{"id":5654,"date":"2023-07-20T10:37:28","date_gmt":"2023-07-20T09:37:28","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=5654"},"modified":"2023-07-20T10:38:20","modified_gmt":"2023-07-20T09:38:20","slug":"rap-de-bruxelles-racisme-dependance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=5654","title":{"rendered":"Rap de Bruxelles, racisme &#038; d\u00e9pendance"},"content":{"rendered":"<p><i class=\"fa fa-user fa-fw\" aria-hidden=\"true\"><\/i>Par <a class=\"has-text-grey\" href=\"https:\/\/ieb.be\/_Aliocha-Jousselin_\">Aliocha Jousselin<\/a><\/p>\n<div class=\"chapo is-size-5 my-5\">\n<p>La ville et le hip-hop sont profond\u00e9ment li\u00e9s. La culture hip-hop a transform\u00e9 la ville tant physiquement que dans nos imaginaires. Bient\u00f4t cinquantenaire, elle puise ses origines dans les quartiers pauvres des grandes agglom\u00e9rations. Par les tags et les graffitis qui recouvrent les murs de Bruxelles ou par la musique rap, tr\u00e8s reconnaissable et que l\u2019on entend partout<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-1\" class=\"spip_note\" title=\"\u00ab Le rap est le genre musical le plus pr\u00e9sent dans l\u2019espace public, au\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-1\" rel=\"appendix\">1<\/a>]<\/span>. Chaque quartier de la ville a fait na\u00eetre des rappeur\u00b7euses.<\/p>\n<\/div>\n<p><!--more--><\/p>\n<div class=\"image is-fullwidth block\">\n<p><a class=\"lity-enabled hasbox\" href=\"https:\/\/ieb.be\/IMG\/jpg\/bem_325_12.jpg\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/ieb.be\/IMG\/jpg\/bem_325_12.jpg\" \/><\/a><\/p>\n<div class=\"hero-foot mx-1 has-text-right has-text-grey-lighter is-size-8\">\u00a9 Andreas Stathopoulos &#8211; 2023<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"block content\">\n<p>Le rap a produit, depuis cinquante ans, de nombreuses repr\u00e9sentations de la ville et de ses quartiers. Le rap belge, qui existe depuis les ann\u00e9es 1980, n\u2019est pas en reste. Parler du rap, dans le cadre du Bruxelles en mouvements sur la litt\u00e9rature urbaine, nous permet d\u2019observer et d\u2019\u00e9tudier une repr\u00e9sentation artistique de la ville de Bruxelles. Une repr\u00e9sentation par des artistes qui y sont attach\u00e9s et qui s\u2019expriment via un art oral issu de la ville. Nous avons rencontr\u00e9 deux rappeurs de la r\u00e9gion bruxelloise pour \u00e9changer avec eux sur le hip-hop, sur la Belgique et sur la ville de Bruxelles. Je n\u2019ai pas re\u00e7u de r\u00e9ponses de la part des rappeuses que j\u2019ai contact\u00e9es.<\/p>\n<p>Pitcho est un artiste multidisciplinaire schaerbeekois qui a commenc\u00e9 \u00e0 faire du rap dans les ann\u00e9es 1990. Il est aussi com\u00e9dien et metteur en sc\u00e8ne. Il travaille maintenant pour le label Skinfama, entreprise qui organise des concerts et produit des artistes belges et fran\u00e7ais. En tant qu\u2019artiste, \u00ab\u00a0l\u2019amour de dire des choses, c\u2019est [sa] priorit\u00e9\u00a0\u00bb. Au d\u00e9part, entre autres sujets, il repr\u00e9sente Schaerbeek. Il veut raconter son quartier et rendre fier les gens qui y vivent, mais aussi combattre certains clich\u00e9s tenaces. Les th\u00e8mes et les probl\u00e9matiques de ses textes changent en m\u00eame temps que lui au cours d\u2019une carri\u00e8re qui approche des trente ans.<\/p>\n<p>Dalsim est rappeur depuis dix ans et producteur dans le quartier de Matonge \u00e0 Ixelles. Il a cr\u00e9\u00e9 une ASBL, Cyclope Vision, afin de mettre en avant des artistes. Pour lui, le rap n\u2019\u00e9tait pas une \u00e9vidence, mais une fa\u00e7on de s\u2019en sortir. \u00ab\u00a0<i>T\u2019sais bien, on a commenc\u00e9, c\u2019\u00e9tait plus un d\u00e9lire qu\u2019autre chose, entre potes, des bandes et tout. T\u2019sais bien, dans chaque clique, il y a toujours un rappeur, et voil\u00e0 c\u2019est tomb\u00e9 sur moi. C\u2019est vraiment que \u00e7a.