{"id":5619,"date":"2023-10-01T04:35:48","date_gmt":"2023-10-01T03:35:48","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=5619"},"modified":"2023-11-17T20:44:19","modified_gmt":"2023-11-17T19:44:19","slug":"5619","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=5619","title":{"rendered":"\u201cMarxisme noir\u201d de Cedric Robinson, ou la g\u00e9n\u00e9alogie de la conscience r\u00e9volutionnaire africaine"},"content":{"rendered":"<div dir=\"auto\">Marxisme Noir, du th\u00e9oricien politique africain-am\u00e9ricain Cedric Robinson, est disponible en fran\u00e7ais. Paru pour la premi\u00e8re fois il y a une quarantaine d\u2019ann\u00e9es, ce livre-somme est un classique de la th\u00e9orie critique de la fin du si\u00e8cle. D\u00e9mesur\u00e9ment ambitieux, il offre \u00e0 la fois une histoire longue de l\u2019\u00e9veil du racisme europ\u00e9en moderne et, comme en vis-\u00e0-vis, une gen\u00e8se de l\u2019activisme et de la pens\u00e9e r\u00e9volutionnaires noires.<\/div>\n<div dir=\"auto\">Si l\u2019ouvrage, \u00e9pais et dense, au style allusif et labyrinthique, fascine depuis longtemps \u00e9tudiants et jeunes chercheurs aux \u00c9tats-Unis ou en Grande Bretagne, c\u2019est en partie du fait des malentendus et des querelles d\u2019interpr\u00e9tation qu\u2019il rend possible. Son titre lui-m\u00eame n\u2019est pas sans embarras. Le marxisme noir dont il sera question n\u2019est en effet pas \u00e0 proprement parler l\u2019objet du livre, mais plut\u00f4t l\u2019annonce d\u2019un paradoxe.<\/div>\n<p><!--more--><\/p>\n<div class=\"xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs x126k92a\">\n<div dir=\"auto\"><a href=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/web-negres-marrons-jamaique3-copie.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter wp-image-5620 size-large\" src=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/web-negres-marrons-jamaique3-copie-1024x645.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"645\" srcset=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/web-negres-marrons-jamaique3-copie-1024x645.jpg 1024w, https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/web-negres-marrons-jamaique3-copie-300x189.jpg 300w, https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/web-negres-marrons-jamaique3-copie-768x483.jpg 768w, https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/web-negres-marrons-jamaique3-copie-1320x831.jpg 1320w, https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/web-negres-marrons-jamaique3-copie.jpg 1360w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><\/div>\n<div dir=\"auto\">Le statut de ce titre \u00e9voque celui d\u2019un c\u00e9l\u00e8bre ouvrage du philosophe Jacques Derrida : De La Grammatologie. Au tiers du livre, l\u2019auteur nous annonce que cette fameuse \u00ab grammatologie \u00bb, cette science de l\u2019\u00e9criture qu\u2019il se proposait de questionner, est en r\u00e9alit\u00e9 impossible. Il consacrera donc le reste de ses efforts \u00e0 ce qui constitue le ressort intime de l\u2019\u00e9criture, \u00e0 savoir la question de la diff\u00e9rence. De la m\u00eame mani\u00e8re, Robinson nous fait vite comprendre que ce fameux marxisme noir n\u2019existe pas. Si les Noirs d\u2019Afrique et des Am\u00e9riques, ont \u00e0 ses yeux tout \u00e0 gagner en embrassant un projet socialiste de lib\u00e9ration, celui qui s\u2019est donn\u00e9 sous le nom propre de Karl Marx n\u2019est pas exempt de critiques.