{"id":6573,"date":"2025-11-01T12:18:48","date_gmt":"2025-11-01T11:18:48","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=6573"},"modified":"2026-01-19T12:23:06","modified_gmt":"2026-01-19T11:23:06","slug":"temoignage-de-visite-au-127-bis-de-steenokkerzeel","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=6573","title":{"rendered":"T\u00e9moignage de visite au 127 bis de Steenokkerzeel"},"content":{"rendered":"<div><i>(31 octobre 2025)<\/i><\/div>\n<div><i>\u00a0<\/i><\/div>\n<div>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9, il y a quelques jours, pour rendre visite \u00e0 un jeune exil\u00e9 palestinien d\u00e9tenu depuis un mois au centre ferm\u00e9 de Steenokkerzeel (127 bis), apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 la sortie d\u2019un rassemblement en soutien \u00e0 la Palestine sur la place de la Bourse, en plein centre de Bruxelles. Cette demande m\u2019a explicitement \u00e9t\u00e9 adress\u00e9e en tant que chercheur en sciences sociales travaillant sur les dispositifs (anti-)migratoires. La visite visait \u00e0 documenter non seulement son parcours et les raisons de son arrestation, mais aussi les conditions concr\u00e8tes de d\u00e9tention dans l\u2019un des espaces centraux de la politique de contr\u00f4le des \u00e9trangers en Belgique.<\/div>\n<p><!--more--><\/p>\n<div><\/div>\n<div>Le centre 127 bis de Steenokkerzeel n\u2019est pas simplement une architecture carc\u00e9rale, il est litt\u00e9ralement un dispositif, c\u2019est-\u00e0-dire un agencement de pratiques, de discours et de techniques destin\u00e9 \u00e0 rendre visible, contr\u00f4lable et gouvernable une certaine population &#8211; les \u00e9trangers, les sans-papiers, les ind\u00e9sirables. Pos\u00e9 au milieu de nulle part, implant\u00e9 en lisi\u00e8re de l\u2019a\u00e9roport de Zaventem, le complexe est pris en \u00e9tau entre le tarmac, la nationale et les champs vides. Le va-et-vient des avions qui d\u00e9collent et atterrissent rythme en continu le paysage sonore, rappel ironique d\u2019une libert\u00e9 de circuler r\u00e9serv\u00e9e \u00e0 d\u2019autres, mais aussi \u00e9cho permanent de la menace d\u2019une expulsion imminente.<\/div>\n<div>Je connais \u00e9videmment ces espaces depuis plusieurs ann\u00e9es, en tous cas en th\u00e9orie : je les ai \u00e9tudi\u00e9s, analys\u00e9s dans certaines de mes recherches. J\u2019y ai aussi manifest\u00e9 des dizaines de fois, cri\u00e9 ma rage devant leurs grilles, attendu avec d\u2019autres que des silhouettes apparaissent aux fen\u00eatres. Il y a une quinzaine d\u2019ann\u00e9es, lors d\u2019une manifestation devant le centre de Vottem, la lourde porte m\u00e9tallique verte s\u2019\u00e9tait ce jour-l\u00e0 laiss\u00e9e enjamber, tandis que la grille int\u00e9rieure avait c\u00e9d\u00e9 sous la pression collective, laissant entrevoir, l\u2019espace de quelques minutes, l\u2019int\u00e9rieur de la cour et les visages derri\u00e8re les barreaux. Cet instant d\u2019effraction, arrach\u00e9 \u00e0 la logique du contr\u00f4le, portait une intensit\u00e9 subversive : celle d\u2019un contact, d\u2019un \u00e9change de regards \u00e0 travers la fronti\u00e8re. On avait envahi la cour, \u00e9chang\u00e9 quelques mots, quelques gestes avec les d\u00e9tenus, avant d\u2019\u00eatre arr\u00eat\u00e9s en bloc. C\u2019\u00e9tait un moment de rupture, presque de f\u00eate pour le jeune activiste que j\u2019\u00e9tais, une irruption collective dans un espace que l\u2019\u00c9tat s\u2019emploie d\u2019ordinaire \u00e0 tenir hors de vue, une br\u00e8che ouverte dans un dispositif d\u2019enfermement pens\u00e9 pour ne jamais \u00eatre travers\u00e9.