<\/i>\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p>Dans chaque clique, il y a toujours un rappeur, et voil\u00e0 c\u2019est tomb\u00e9 sur moi. C\u2019est vraiment que \u00e7a.<\/p><\/blockquote>\n<h2 id=\"Rap-de-Bruxelles-pilier-du-hip-hop-francophone-depuis-les-annees-90\" class=\"spip\">Rap de Bruxelles, pilier du hip-hop francophone depuis les ann\u00e9es 90<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0<i>Voir des Noirs, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, revendiquer, s\u2019habiller comme ils voulaient [\u2026], dire des choses qui pouvaient choquer, entre guillemets, un Blanc, ou choquer la politique. \u00c0 ce moment-l\u00e0, pour moi c\u2019\u00e9tait quelque chose de super renversant. Et j\u2019 me suis dit \u201cWaw, j\u2019ai envie de faire partie de cette chose-l\u00e0\u201d<\/i>\u00a0\u00bb (Pitcho).<\/p>\n<p>Le rap belge \u00e9merge \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 et, en mai 1990, Benny B, molenbeekois, est le premier rappeur belge \u00e0 \u00eatre certifi\u00e9 disque d\u2019or par la SNEP. Les premi\u00e8res g\u00e9n\u00e9rations d\u2019artistes, de collectifs et de groupes \u00e9voluent dans tout Bruxelles mais beaucoup viennent de Schaerbeek \u00e0 l\u2019instar de CNN 199, De Puta Madre, Pitcho et tant d\u2019autres. \u00ab\u00a0Je ne sais pas pourquoi, il y avait quelque chose l\u00e0 qu\u2019on ne trouvait pas [\u2026] dans les autres communes\u00a0\u00bb (Pitcho). Le rap n\u2019est pas reconnu par les institutions de la culture l\u00e9gitime mais est tr\u00e8s \u00e9cout\u00e9 \u00e0 Bruxelles o\u00f9 la sc\u00e8ne se structure autour de collectifs et de labels. \u00c0 cette \u00e9poque, \u00ab\u00a0tu pouvais faire de la musique avec tout, une cuill\u00e8re, un machin, la ville. C\u2019est pour \u00e7a qu\u2019on dit l\u2019art urbain, parce que c\u2019\u00e9tait la ville. Le rap a compris tr\u00e8s vite aussi que la ville c\u2019\u00e9tait une jungle, qu\u2019c\u2019\u00e9tait pas comme \u00e0 la campagne. [\u2026] et que comme dans une jungle il fallait \u00eatre \u00e0 l\u2019aff\u00fbt. \u00catre \u00e0 l\u2019aff\u00fbt c\u2019est quoi\u00a0: t\u2019habiller comme un sportif. Alors tu mets des baskets, tu mets un sweat, tu mets une capuche.\u00a0\u00bb Le hip-hop bruxellois d\u00e9passe peu les fronti\u00e8res de la Belgique mais des artistes \u00e9mergent dans toute la r\u00e9gion bruxelloise. En 1992, Rokia Bamba anime \u00ab\u00a0Full mix\u00a0\u00bb, la premi\u00e8re \u00e9mission de radio d\u00e9di\u00e9e au hiphop, \u00e0 la funk et au RnB sur Radio Campus. Elle poursuit sa carri\u00e8re en tant que DJette et beatmakeuse \u00e0 Bruxelles. Riche d\u2019une culture musicale qui va de la Maloya de l\u2019\u00eele de la R\u00e9union au gospel sud-africain en passant par la techno de D\u00e9troit et Chicago. Elle met son talent au service de l\u2019afro-f\u00e9minisme et de la lutte antiraciste et antilgbtphobies<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-2\" class=\"spip_note\" title=\"\u00ab Rokia Bamba \u00bb, Bruzz, 2022.\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-2\" rel=\"appendix\">2<\/a>]<\/span>\u00a0.<\/p>\n<p>\u00c0 la m\u00eame \u00e9poque, l\u2019ASBL Lezarts Urbains joue un r\u00f4le important dans la culture hip-hop belge. Elle accompagne les artistes et les groupes qui portent le mouvement. L\u2019association organise le festival \u00ab\u00a0Lezarts hip-hop\u00a0\u00bb aux Halles de Schaerbeek en 1997. Toutes les futures t\u00eates d\u2019affiche y sont invit\u00e9e (Starflam, Pitcho\u2026) et le festival marque les esprits et l\u2019histoire de la ville. \u00c0 partir de 2001, Lezarts Urbains met en place un centre de documentation et y archive de nombreux enregistrements audios, photos de tags et de graffs, d\u2019articles de presse et de multiples autres traces de l\u2019histoire du hip-hop de la capitale. En 2009, le Belge DeparOne lance sa cha\u00eene YouTube Give Me 5 Prod. Il sillonne la Belgique et la France pour faire rapper des artistes encore peu connus du grand public. Notamment Caballero, le groupe L\u2019Or du Commun ou encore Scylla. Des rappeurs qui conna\u00eetront un fort succ\u00e8s. Le travail de DeparOne reste un \u00e9l\u00e9ment fondateur dans la structuration du rap underground francophone.