{"id":5585,"date":"2023-06-12T09:09:20","date_gmt":"2023-06-12T08:09:20","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=5585"},"modified":"2023-06-12T09:09:20","modified_gmt":"2023-06-12T08:09:20","slug":"les-reseaux-de-lart-nouveau","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=5585","title":{"rendered":"LES R\u00c9SEAUX DE L\u2019ART NOUVEAU"},"content":{"rendered":"<div class=\"chapo is-size-5 my-5\">\n<p>\u00c0 l\u2019occasion de la parution de son livre La Dimension coloniale de l\u2019Art nouveau (Kunst met de K van Kongo)<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-1\" class=\"spip_note\" title=\"L. CATHERINE, Kunst met de K van Kongo, \u00e9d. EPO, 2023.\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Les-reseaux-de-l-art-nouveau#nb2-1\" rel=\"appendix\">1<\/a>]<\/span>, Lucas Catherine se pr\u00eate au jeu de l\u2019interview et revient sur le long travail historique, et parfois plus personnel, l\u2019ayant amen\u00e9 \u00e0 devenir l\u2019un des sp\u00e9cialistes du Congo.<\/p>\n<\/div>\n<p><!--more--><\/p>\n<div class=\"image is-fullwidth block\"><a class=\"lity-enabled hasbox\" href=\"https:\/\/ieb.be\/IMG\/jpg\/1_fouet.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ieb.be\/IMG\/jpg\/1_fouet.jpg\" \/><\/a><\/p>\n<div class=\"hero-foot mx-1 has-text-right has-text-grey-lighter is-size-8\">\u00a9 Andreas Stathopoulos &#8211; 2023<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"block content\">\n<p>Une interview de Lucas Catherine par V\u00e9ronique Clette-Gakuba.<\/p>\n<p><strong>Comment est-ce que vous avez commenc\u00e9 \u00e0 vous int\u00e9resser \u00e0 cette articulation entre Art nouveau et colonialisme, sachant qu\u2019on a d\u2019un c\u00f4t\u00e9 un genre artistique qui est souvent c\u00e9l\u00e9br\u00e9 pour son caract\u00e8re innovant et, de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, le colonialisme sous L\u00e9opold II. Une p\u00e9riode particuli\u00e8rement sanglante et brutale. Qu\u2019est-ce qui vous a amen\u00e9 \u00e0 travailler sur cette articulation\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Lucas Catherine<\/strong>\u00a0: Je dois r\u00e9pondre avec des souvenirs un peu personnels. Dans le temps, le Congo \u00e9tait partout. Par exemple, le premier Congolais que j\u2019ai vu \u2013 j\u2019\u00e9tais encore enfant \u2013 non seulement il vendait des bonbons, mais en plus il parlait bruxellois\u00a0! C\u2019\u00e9tait dans les ann\u00e9es 50. Des vendeurs ambulants passaient dans les estaminets pour vendre du karabouya, le chocolat des pauvres. C\u2019est un mot swahili qui vient de \u00ab\u00a0kara\u00a0\u00bb, le morceau, et \u00ab\u00a0bouya\u00a0\u00bb, la sucrerie. C\u2019est le nom \u00e9galement qu\u2019Herg\u00e9 donne au bateau sur lequel Tintin fait la connaissance du capitaine Haddock (Karaboudjan), mais \u00e7a c\u2019est une autre histoire. Ces vendeurs de karabouya \u00e9taient bien souvent d\u2019anciens matelots congolais qui sont arriv\u00e9s avant la Premi\u00e8re Guerre mondiale et qui se sont install\u00e9s au centre de Bruxelles, \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019une maison d\u2019accueil qui avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e rue de Flandre. Un second souvenir est li\u00e9 \u00e0 mon oncle qui vivait \u00e0 Tervuren. Pour moi, aller le voir signifiait aller me promener au mus\u00e9e de Tervuren et, dans ma t\u00eate, c\u2019\u00e9tait un peu comme voyager au Congo. Enfin, le troisi\u00e8me souvenir est quand je d\u00e9m\u00e9nage avenue