<\/div>\n<div dir=\"auto\">Pour Robinson, le marxisme est une tentative de mettre fin aux maux caus\u00e9s par la civilisation occidentale depuis l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame de cette civilisation. Or, pour les populations victimes du racisme et de la brutalit\u00e9 coloniale, expuls\u00e9s \u00e0 la lisi\u00e8re de l\u2019humanit\u00e9, un tel projet demeure insuffisant. La philosophie de l\u2019histoire de Marx consid\u00e9rait l\u2019av\u00e8nement du socialisme \u00e0 la fois comme le coup d\u2019arr\u00eat du capitalisme et comme son parach\u00e8vement. Il s\u2019agissait en d\u2019autres termes de se d\u00e9barrasser de l\u2019exploitation, mais non des usines. Du travail ali\u00e9n\u00e9, mais non de la production moderne.<\/div>\n<div dir=\"auto\">Or Robinson tire de sa lecture \u00e9rudite de l\u2019histoire des r\u00e9voltes serviles une toute autre le\u00e7on, notant que \u00ab la r\u00e9sistance des esclaves noirs a souvent \u00e9volu\u00e9 naturellement vers le marronnage, manifestation d\u2019une d\u00e9termination africaine \u00e0 se d\u00e9gager, \u00e0 se soustraire au contact. Pour reconstruire la communaut\u00e9, les radicaux noirs ont pris le chemin de la brousse, des montagnes, de l\u2019int\u00e9rieur. \u00bb Les marrons, c\u2019est-\u00e0-dire les esclaves en fuite, rassembl\u00e9s en communaut\u00e9s de vie et de combat, ne cherchaient pas \u00e0 perfectionner la plantation de canne ou de coton en la rendant plus \u00e9galitaire. Ils n\u2019avaient de cesse de la fuir, voire de la r\u00e9duire en cendres. Ils cherchaient \u00e0 se d\u00e9rober au capitalisme, \u00e0 l\u2019imp\u00e9rialisme et \u00e0 leur monde, en inventant des formes d\u2019organisation sociales inspir\u00e9es des traditions populaires de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest dont les esclaves \u00e9taient issus.<\/div>\n<div dir=\"auto\">Marxisme Noir pr\u00e9sente une vive g\u00e9n\u00e9alogie de cette conscience r\u00e9volutionnaire africaine qui, aux yeux de Robinson, a pour vertu de ne pas avoir c\u00e9d\u00e9 \u00e0 la tentation scientiste propre aux formes occidentales dominantes du socialisme. En effet, il cherche \u00e0 d\u00e9montrer \u00e0 la fois la source commune du capitalisme et du socialisme dit \u00ab scientifique \u00bb et la particularit\u00e9 des luttes noires, leur ext\u00e9riorit\u00e9 historique par rapport formes de vie europ\u00e9ennes.<\/div>\n<div dir=\"auto\">Le livre de Robinson est surtout rest\u00e9 dans les m\u00e9moires pour avoir popularis\u00e9 ou propuls\u00e9 deux concepts qui se sont depuis largement diss\u00e9min\u00e9s dans les \u00e9tudes noires et la th\u00e9orie critique. Le premier est le concept de \u00ab capitalisme racial \u00bb et le second celui de \u00ab tradition radicale noire \u00bb.<\/div>\n<div dir=\"auto\">La notion de capitalisme racial n\u2019est pas une invention de Robinson, puisqu\u2019elle apparait en 1976 sous la plume de deux socialistes sud-africains blancs, Martin Legassick et David Henson, dans un article intitul\u00e9 \u00ab Les investissements \u00e9trangers et la reproduction du capitalisme racial en Afrique du Sud \u00bb. Les auteurs cherchent \u00e0 montrer comment racisme et capitalisme tendent \u00e0 fonctionner de concert. Mais, rapidement, le texte est attaqu\u00e9 par sa gauche. Dans l\u2019\u00e9dition d\u2019octobre 1979 de la revue mao\u00efste noire Ikwezi, il est mis en cause depuis une perspective non seulement socialiste et r\u00e9volutionnaire, mais aussi panafricaine.<\/div>\n<div dir=\"auto\">En effet, le concept de capitalisme racial est accus\u00e9 de passer sous silence le racisme des ouvriers blancs et de les inclure indument au sein d\u2019un sujet r\u00e9volutionnaire multiracial abstrait, \u00ab la classe ouvri\u00e8re sud-africaine \u00bb, que l\u2019apartheid a rendu impossible. C\u2019est de cette seconde perspective que les analyses de Robinson sont les plus proches ; cependant, il reprend \u00e0 son compte le concept de capitalisme racial, en cherchant \u00e0 lui conf\u00e9rer davantage de profondeur historique. Chez Robinson, le capitalisme racial n\u2019est pas une