<\/p>\n<p>En 2015-2016, la sc\u00e8ne belge francophone explose au-del\u00e0 des fronti\u00e8res. \u00ab\u00a0Le rap fran\u00e7ais, il tourne un peu en boucle, le public aussi a envie de renouveau et commence plus \u00e0 regarder ce qui se passe l\u00e0\u00a0\u00bb (Dalsim). C\u2019est une p\u00e9riode au cours de laquelle de nombreux artistes bruxellois se font un nom en France \u00e0 l\u2019instar de Rom\u00e9o Elvis, Shay, Caballero &amp; JeanJass, Hamza ou encore Damso. Le festival La Belle Hip-Hop met en avant des artistes femmes du monde entier depuis 2018. Il se tient \u00e0 partir du 8 mars, dans 8 lieux de la capitale, pendant 8 jours. Le festival montre que les femmes sont tout aussi pr\u00e9sentes, dans le hip-hop, que les hommes. C\u2019est un \u00e9v\u00e8nement politique qui a pour but de connecter les artistes pour construire une sororit\u00e9 dans le mouvement dans le cadre des festivit\u00e9s li\u00e9es \u00e0 la Journ\u00e9e internationale des droits des femmes.<\/p>\n<h2 id=\"Filtrer-le-rap-qui-derange-promouvoir-le-reste\" class=\"spip\">Filtrer le rap qui d\u00e9range, promouvoir le reste<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0<i>Je pense que Beno\u00eet Poelvoorde est un bon exemple de ce que les Fran\u00e7ais attendent des artistes belges. Il y a un c\u00f4t\u00e9 o\u00f9 le Belge ne peut pas \u00eatre trop s\u00e9rieux\u00a0: il faut qu\u2019il soit surr\u00e9aliste [\u2026]. Le s\u00e9rieux et les trucs intelligents c\u2019est pour les fran\u00e7ais<\/i>\u00a0\u00bb (Pitcho). Benny B, et d\u2019autres d\u2019artistes de la sc\u00e8ne belge qui sont \u00e9cout\u00e9s avant 2015, ainsi qu\u2019une partie de ceux qui surfent sur la vague r\u00e9cente, assument un c\u00f4t\u00e9 dr\u00f4le et d\u00e9cal\u00e9. En opposition avec un certain nombre de clich\u00e9s li\u00e9s au rap des quartiers populaires. \u00ab\u00a0<i>Le probl\u00e8me avec le rap belge [\u2026]\u00a0: on a trop une image de bouffon. Alors quand tu rappais les flics, la mis\u00e8re, la prison, etc., ils [les Fran\u00e7ais] disaient\u00a0: \u201cAh vous aussi vous vivez \u00e7a\u00a0?\u201d. J\u2019me disais\u00a0: \u201cAh putain il se fout de ma gueule celui-l\u00e0\u00a0? Tu crois quoi\u00a0?\u201d Ils sont tellement habitu\u00e9s \u00e0 ce qu\u2019il y ait des merdeux [\u2026], du rap de gentil, hein, pour amuser la galerie<\/i>\u00a0\u00bb (Dalsim).<\/p>\n<p>Il y a des rappeur\u00b7euses fran\u00e7ais\u00b7es qui ont du succ\u00e8s en proposant ce genre de musique, n\u00e9anmoins des gros noms \u00e9mergent sur des cr\u00e9neaux plus engag\u00e9s, plus sombres ou plus violents. L\u00e0 o\u00f9 un certain nombre de m\u00e9dias g\u00e9n\u00e9ralistes tentent de montrer un cloisonnement entre les genres<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-3\" class=\"spip_note\" title=\"M. DALIBERT, \u00ab Du \u201cbon\u201d et du \u201cmauvais\u201d rap ? Les processus m\u00e9diatiques de\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-3\" rel=\"appendix\">3<\/a>]<\/span>, les diff\u00e9rentes fa\u00e7ons d\u2019aborder le rap coexistent et les collaborations entre artistes sont abondantes. \u00ab\u00a0<i>Le truc c\u2019est que tu peux rapper ce que tu veux mais regarde en Am\u00e9rique\u00a0: il y a pas qu\u2019 un style de rap, il y en a plein\u00a0! Pourquoi vous mettez que \u00e7a comme style en avant\u00a0?<\/i>\u00a0\u00bb (Dalsim).