Louis Bertrand, \u00e0 Schaerbeek. J\u2019y ai d\u00e9couvert de magnifiques maisons et, en creusant un peu, il appara\u00eet que presque toutes ont \u00e9t\u00e9 construites par des familles ayant fait fortune au Congo. Il y a, par exemple, la maison construite par Strauwen, qui est un architecte assez connu de l\u2019Art nouveau. Tous ces indices, ces \u00e9l\u00e9ments, font partie de l\u2019univers dans lequel j\u2019ai grandi. Quand finalement on a annonc\u00e9, il y a deux ans d\u00e9j\u00e0, que 2023 allait \u00eatre l\u2019ann\u00e9e de L\u2019Art nouveau \u00e0 Bruxelles, j\u2019ai eu une sorte de d\u00e9clic. Malgr\u00e9 l\u2019incroyable reconnaissance et touristification de l\u2019Art nouveau, jamais on ne parle des liens \u00e9troits ayant exist\u00e9 entre ce mouvement et le Congo. Pourtant, il suffit de regarder autour de soi pour voir que tout cela est inextricablement li\u00e9 \u00e0 Bruxelles. Disons qu\u2019en tant que Brusseleir le Congo est l\u00e0, et que la ville de Bruxelles est bien plus structur\u00e9e par le colonialisme que ce qu\u2019on pense quand on \u00e9voque les statues ou les noms de rue.<\/p>\n<p>J\u2019ai \u00e9crit un livre qui s\u2019appelle\u00a0<i>L\u00e9opold II\u00a0: la folie des grandeurs<\/i><span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-2\" class=\"spip_note\" title=\"L. CATHERINE, Leopold II : La folie des grandeurs, \u00e9d. Luc Pire, 2004.\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Les-reseaux-de-l-art-nouveau#nb2-2\" rel=\"appendix\">2<\/a>]<\/span>\u00a0o\u00f9 je montre l\u2019ambition de L\u00e9opold II de faire de Bruxelles une m\u00e9tropole de rang international et comment dans chacun de ses immenses chantiers visant \u00e0 transformer la ville, \u00e0 percer des art\u00e8res, il y avait toujours une partie du capital en provenance du Congo. Comment il mettait toujours un peu d\u2019argent congolais en esp\u00e9rant que d\u2019autres investisseurs suivent le mouvement. Et si cela ne marchait pas, il mettait un petit peu plus d\u2019argent jusqu\u2019\u00e0 ce que les investisseurs priv\u00e9s prennent le relais. Quand on s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019histoire de Bruxelles, on tombe in\u00e9vitablement sur le Congo.<\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p>Si L\u00e9opold II \u00e9tait le parrain de l\u2019Art nouveau, sa marraine, c\u2019\u00e9tait le Congo\u2026<\/p><\/blockquote>\n<p><strong>Le sociologue de l\u2019art Edward Becker montre tr\u00e8s bien qu\u2019une \u0153uvre d\u2019art n\u2019\u00e9mane pas de la seule cr\u00e9ativit\u00e9 individuelle de l\u2019artiste, mais qu\u2019elle se constitue \u00e0 travers ce qu\u2019il appelle des \u00ab\u00a0cha\u00eenes de coop\u00e9ration\u00a0\u00bb entre les artistes, mais aussi leurs relations affinitaires et familiales, les organes d\u2019\u00e9valuation ou encore les lieux de diffusion. Elle est le r\u00e9sultat de ces interactions et de leurs int\u00e9r\u00eats. Est-ce que l\u2019on pourrait dire que l\u2019Art nouveau est le r\u00e9sultat des interactions avec et des int\u00e9r\u00eats d\u2019un monde colonial\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>L.C.<\/strong>\u00a0: \u00c0 la fin du XIXe si\u00e8cle, certains artistes et architectes sont m\u00e9contents du climat artistique en Belgique. Ils \u00e9taient \u00e0 la recherche de quelque chose de diff\u00e9rent du n\u00e9o-gothique, du n\u00e9o-classicisme ou de la forme hybride de l\u2019\u00e9clectisme. Quelque chose de novateur\u00a0: un art nouveau. Des mouvements similaires \u00e9taient en cours en GrandeBretagne avec Arts and Crafts et surtout en Allemagne et en Autriche avec la Wiener Sezession. Dans les trois cas, on trouve une grande importance donn\u00e9e au renouvellement de l\u2019artisanat d\u2019art.