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Aujourd\u2019hui, c\u2019est la version inverse que j\u2019ai exp\u00e9riment\u00e9e : le dedans sous contr\u00f4le, l\u2019acc\u00e8s administr\u00e9, l\u2019hospitalit\u00e9 encadr\u00e9e. J\u2019ai donc p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 pour la premi\u00e8re fois \u00ab\u00a0l\u00e9galement\u00a0\u00bb dans un centre ferm\u00e9. J\u2019h\u00e9site \u00e0 dire \u00ab\u00a0entrer\u00a0\u00bb tant ce terme prend en ce lieu pr\u00e9cis\u00e9ment con\u00e7u pour emp\u00eacher toute sortie, une tonalit\u00e9 cynique. On n\u2019entre pas dans un centre ferm\u00e9 : on s\u2019y dissout, \u00e9tape par \u00e9tape, m\u00eame en tant que visiteur. Trois couches de barri\u00e8res, des cartes d\u2019identit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9senter, un d\u00e9tecteur de m\u00e9tal, l\u2019interdiction de tout t\u00e9l\u00e9phone ou stylo. Sorte de rite<b>\u00a0<\/b>d\u2019humiliation invers\u00e9e, o\u00f9 le visiteur se soumet \u00e0 une discipline d\u2019acc\u00e8s, une r\u00e9duction de ses capacit\u00e9s d\u2019observation, d\u2019\u00e9criture, de m\u00e9moire. C\u2019est un espace qui neutralise, avant m\u00eame le contact, toute possibilit\u00e9 de regard libre.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Ce jour-l\u00e0, trois visit\u00e9s pour cinq visiteurs. La salle de visite, un container d\u2019environ soixante m\u00e8tres carr\u00e9s, condense la logique panoptique de l\u2019institution. Quatre cam\u00e9ras, deux gardiens. Les visiteurs sont assis d\u2019un c\u00f4t\u00e9 de la table, tournant le dos aux gardiens ; les personnes d\u00e9tenues, elles, leur font face, les ont en permanence dans leur champ de vision &#8211; rappel muet de la hi\u00e9rarchie des corps et des regards. Une longueur de table comme fronti\u00e8re administrative. Une atmosph\u00e8re \u00e9touff\u00e9e, comme si l\u2019air lui-m\u00eame \u00e9tait surveill\u00e9. Tout y est agenc\u00e9 pour pr\u00e9venir toute intimit\u00e9, toute complicit\u00e9 possible, toute circulation affective : les plafonds sont bas, les voix sont feutr\u00e9es presque murmur\u00e9es, le brouhaha est t\u00e9nu mais continu. Comme si parler trop fort risquait d\u2019ouvrir une br\u00e8che dans la fiction du contr\u00f4le. Les gardiens, eux, rient \u00e0 voix haute comme s\u2019ils se moquaient de la discr\u00e9tion oblig\u00e9e de nos voix. Les gardiens, eux, rient \u00e0 voix haute, comme pour rappeler que la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 ne leur est pas interdite. Ce dispositif spatial n\u2019organise pas seulement la surveillance, il produit une asym\u00e9trie morale. Le visit\u00e9 devient l\u2019objet d\u2019une parole qui doit se tenir bas, \u00e0 l\u2019\u00e9cart, sous le regard du pouvoir. Le visiteur, r\u00e9duit \u00e0 la discr\u00e9tion, devient malgr\u00e9 lui partie prenante de ce th\u00e9\u00e2tre du contr\u00f4le.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>De l\u00e0 o\u00f9 je suis assis, je ne parviens \u00e0 voir qu\u2019un morceau de ciel \u00e0 travers les vitres aux deux tiers occult\u00e9es. Un ciel beige, typiquement belge, sans promesse. En dessous, deux rang\u00e9es de barbel\u00e9s. La cl\u00f4ture verte. D\u2019autres cam\u00e9ras. De l\u00e0 o\u00f9 je suis assis, le monde n\u2019existe plus qu\u2019en deux couleurs : le vert du m\u00e9tal et le gris de l\u2019air.