<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<i>\u00c0 partir du moment o\u00f9 [\u2026] on voit un Eminem par exemple qui cartonne. Il est blanc, il fait du rap, et \u00e7a marche de fou, m\u00eame aupr\u00e8s des noirs. On s\u2019dit\u00a0: \u201cAh okay, ce truc-l\u00e0 n\u2019est pas fait que pour les Noirs\u201d. Tu vois, il n\u2019y a plus de l\u00e9gitimit\u00e9 li\u00e9e au quartier, il n\u2019y a plus de l\u00e9gitimit\u00e9 li\u00e9e aux banlieues. Orelsan, qui fonctionne, n\u2019a jamais grandi dans une banlieue. Donc il y a quelque chose qui est de l\u2019ordre de, en fait comme tout le monde peut en faire c\u2019est rassurant, alors on peut ouvrir les vannes [\u2026]<\/i>\u00a0\u00bb (Pitcho).<\/p>\n<p>Le constat de Pitcho accepte peu d\u2019\u00e9quivoques. S\u2019il aime ce qui se fait maintenant, selon lui le rap a perdu ce qui en faisait une musique d\u00e9rangeante, une contre-culture engag\u00e9e. Selon lui, \u00ab\u00a0le rap ne fait plus peur\u00a0\u00bb. Les premiers textes de rap parlent, entre autres, de l\u2019envie des AfroAm\u00e9ricains d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de consommation dont ils sont exclus aux \u00c9tats-Unis. Le rap aurait r\u00e9ussi et les rappeurs et les rappeuses ont acc\u00e8s \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 de consommation et en parlent dans leurs textes. Le milieu du rap lui para\u00eet plus individualiste, moins engag\u00e9 et perturbateur. Dalsim, lui, continue \u00e0 vouloir faire passer des messages dans sa musique m\u00eame dans les morceaux taill\u00e9s pour le grand public. Il raconte que faire du rap en venant de Matonge n\u2019est pas encore chose ais\u00e9e\u00a0: \u00ab\u00a0<i>Je porte aussi un quartier qui a une r\u00e9putation. D\u00e9j\u00e0, rien que moi m\u00eame pour avoir des shows, une colab\u2019, la r\u00e9putation du quartier, tout ce qui se passe, \u00e7a m\u2019a pas aid\u00e9 tu vois. C\u2019est la guerre, probl\u00e8mes d\u2019ego, probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la rue. Comme dans mon rap, je maquille pas ma musique, je suis brut et \u00e0 mon avis c\u2019est peut-\u00eatre \u00e7a aussi qui\u2026 J\u2019ai fait des sons comme Leopoldevil, des sons qui je sais que \u00e7a peut d\u00e9ranger et il y a des radios qui m\u2019ont d\u00e9j\u00e0 fait la remarque. Et quand je parle d\u2019autre chose en dehors de la rue, c\u2019est toujours choquant quoi tu vois. Je peux pas te parler d\u2019autre chose.<\/i>\u00a0\u00bb Le rap se diversifie et offre de nouvelles fa\u00e7on de repr\u00e9senter les enjeux urbains, sociaux et politiques. Le rap est-il toujours un genre musical perturbateur et engag\u00e9\u00a0? Le rap peut-il d\u00e9ranger\u00a0? \u00c0 chacun\u00b7e de se faire un avis.<\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p>Le rap est-il toujours un genre musical perturbateur et engag\u00e9\u00a0? Le rap peut-il d\u00e9ranger\u00a0?<\/p><\/blockquote>\n<p>En renversant les codes du rap en g\u00e9n\u00e9ral et du gangsta rap<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-4\" class=\"spip_note\" title=\"Que l\u2019on peut traduire par le rap de gangster, qui parle cr\u00fbment de la rue.\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-4\" rel=\"appendix\">4<\/a>]<\/span>\u00a0en particulier, les artistes rap qui font une musique moins violente ou engag\u00e9e proposent une repr\u00e9sentation artistique plus accessible aux go\u00fbts et aux r\u00e8gles morales de la bourgeoisie blanche<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-5\" class=\"spip_note\" title=\"M. DALIBERT, idem.\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-5\" rel=\"appendix\">5<\/a>]<\/span>. \u00ab\u00a0<i>Il y a dix ans o\u00f9 il y a eu tout le flot de rappeurs et c\u2019est tr\u00e8s int\u00e9ressant parce que quand Caballero, JeanJass, tout \u00e7a est arriv\u00e9, il y a eu tout un flot et ces gens-l\u00e0 ont pu rentrer dans la matrice de la RTBF. On leur a demand\u00e9 de pr\u00e9senter des trucs. On leur a demand\u00e9 de faire des \u00e9missions, on leur a donn\u00e9 carte blanche pour faire des trucs, pour faire des machins alors que nous on \u00e9tait pratiquement persona non grata dans ces endroits-l\u00e0, tu vois\u00a0? D\u00e8s qu\u2019on arrivait, c\u2019\u00e9tait \u201cwaw attention, les noirs sont l\u00e0, les Arabes sont l\u00e0. Attention nanana\u201d. Il y avait un truc un peu ouf alors que l\u00e0 c\u2019est genre, \u201cah non venez, installez-vous c\u2019est marrant ce que vous faites.