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame temps, les hommes politiques qui ont organis\u00e9 la colonisation du Congo ont cherch\u00e9 des moyens pour rendre leur projet plus acceptable par la population. Une population qui, il faut le rappeler, \u00e9tait plut\u00f4t r\u00e9ticente \u00e0 l\u2019\u00e9poque vis-\u00e0-vis de l\u2019aventure congolaise. Principalement parce qu\u2019elle craignait que cela ne co\u00fbte beaucoup d\u2019argent. Mais tout va changer avec l\u2019Exposition coloniale de Tervuren de 1897. D\u2019abord parce que cette exposition sera un v\u00e9ritable succ\u00e8s de foule qui va contribuer \u00e0 rendre le Congo populaire. On se pressait en effet pour voir les \u00ab\u00a0villages\u00a0\u00bb congolais, mais aussi pour monter dans le monorail ou assister aux matchs de boxe. Ensuite, parce que cette exposition va devenir le support d\u2019une r\u00e9volution artistique en proposant, \u00e0 Tervuren, les premi\u00e8res r\u00e9alisations v\u00e9ritablement Art nouveau. Les pionniers de l\u2019\u00e9poque, tels que Henry Van de Velde, Paul Hankar, Victor Horta et le cr\u00e9ateur de bijoux Philippe Wolfers sont en effet activement mis \u00e0 contribution pour rendre la colonisation du Congo attrayante aupr\u00e8s de la population belge. Comment\u00a0? En les encourageant non seulement \u00e0 innover dans le style propos\u00e9 pour l\u2019am\u00e9nagement du pavillon de l\u2019exposition, mais aussi en leur fournissant gratuitement des mat\u00e9riaux du Congo \u00e0 mettre \u00e0 l\u2019honneur dans leurs r\u00e9alisations. On parle ici de tout ce bois congolais qui a \u00e9t\u00e9 mis \u00e0 la disposition des artistes de l\u2019Art nouveau, sans oublier l\u2019argent et, bien s\u00fbr, l\u2019ivoire pour les bijoutiers. En 1962, le fils de Philippe Wolfers d\u00e9clarait d\u2019ailleurs que \u00ab\u00a0L\u00e9opold II \u00e9tait le parrain du style Art nouveau\u00a0\u00bb. Si on est d\u2019accord avec cette affirmation, on peut pousser l\u2019analogie plus loin en affirmant que la marraine de l\u2019Art nouveau c\u2019est le Congo.<\/p>\n<p><strong>Mais quelles sont les raisons qui font que des hommes de l\u2019art \u2013 des architectes, des peintres, des bijoutiers \u2013 nourrissent, \u00e0 cette p\u00e9riode, un attrait particulier pour l\u2019entreprise coloniale\u00a0? Est-ce que ce sont des raisons politiques, artistiques, esth\u00e9tiques, financi\u00e8res\u00a0? Et comment ces deux univers se rencontrent-ils\u00a0?<\/strong><\/p>\n<p><strong>L.C.<\/strong>\u00a0: Il y a quatre clubs priv\u00e9s \u00e0 Bruxelles qui peuvent nous aider \u00e0 comprendre les rapprochements entre les pionniers de l\u2019Art nouveau et les hommes de pouvoirs impliqu\u00e9s dans le projet colonial\u00a0: le Half Pint Club, la Soci\u00e9t\u00e9 de la Table ronde, le Cercle artistique et litt\u00e9raire et la loge Les Amis philanthropes.