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\u00ab\u00a0Ce n\u2019est pas une prison\u00a0\u00bb, dit-on souvent pour euph\u00e9miser. Cette phrase est au moins exacte sur un point\u00a0: dans les \u00ab\u00a0camps pour \u00e9trangers\u00a0\u00bb \u2013 les mots sont froids, mais la violence est br\u00fblante \u2013 on enferme sans jugement, sans terme d\u00e9fini et sans horizon. Une machine \u00e0 suspendre le temps, \u00e0 hypoth\u00e9tiser l\u2019avenir. L\u2019attente est sa principale technique de domination\u00a0; une temporalit\u00e9 sans fin, ind\u00e9finiment prorogeable, sans cadre judiciaire, sans issue claire.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Assis face \u00e0 moi, H., ce jeune homme palestinien de 21 ans (presque vingt ans mon cadet). Son visage porte sans doute les traces de la d\u00e9tention &#8211; un peu amaigri, les traits tir\u00e9s &#8211; mais il reste celui d\u2019un tr\u00e8s jeune homme, encore plein de douceur : les yeux brillants, la barbe bien dessin\u00e9e, un sourire timide et discret, comme retenu mais bien pr\u00e9sent, manifestement heureux de recevoir de la visite. Je l\u2019\u00e9coute me raconter son parcours, mais dans un espace o\u00f9 rien ne s\u2019y pr\u00eate &#8211; surveill\u00e9, bruyant, contraint &#8211; je me sens presque g\u00ean\u00e9 d\u2019occuper ces quelques minutes d\u2019intimit\u00e9 auxquelles il aurait d\u00fb avoir droit avec son amoureuse, que j\u2019ai accompagn\u00e9e pour venir le voir. Une jeunesse qu\u2019on pourrait croire banale si elle n\u2019\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 travers\u00e9e de trop d\u2019exils. Originaire \u00a0de Gaza, qu\u2019il a quitt\u00e9e il y a plus de deux ans en passant par\u00a0l\u2019\u00c9gypte, puis la Turquie, puis la travers\u00e9e vers la Gr\u00e8ce. En Gr\u00e8ce, il obtient un statut de protection, travaille dans l\u2019agriculture, avant d\u2019\u00eatre arnaqu\u00e9 par son employeur &#8211; sans recours, sans salaire. Alors il repart, vers la Belgique o\u00f9 vit un oncle. Arriv\u00e9 \u00e0 Bruxelles, il travaille dans un restaurant, entame une formation de DJ, tisse des amiti\u00e9s, rencontre une amoureuse, noue un d\u00e9but de vie. Il participe \u00e9galement aux rassemblements quotidiens \u00e0 la Bourse de Bruxelles en soutien \u00e0 la Palestine, son pays ravag\u00e9 par un g\u00e9nocide dont nous connaissons tous l\u2019ampleur. C\u2019est l\u00e0, fin septembre, qu\u2019il est arr\u00eat\u00e9 sans raison apparente, alors qu\u2019il quittait les lieux avec sa petite amie.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Depuis, il est enferm\u00e9. Pas un lieu, mais une suspension. Un espace o\u00f9 rien n\u2019avance, o\u00f9 chaque jour pourrait \u00eatre le m\u00eame, o\u00f9 l\u2019horizon est administrativement vide. Il me parle aussi de Mahmoud, son ami de 26 ans, \u00e9galement palestinien, arr\u00eat\u00e9 dans les m\u00eames conditions et qui a mis fin \u00e0 ses jours dans ce m\u00eame centre quelques jours apr\u00e8s son incarc\u00e9ration. Les mots restent suspendus dans l\u2019air, \u00e9cras\u00e9s par le ronronnement du syst\u00e8me de ventilation de la salle de visite et le brouhaha ambiant. Comme beaucoup d\u2019autres, H. est ce qu\u2019on appelle un\u00a0<i>dublin\u00e9<\/i>\u00a0: menac\u00e9 d\u2019expulsion vers la Gr\u00e8ce, pays o\u00f9 ses empreintes ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9es. Un pays o\u00f9 il ne conna\u00eet plus personne, o\u00f9 il n\u2019a jamais eu de foyer, et dont il garde le souvenir de la violence, de la tromperie, du racisme ordinaire. Mais lui n\u2019a aucune intention d\u2019y retourner. Il le dit sans d\u00e9tour\u00a0: ce qu\u2019il veut, c\u2019est rester ici. Ici o\u00f9 il travaille, o\u00f9 il aime, o\u00f9 il se projette. L\u2019expulsion serait moins un retour qu\u2019un d\u00e9racinement impos\u00e9. Il ne demande pas l\u2019exception, il demande simplement de pouvoir rester l\u00e0 o\u00f9 il vit d\u00e9j\u00e0.