\u201d [\u2026] C\u2019est chouette, les portes se sont ouvertes. Mais pour qui elles se sont ouvertes\u00a0? C\u2019est \u00e7a vraiment, c\u2019est \u00e7a la vraie question qu\u2019il faut se poser. Pour qui elles se sont ouvertes r\u00e9ellement.<\/i>\u00a0\u00bb Dans le m\u00eame temps, Pitcho constate aussi qu\u2019il y a peu de rappeurs d\u2019origine turque ou marocaine qui font des gros chiffres \u00e0 Bruxelles. \u00ab\u00a0<i>Il y a comme un truc o\u00f9 il faut \u00e9radiquer tes origines pour te mettre en avant. Comment \u00e7a se fait qu\u2019avec toute cette grosse communaut\u00e9 marocaine, on n\u2019a pas de rappeur qui cartonne \u00e0 part Hamza\u00a0?<\/i>\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Il y a un manque de structure d\u2019importance, de travail de m\u00e9moire mais aussi d\u2019une industrie rap. Selon Pitcho, \u00ab\u00a0<i>on arrive sur les cinquante ans de la culture hip-hop aux \u00c9tats-Unis. Sur cinquante ans il y a eu un seul livre qui a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit sur le rap en Belgique par Alain Lapiower<\/i><span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-6\" class=\"spip_note\" title=\"A. LAPIOWER, Total respect : la g\u00e9n\u00e9ration Hip-Hop en Belgique, \u00e9d. EVO, 1997.\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-6\" rel=\"appendix\">6<\/a>]<\/span>\u00a0\u00bb. Quelques autres livres ont \u00e9t\u00e9s \u00e9dit\u00e9s comme Souterrain 95\/08 aux \u00e9ditions du Souffle<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-7\" class=\"spip_note\" title=\"Livre \u00e9dit\u00e9 par les membres du label Souterrain Prod pour raconter leur\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-7\" rel=\"appendix\">7<\/a>]<\/span>\u00a0ou Rap Game de Akro<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-8\" class=\"spip_note\" title=\"Il raconte son parcours et le milieu du hiphop des ann\u00e9es 1990 \u00e0 sa\u00a0(...)\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-8\" rel=\"appendix\">8<\/a>]<\/span>\u00a0mais, dans le m\u00eame temps, plusieurs dizaines d\u2019ouvrages ont \u00e9t\u00e9 \u00e9dit\u00e9s en France depuis les ann\u00e9es 1990. Il y a eu un travail d\u2019archivage d\u00e8s le d\u00e9part. \u00ab\u00a0<i>\u00c7a pour moi, \u00e7a montre l\u2019importance qu\u2019on a donn\u00e9 [en Belgique] \u00e0 ce mouvement [\u2026], il n\u2019y a personne du mouvement qui a eu une vraie visibilit\u00e9 dans les m\u00e9dias l\u00e0 o\u00f9 en France on a plein de gens qui viennent du mouvement, qui ont rapp\u00e9, qui font partie du mouvement, qui ont une expertise, \u00e0 qui ont a donn\u00e9 des moyens. Ici, on a encore le sentiment de mendier, le sentiment de se justifier lorsque tu viens avec un projet, le sentiment de pas \u00eatre cr\u00e9dible.<\/i>\u00a0\u00bb La premi\u00e8re \u00e9mission d\u00e9di\u00e9e au rap en France est diffus\u00e9e en 1984<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-9\" class=\"spip_note\" title=\"L\u2019\u00e9mission \u00ab H.I.P.H.O.P \u00bb sur TF1.\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-9\" rel=\"appendix\">9<\/a>]<\/span>. Actuellement, en France il y a deux radios majeures sp\u00e9cialis\u00e9es dans le rap et le RnB. Selon Dalsim, \u00ab\u00a0<i>il y avait une sc\u00e8ne ici depuis longtemps, il manque des m\u00e9dias, des structures, des radios qui font tourner les bails<\/i>\u00a0\u00bb. N\u00e9anmoins, les choses changent, des m\u00e9dias sp\u00e9cialis\u00e9s tenus par des personnes issues du mouvement apparaissent \u00e0 l\u2019instar de Melodiggerz qui a pour mission d\u2019assurer la sauvegarde et la promotion de l\u2019h\u00e9ritage de la culture hip-hop belge<span class=\"spip_note_ref\">\u00a0[<a id=\"nh2-10\" class=\"spip_note\" title=\"Voir\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nb2-10\" rel=\"appendix\">10<\/a>]<\/span>.