forme particuli\u00e8re de capitalisme. Il d\u00e9signe une tendance historique de l\u2019\u00e9conomie et du pouvoir europ\u00e9ens en g\u00e9n\u00e9ral : la radicalisation toujours plus profonde des diff\u00e9rences anthropologiques, jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019elles fonctionnent comme des hi\u00e9rarchies entre les humains. Autrement dit, il existerait une continuit\u00e9 entre les serfs du f\u00e9odalisme et les esclaves noirs des plantations am\u00e9ricaines. Le capitalisme racial nomme ainsi une intrication intime du racisme et de l\u2019\u00e9conomie consubstantielle \u00e0 la civilisation occidentale.<\/div>\n<div dir=\"auto\">Aux yeux de Robinson, la tradition radicale noire \u00ab n\u2019est pas une variante du radicalisme occidental dont les promoteurs se trouveraient \u00eatre noirs. Il s\u2019agit plut\u00f4t d\u2019une r\u00e9ponse sp\u00e9cifiquement africaine \u00e0 une oppression qui \u00e9merge des d\u00e9terminants imm\u00e9diats du d\u00e9veloppement europ\u00e9en \u00e0 l\u2019\u00e9poque moderne \u00bb . La notion de tradition radicale noire r\u00e9pond \u00e0 une lacune dans notre interpr\u00e9tation de l\u2019histoire. D\u2019un c\u00f4t\u00e9, on doit constater l\u2019abondance et \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 des luttes noires contre le colonialisme, la servitude et l\u2019exploitation et la richesse de la pens\u00e9e politique des descendants d\u2019esclaves. Mais nous sommes aussi confront\u00e9s \u00e0 notre manque de mots pour donner un nom, une consistance et une coh\u00e9rence \u00e0 cet h\u00e9ritage. La tradition radicale noire d\u00e9signe cette trajectoire sp\u00e9cifique o\u00f9 s\u2019entrelacent les survivances fantomatiques du pass\u00e9 africain et les n\u00e9cessit\u00e9s actuelles de la r\u00e9volte.<\/div>\n<div dir=\"auto\">Le dernier tiers de l\u2019ouvrage est consacr\u00e9 \u00e0 la pens\u00e9e de trois intellectuels des Am\u00e9riques parmi les plus influents du XXe si\u00e8cle : W.E.B. Du Bois, C.L.R. James et Richard Wright. Ces trois auteurs ont connu des parcours intellectuels analogues. D\u2019abord une formation classique qui les a expos\u00e9s \u00e0 l\u2019h\u00e9ritage culturel europ\u00e9en, telle que l\u2019envisageait la bourgeoisie am\u00e9ricaine du tournant du si\u00e8cle. Dans un second temps vient la tentation du socialisme marxiste : l\u2019exigence pour ces penseurs de lier leur destin \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019un projet r\u00e9volutionnaire. Puis, enfin, la d\u00e9couverte d\u2019un h\u00e9ritage politique noir et la prise de conscience de l\u2019endurance de la violence n\u00e9grophobe qui les pousse \u00e0 transformer, pr\u00e9ciser ou amender leur rapport \u00e0 l\u2019ambition communiste. Dans ces trois exemples se jouent autant de tentatives de s\u2019approcher d\u2019un \u00ab marxisme noir \u00bb, mais dont la synth\u00e8se ne sera jamais vraiment r\u00e9alis\u00e9e.<\/div>\n<div dir=\"auto\">Aux confluents de l\u2019histoire sociale, de la philosophie politique et de l\u2019activisme noir, le d\u00e9dale que repr\u00e9sente ce Marxisme Noir ouvre vers d\u2019innombrables strat\u00e9gies de lecture et rend possible une pluralit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tations. En revanche, il est certain qu\u2019il demeurera pour la post\u00e9rit\u00e9 un texte qui a pris acte de la profondeur historique et des particularit\u00e9s politiques de la condition noire. Au milieu des ann\u00e9es 1980, alors que le mur de Berlin commen\u00e7ait \u00e0 se fissurer et que l\u2019h\u00e9ritage du Black Power semblait s\u2019essouffler, en s\u2019emparant des mots \u00ab marxisme \u00bb et \u00ab noir \u00bb, Robinson bravait l\u2019air du temps. Ce faisant, il tra\u00e7ait un sillon dont nous n\u2019avons encore qu\u2019entrevu l\u2019immense f\u00e9condit\u00e9.