<\/p>\n<header><img decoding=\"async\" class=\"alignright\" alt=\"nique-la-France\" src=\"http:\/\/www.egalite.be\/wp-content\/uploads\/2012\/11\/nique-la-France.jpg\" width=\"394\" height=\"557\" \/><\/header>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sur le dernier livre du sociologue Sa\u00efd Bouamama. 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