<\/p>\n<h2 id=\"Rap-de-Bruxelles-et-heritage-colonial\" class=\"spip\">Rap de Bruxelles et h\u00e9ritage colonial<\/h2>\n<p>\u00ab\u00a0<i>Les gros bourgeois ils veulent pas investir, c\u2019est juste \u00e7a. C\u2019est juste que quand les bourgeois ils vont comprendre qu\u2019on peut se faire de l\u2019oseille avec cette musique de singe, bah l\u00e0 on pourra se mettre bien<\/i>\u00a0\u00bb (Dalsim).<\/p>\n<p>Bruxelles serait une ville trop petite o\u00f9 les esprits peinent \u00e0 s\u2019ouvrir au monde. Si l\u2019existence de m\u00e9dias d\u2019une plus grande envergure en France peut \u00eatre expliqu\u00e9e par l\u2019\u00e9conomie fran\u00e7aise et sa population plus importante, pour Dalsim et Pitcho le probl\u00e8me r\u00e9side dans la fermeture d\u2019esprit concernant les cultures urbaines de la ville notamment du fait de la couleur de peau des artistes qui portent le mouvement. \u00ab\u00a0C\u2019est un village, un village \u00e7a veut dire quoi\u00a0? \u00c7a veut dire que les gens ils voyagent pas beaucoup, ils ont l\u2019esprit ferm\u00e9. Tu vois pas que le monde il \u00e9volue mais toi t\u2019es encore dans tes plans de colons\u00a0\u00bb (Dalsim). Les d\u00e9bats s\u2019\u00e9ternisent, \u00ab\u00a0<i>L\u00e0 [en Belgique] il y a toutes les questions sur L\u00e9opold II alors que dans les autres pays ils ont d\u00e9j\u00e0 fait table rase depuis perpet\u2019. Il y a d\u00e9j\u00e0 des places Lumumba, il y a d\u00e9j\u00e0 eu plein de trucs qui ont \u00e9t\u00e9 m\u00e9lang\u00e9s. Ici on est dans quelque chose, \u00e7a peine, c\u2019est toujours lourd<\/i>\u00a0\u00bb. Les repr\u00e9sentations pass\u00e9istes ne permettent pas d\u2019ouvrir les portes de l\u2019industrie culturelle belge et de ses radios. Il y a un lien entre le pass\u00e9 colonialiste, le racisme \u00e0 Bruxelles et le d\u00e9veloppement en Belgique du rap belge. \u00ab\u00a0<i>Je crois que c\u2019\u00e9tait dans les ann\u00e9es nonante, il y avait le directeur des programmations de la radio qui disait\u00a0: \u201cjamais de ma vie je ne passerais de la musique pour les bougnoules\u201d<\/i>\u00a0\u00bb (Pitcho).<\/p>\n<h2 id=\"Rapper-a-Bruxelles-signer-en-France\" class=\"spip\">Rapper \u00e0 Bruxelles, signer en France<\/h2>\n<p>Le climat d\u2019intol\u00e9rance et le manque de structures et de majors ont des cons\u00e9quences sur les artistes hip-hop, \u00ab\u00a0<i>on est complex\u00e9, mais \u00e0 mort, et on se rend pas compte<\/i>\u00a0\u00bb (Dalsim). Ce que constate Dalsim c\u2019est que les artistes bruxellois\u00b7es manquent de professionnalisme et de vision \u00e0 long terme. Ils et elles n\u2019ont pas une vision claire du milieu musical professionnel, des chiffres et des sommes d\u2019argent n\u00e9cessaires aux enregistrements studio, \u00e0 la r\u00e9alisation de clips ou la mise en place d\u2019une promotion.<\/p>\n<p>\u00catre rappeur ou rappeuse en Belgique demande de se cr\u00e9er un r\u00e9seau en France et de travailler tant avec des structures qu\u2019avec des artistes fran\u00e7ais. Cela sans perdre une identit\u00e9 bruxelloise clairement exprim\u00e9e, assum\u00e9e et repr\u00e9sent\u00e9e dans les textes. Qu\u2019ils soient rapp\u00e9s \u00e0 Bruxelles ou \u00e0 Paris. Dalsim organise un concert via son ASBL et place Grodash en t\u00eate d\u2019affiche. C\u2019est un rappeur fran\u00e7ais assez connu\u00a0: \u00ab\u00a0<i>Il faut voir comment les portes elles s\u2019ouvrent, plus simple. C\u2019est pour \u00e7a, j\u2019ai Give me 5, j\u2019ai Lezarts Urbains [en coorganisateurs] parce qu\u2019 ils ont vu Grodash [\u2026]. On serait venu qu\u2019 entre nous, ils auraient dit \u201cOuais ouais bon\u201d. Tu vois\u00a0? C\u2019est l\u00e0 que tu vois c\u2019est quoi le game. Il y a pas de soucis, moi j\u2019ai des contacts avec tout ces gens-l\u00e0. Vous voulez des Fran\u00e7ais, vous voulez nanani\u00a0? Okay, nous on s\u2019cache derri\u00e8re, on fait notre promotion.