<\/p>\n<p>Le Half Pint Club est inspir\u00e9 des clubs anglais du m\u00eame nom. Tout comme la Soci\u00e9t\u00e9 de la Table ronde, il regroupait principalement des banquiers et des industriels, parmi lesquels William Thys, le fils d\u2019Albert Thys qui est pr\u00e9sident du Comit\u00e9 de patronage de Tervuren. Plus important \u00e9tait le Cercle artistique et litt\u00e9raire qui avait ses locaux dans le Vaux-Hall, le beau b\u00e2timent \u00e0 c\u00f4t\u00e9 du parc de Bruxelles. Il fusionnera plus tard avec Le Cercle Gaulois. On y retrouve des gens comme Victor Stoclet \u2013 qui en \u00e9tait l\u2019un des membres dirigeants \u2013 et Edmond van Eetvelde, le ministre-pr\u00e9sident de l\u2019\u00c9tat ind\u00e9pendant du Congo. C\u2019est vraisemblablement en voyant au Cercle les expositions d\u2019artistes comme Philippe Wolfers ou Paul Hankar, que van Eetvelde se serait dit\u00a0: \u00ab\u00a0Ce sont des gens qui m\u2019int\u00e9ressent\u00a0\u00bb et qu\u2019il aurait d\u00e9cid\u00e9 de leur confier la d\u00e9coration de l\u2019exposition de Tervuren.<\/p>\n<p>La derni\u00e8re grande soci\u00e9t\u00e9 est la loge Les Amis philanthropes. Parmi ses membres les plus influents, on trouve des personnalit\u00e9s telles que le lieutenant-colonel Charles Liebrechts, ministre de l\u2019Int\u00e9rieur de l\u2019\u00c9tat Ind\u00e9pendant du Congo et pr\u00e9sident du comit\u00e9 ex\u00e9cutif de l\u2019exposition de Tervuren. C\u2019est Liebrechts qui cr\u00e9a aussi le bureau de presse de la rue de Brederode qui \u00e9tait en charge de la propagande coloniale. Il y avait aussi Alphonse-Jules Wauters, un proche collaborateur d\u2019Alfred Thys et \u00e9galement un acteur de la propagande coloniale au travers de sa revue Le Mouvement g\u00e9ographique. Puis il y avait bien s\u00fbr Victor Horta. Tout comme le bourgmestre de Bruxelles, Charles Buls, qui a d\u00e9fendu la colonisation dans son livre Croquis congolais. C\u2019est donc un lieu o\u00f9 Horta fr\u00e9quente des politiques et des industriels influents parmi lesquels aussi Solvay. Celui-ci va avoir un r\u00f4le pr\u00e9pond\u00e9rant, car quand on regarde les premi\u00e8res grandes r\u00e9alisations architecturales d\u2019Horta \u2013 l\u2019h\u00f4tel Solvay, l\u2019h\u00f4tel Tassel, la maison Autrique, l\u2019h\u00f4tel Winssinger \u2013 ces derniers \u00e9taient des ing\u00e9nieurs de chez Solvay qui enseignaient \u00e0 l\u2019ULB et qui fr\u00e9quentaient la loge Les Amis philanthropes. Ces proximit\u00e9s ne sont pas de simples co\u00efncidences. Une des m\u00e9dailles de la loge Les Amis philanthropes repr\u00e9sente un \u00e9l\u00e9phant dompt\u00e9 par un Blanc sous une \u00e9toile. Si l\u2019\u00e9l\u00e9phant est un symbole tr\u00e8s ancien dans plusieurs cultures, et qu\u2019il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 un symbole ma\u00e7onnique avant la colonisation, il deviendra, chez Les Amis philanthropes, le symbole m\u00eame du Congo. Tout comme l\u2019\u00e9toile qui surplombe l\u2019\u00e9l\u00e9phant et les couleurs bleu et or, que l\u2019on retrouve \u00e0 la fois sur le drapeau de l\u2019\u00c9tat Ind\u00e9pendant du Congo et sur cette m\u00e9daille. Donc cette loge et les autres cercles priv\u00e9s ont bien \u00e9t\u00e9 des lieux de rencontre et de recrutement pour des personnes appartenant \u00e0 des mondes diff\u00e9rents et qui ne se connaissaient pas. \u00c7a a \u00e9t\u00e9 aussi une fa\u00e7on pour la bourgeoisie lib\u00e9rale, progressiste et colonialiste de faire avancer son agenda politique \u00e0 travers des initiatives d\u2019ordre artistique qui d\u00e9boucheront sur l\u2019\u00e9mergence, en Belgique, d\u2019un style Art nouveau qui s\u2019\u00e9panouira particuli\u00e8rement dans le domaine architectural.