<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a\">\n<div dir=\"auto\"><a href=\"https:\/\/www.philomag.com\/articles\/marxisme-noir-de-cedric-robinson-ou-la-genealogie-de-la-conscience-revolutionnaire?fbclid=IwAR2HLrDrXYQXq12Nui0xrpxgglN6zQWEfYbCj05TjF-N5WrGtkQUDtlaBOw\">Norman Ajari<\/a><\/div>\n<\/div>\n<div dir=\"auto\"><\/div>\n<div dir=\"auto\">\n<div class=\"xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs x126k92a\" style=\"text-align: center;\">\n<div dir=\"auto\">Le 24 F\u00e9vrier 2024 \u00e0 19h \u00e0 la Librairie M\u00e9t\u00e9ores : Venez discuter du classique \u00ab\u00a0Marxisme Noir\u00a0\u00bb de Cedric Robinson en fran\u00e7ais gr\u00e2ce \u00e0 <a class=\"x1i10hfl xjbqb8w x6umtig x1b1mbwd xaqea5y xav7gou x9f619 x1ypdohk xt0psk2 xe8uvvx xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x16tdsg8 x1hl2dhg xggy1nq x1a2a7pz xt0b8zv x1qq9wsj xo1l8bm\" tabindex=\"0\" role=\"link\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/Ed.Entremonde?__cft__[0]=AZXT72ryRCQ0YJqg-kunHthjIllSUwwe7tRZSmCq5Ocj5W_8LHjgXqDXScCEUdI0bQTuuYM3P1xd2jCQxknIgadzpx4IAwuNVC3QMYm4r3ddIYDBNik8ngIGi9ZEJUeCPeE3xn7MGq2OizS6P6eX48qY&amp;__tn__=-]K-R\"><span class=\"xt0psk2\">\u00e9ditions entremonde<\/span><\/a> , avec une pr\u00e9face de Selim Nadi et une co-traduction de Sophie Coudray, \u00e0 l&rsquo;invitation de <a class=\"x1i10hfl xjbqb8w x6umtig x1b1mbwd xaqea5y xav7gou x9f619 x1ypdohk xt0psk2 xe8uvvx xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x16tdsg8 x1hl2dhg xggy1nq x1a2a7pz xt0b8zv x1qq9wsj xo1l8bm\" tabindex=\"0\" role=\"link\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/bruxellespantheres?__cft__[0]=AZXT72ryRCQ0YJqg-kunHthjIllSUwwe7tRZSmCq5Ocj5W_8LHjgXqDXScCEUdI0bQTuuYM3P1xd2jCQxknIgadzpx4IAwuNVC3QMYm4r3ddIYDBNik8ngIGi9ZEJUeCPeE3xn7MGq2OizS6P6eX48qY&amp;__tn__=-]K-R\"><span class=\"xt0psk2\">Bruxelles Panth\u00e8res<\/span><\/a> en collaboration avec la Librairie M\u00e9t\u00e9ores.<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r x1vvkbs xtlvy1s x126k92a\">\n<div dir=\"auto\" style=\"text-align: center;\"><a class=\"x1i10hfl xjbqb8w x6umtig x1b1mbwd xaqea5y xav7gou x9f619 x1ypdohk xt0psk2 xe8uvvx xdj266r x11i5rnm xat24cr x1mh8g0r xexx8yu x4uap5 x18d9i69 xkhd6sd x16tdsg8 x1hl2dhg xggy1nq x1a2a7pz xt0b8zv x1qq9wsj xo1l8bm\" tabindex=\"0\" role=\"link\" href=\"https:\/\/www.facebook.com\/libmeteores?__cft__[0]=AZXT72ryRCQ0YJqg-kunHthjIllSUwwe7tRZSmCq5Ocj5W_8LHjgXqDXScCEUdI0bQTuuYM3P1xd2jCQxknIgadzpx4IAwuNVC3QMYm4r3ddIYDBNik8ngIGi9ZEJUeCPeE3xn7MGq2OizS6P6eX48qY&amp;__tn__=-]K-R\"><span class=\"xt0psk2\">Librairie-Editions M\u00e9t\u00e9ores<\/span><\/a><\/div>\n<div dir=\"auto\" style=\"text-align: center;\">207 rue Blaes<\/div>\n<div dir=\"auto\" style=\"text-align: center;\">1000 Bruxelles<\/div>\n<h2 dir=\"auto\" style=\"text-align: center;\"><a href=\"https:\/\/fb.me\/e\/4r0s3yhNR\">https:\/\/fb.me\/e\/4r0s3yhNR<\/a><\/h2>\n<\/div>\n<p><a href=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Selim-Nadi-Marxisme-Noir-BXL-1-677x1024-1.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"wp-image-5789 size-full aligncenter\" src=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Selim-Nadi-Marxisme-Noir-BXL-1-677x1024-1.jpg\" alt=\"\" width=\"677\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Selim-Nadi-Marxisme-Noir-BXL-1-677x1024-1.jpg 677w, https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/wp-content\/uploads\/2023\/09\/Selim-Nadi-Marxisme-Noir-BXL-1-677x1024-1-198x300.jpg 198w\" sizes=\"(max-width: 677px) 100vw, 677px\" \/><\/a><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Marxisme Noir, du th\u00e9oricien politique africain-am\u00e9ricain Cedric Robinson, est disponible en fran\u00e7ais. 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