<\/i>\u00a0\u00bb La plupart des rappeurs de la capitale qui font du rap s\u00e9rieux et qui ont perc\u00e9 sont sign\u00e9s en France, c\u2019est ce que recherchent aussi une partie des artistes \u00e9mergents de Bruxelles en se cr\u00e9ant un r\u00e9seau professionnel et m\u00e9diatique \u00e0 Paris. \u00ab\u00a0<i>Johnny Hallyday, m\u00eame lui il a boug\u00e9 d\u2019ici et moi, Dalsim, Matonge, tu veux que je fasse quoi\u00a0? J\u2019me casse\u00a0!<\/i>\u00a0\u00bb Le lendemain de notre interview, Dalsim allait en France r\u00e9pondre aux questions du journaliste sp\u00e9cialis\u00e9 Tonton Marcel.<\/p>\n<blockquote class=\"spip\"><p>Quand les bourgeois vont comprendre qu\u2019on peut se faire de l\u2019oseille avec cette musique de singe, bah l\u00e0 on pourra se mettre bien.<\/p><\/blockquote>\n<blockquote class=\"spip\"><p>\u00ab\u00a0<i>Maison de disques, j\u2019leur ai dit \u201cnon\u201d,<br class=\"autobr\" \/>j\u2019\u00e9tais peut-\u00eatre trop incisif<br class=\"autobr\" \/>Elles me disaient qu\u2019\u00eatre blanc, \u00e7a fait vendre,<br class=\"autobr\" \/>elles voulaient faire de moi le prochain Sinik<br class=\"autobr\" \/>Elles me disaient \u201ctu peux tout p\u00e9ter, wesh,<br class=\"autobr\" \/>mais t\u2019es en France, sois efficace<br class=\"autobr\" \/>commence d\u2019abord par masquer que t\u2019es belge\u201d,<br class=\"autobr\" \/>d\u00e8s qu\u2019j\u2019suis rentr\u00e9 j\u2019ai \u00e9crit BX Vibes, ok<\/i>\u00a0\u00bb<br class=\"autobr\" \/>(Scylla, BX Vice).<\/p><\/blockquote>\n<\/div>\n<div class=\"block has-text-right\">par\u00a0<a class=\"has-text-black-bis is-size-5 has-text-weight-bold\" href=\"https:\/\/ieb.be\/_Aliocha-Jousselin_\">Aliocha Jousselin<\/a><\/div>\n<div class=\"block notes surlignable\">\n<hr \/>\n<div id=\"nb2-1\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-1\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-1\" rev=\"appendix\">1<\/a>]\u00a0<\/span>\u00ab\u00a0Le rap est le genre musical le plus pr\u00e9sent dans l\u2019espace public, au point qu\u2019il nous est devenu familier de l\u2019entendre\u00a0\u00bb (F. DEBRUYNE, \u00ab\u00a0Pr\u00e9sence et exp\u00e9rience du rap en public\u00a0: banalit\u00e9, trouble et disqualification morale\u00a0\u00bb, Volume\u00a0!, 17:2, 2020.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-2\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-2\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-2\" rev=\"appendix\">2<\/a>]\u00a0<\/span>\u00ab\u00a0Rokia Bamba\u00a0\u00bb, Bruzz, 2022.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-3\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-3\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-3\" rev=\"appendix\">3<\/a>]\u00a0<\/span>M.\u00a0DALIBERT, \u00ab\u00a0Du \u201cbon\u201d et du \u201cmauvais\u201d rap\u00a0? Les processus m\u00e9diatiques de hi\u00e9rarchisation artistique\u00a0\u00bb, Volume\u00a0!, 17:2, 2020.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-4\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-4\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-4\" rev=\"appendix\">4<\/a>]\u00a0<\/span>Que l\u2019on peut traduire par le rap de gangster, qui parle cr\u00fbment de la rue.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-5\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-5\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-5\" rev=\"appendix\">5<\/a>]\u00a0<\/span>M.\u00a0DALIBERT, idem.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-6\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-6\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-6\" rev=\"appendix\">6<\/a>]\u00a0<\/span>A. LAPIOWER, Total respect\u00a0: la g\u00e9n\u00e9ration Hip-Hop en Belgique, \u00e9d. EVO, 1997.