<\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p>Solvay, Autrique, Tassel, Winssinger\u2026 les commanditaires des premi\u00e8res grandes r\u00e9alisations architecturales d\u2019Horta \u00e9taient ing\u00e9nieurs chez Solvay, enseignaient \u00e0 l\u2019ULB et fr\u00e9quentaient la loge Les Amis Philanthropes.<\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<div class=\"block has-text-right\">par\u00a0<a class=\"has-text-black-bis is-size-5 has-text-weight-bold\" href=\"https:\/\/ieb.be\/_Lucas-Catherine_\">Lucas Catherine<\/a>,\u00a0<a class=\"has-text-black-bis is-size-5 has-text-weight-bold\" href=\"https:\/\/ieb.be\/_Veronique-Clette-Gakuba_\">V\u00e9ronique Clette-Gakuba<\/a><\/div>\n<div class=\"block notes surlignable\">\n<hr \/>\n<div id=\"nb2-1\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-1\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Les-reseaux-de-l-art-nouveau#nh2-1\" rev=\"appendix\">1<\/a>]\u00a0<\/span>L. CATHERINE,\u00a0<i>Kunst met de K van Kongo<\/i>, \u00e9d. EPO, 2023.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-2\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-2\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Les-reseaux-de-l-art-nouveau#nh2-2\" rev=\"appendix\">2<\/a>]\u00a0<\/span>L. CATHERINE, Leopold II\u00a0: La folie des grandeurs, \u00e9d. Luc Pire, 2004.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"section has-background-white-bis mt-6\">\n<div class=\"columns\">\n<div class=\"column is-narrow\"><a href=\"https:\/\/ieb.be\/-Art-nouveau-Art-Congo-\"><img decoding=\"async\" class=\"is-bordered\" src=\"https:\/\/ieb.be\/local\/cache-gd2\/f0\/1de6e26ec01757849a660f848c2114.jpg?1681303166\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\" \/><\/a><\/div>\n<div class=\"column\">\n<p class=\"menu-label\">BRUXELLES EN MOUVEMENTS, AVRIL 2023<\/p>\n<h3 class=\"title is-3\"><a href=\"https:\/\/ieb.be\/-Art-nouveau-Art-Congo-\">Art nouveau &#8211; Art Congo<\/a><\/h3>\n<div class=\"content block\">\n<ul class=\"mt-0 mb-1\">\n<li>\u00ab\u00a0<a class=\"is-italic on is-underlined\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Les-reseaux-de-l-art-nouveau\">Les r\u00e9seaux de l\u2019art nouveau<\/a>\u00a0\u00bb,\u00a0<span class=\"subtitle is-6 has-text-grey\">par\u00a0<a class=\"has-text-grey\" href=\"https:\/\/ieb.be\/_Lucas-Catherine_\">Lucas Catherine<\/a>,\u00a0<a class=\"has-text-grey\" href=\"https:\/\/ieb.be\/_Veronique-Clette-Gakuba_\">V\u00e9ronique Clette-Gakuba<\/a>\u00a0\u2013 12.04.23<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019occasion de la parution de son livre La Dimension coloniale de l\u2019Art nouveau (Kunst met de K van Kongo)\u00a0[1], Lucas Catherine se pr\u00eate au jeu de l\u2019interview et revient sur le long travail historique, et parfois plus personnel, l\u2019ayant amen\u00e9 \u00e0 devenir l\u2019un des sp\u00e9cialistes du Congo.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1,21,36],"tags":[102,424],"class_list":["post-5585","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-non-classe","category-anti-imperialisme","category-europe","tag-decolonial","tag-veronique-clette-gakuba"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5585","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5585"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5585\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5586,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5585\/revisions\/5586"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5585"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5585"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5585"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}