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-7\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-7\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-7\" rev=\"appendix\">7<\/a>]\u00a0<\/span>Livre \u00e9dit\u00e9 par les membres du label Souterrain Prod pour raconter leur histoire. Il a \u00e9t\u00e9 publi\u00e9 \u00e0 1 000 exemplaires.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-8\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-8\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-8\" rev=\"appendix\">8<\/a>]\u00a0<\/span>Il raconte son parcours et le milieu du hiphop des ann\u00e9es 1990 \u00e0 sa digitalisation.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-9\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-9\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-9\" rev=\"appendix\">9<\/a>]\u00a0<\/span>L\u2019\u00e9mission \u00ab\u00a0H.I.P.H.O.P\u00a0\u00bb sur TF1.<\/p>\n<\/div>\n<div id=\"nb2-10\">\n<p><span class=\"spip_note_ref\">[<a class=\"spip_note\" title=\"Notes 2-10\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance#nh2-10\" rev=\"appendix\">10<\/a>]\u00a0<\/span>Voir\u00a0<a class=\"spip_url spip_out auto\" href=\"https:\/\/melodiggerz.be\/\" rel=\"nofollow external\">https:\/\/melodiggerz.be<\/a><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<div class=\"section has-background-white-bis mt-6\">\n<div class=\"columns\">\n<div class=\"column is-narrow\"><a href=\"https:\/\/ieb.be\/-La-ville-en-vers-426-\"><img decoding=\"async\" class=\"is-bordered\" src=\"https:\/\/ieb.be\/local\/cache-gd2\/6d\/93666027036c9757be8a681958fa8c.jpg?1689161793\" alt=\"\" width=\"200\" height=\"300\" \/><\/a><\/div>\n<div class=\"column\">\n<p class=\"menu-label\">BRUXELLES EN MOUVEMENTS, JUILLET 2023<\/p>\n<h3 class=\"title is-3\"><a href=\"https:\/\/ieb.be\/-La-ville-en-vers-426-\">La ville en vers<\/a><\/h3>\n<div class=\"content block\">\n<ul class=\"mt-0 mb-1\">\n<li>\u00ab\u00a0<a class=\"is-italic on is-underlined\" href=\"https:\/\/ieb.be\/Rap-de-Bruxelles-racisme-dependance\">Rap de Bruxelles, racisme &amp; d\u00e9pendance<\/a>\u00a0\u00bb,\u00a0<span class=\"subtitle is-6 has-text-grey\">par\u00a0<a class=\"has-text-grey\" href=\"https:\/\/ieb.be\/_Aliocha-Jousselin_\">Aliocha Jousselin<\/a>\u00a0\u2013 12.07.23<\/span><\/li>\n<\/ul>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Aliocha Jousselin La ville et le hip-hop sont profond\u00e9ment li\u00e9s. La culture hip-hop a transform\u00e9 la ville tant physiquement que dans nos imaginaires. Bient\u00f4t cinquantenaire, elle puise ses origines dans les quartiers pauvres des grandes agglom\u00e9rations. Par les tags et les graffitis qui recouvrent les murs de Bruxelles ou par la musique rap, tr\u00e8s &#8230; <a title=\"Rap de Bruxelles, racisme &#038; d\u00e9pendance\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=5654\" aria-label=\"En savoir plus sur Rap de Bruxelles, racisme &#038; d\u00e9pendance\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":5656,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[18,28],"tags":[534],"class_list":["post-5654","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-resistance-bruxelles","category-racismes","tag-rap"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5654","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=5654"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5654\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":5657,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/5654\/revisions\/5657"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/5656"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=5654"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=5654"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=5654"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}