\u00a0<i>H. est ici, H. est d\u2019ici\u00a0!<\/i><\/div>\n<div><i>\u00a0<\/i><\/div>\n<div>\u00c0 ma sortie du centre, je croyais \u00e9prouver de la col\u00e8re. C\u2019est plut\u00f4t un sentiment de honte qui domine. Non pas une honte abstraite ou morale, mais une honte politique : celle d\u2019appartenir \u00e0 une soci\u00e9t\u00e9 qui produit et administre ce genre d\u2019espaces, en toute connaissance des causes et des effets mortif\u00e8res. Une soci\u00e9t\u00e9 qui a fabriqu\u00e9 \u00e7a\u00a0: des pi\u00e8ces sans lumi\u00e8re, des tables s\u00e9paratrices, des rires de gardiens, des cam\u00e9ras surplombantes. Honte de la bureaucratie qui a transform\u00e9 la souffrance humaine en proc\u00e9dure, l\u2019exil en faute et la solidarit\u00e9 en d\u00e9lit.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Dans ce lieu, la x\u00e9nophobie d\u2019\u00c9tat ne se donne pas seulement \u00e0 voir, elle se fait sentir : dans le poids des portes, le regard des gardiens, la neutralisation du geste, la mise \u00e0 distance des corps. Ici, tout concourt \u00e0 produire l\u2019\u00e9tranger comme figure d\u2019alt\u00e9rit\u00e9 radicale, comme non-citoyen, comme non-personne. Ce que ces murs et ces couches de barri\u00e8res vertes font, c\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment cela\u00a0: ils fabriquent de l\u2019extran\u00e9it\u00e9. Ils transforment des vies situ\u00e9es, enracin\u00e9es, en dossiers \u00e0 d\u00e9placer et en corps \u00e0 expulser.<\/div>\n<div>Face \u00e0 cette machinerie froide, que reste-t-il ? Peut-\u00eatre, comme toujours, le cri &#8211; celui qu\u2019on pousse devant les portes de la honte, lors des manifestations. Peut-\u00eatre aussi la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019\u00e9crire, de t\u00e9moigner, de documenter cette banalit\u00e9 de la violence administrative. Mais au-del\u00e0 de la d\u00e9nonciation, il faut penser la continuit\u00e9 entre ces espaces d\u2019enfermement et l\u2019ensemble du syst\u00e8me migratoire. Les centres ferm\u00e9s ne sont pas des exceptions, ce sont les points culminants d\u2019une politique ordinaire de tri, d\u2019exclusion, de dissuasion. Les centres mat\u00e9rialisent ce que la politique belge et europ\u00e9enne de l\u2019asile et de la migration produit en creux\u00a0(c\u2019est-\u00e0-dire de mani\u00e8re moins visible mais n\u00e9anmoins constante)\u00a0: une fronti\u00e8re int\u00e9rieure, diffuse, qui ne se situe plus seulement aux limites g\u00e9ographiques de l\u2019Europe, mais qui s\u2019est \u00e9tendue \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur m\u00eame des villes, des institutions, du droit. Cette fronti\u00e8re n\u2019est pas que barbel\u00e9s. Elle se loge aussi dans les fichiers, les proc\u00e9dures, les contr\u00f4les policiers, les statuts administratifs, les cat\u00e9gories juridiques qui d\u00e9cident qui peut circuler, qui peut travailler, qui peut aimer, qui peut rester, et qui doit dispara\u00eetre des regards.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>On peut enfin, plus simplement, affirmer que cette m\u00e9canique n\u00e9cropolitique n\u2019est pas une fatalit\u00e9, et rappeler des mots simples :\u00a0<i>Papiers pour tous. Destruction des centres ferm\u00e9s. Libert\u00e9 de circulation.<\/i><\/div>\n<div><i>\u00a0<\/i><\/div>\n<div>Ce ne sont pas des slogans na\u00effs. Ce sont quelques antidotes \u00e0 la honte qu\u2019on \u00e9prouve aux abords d\u2019un centre ferm\u00e9.<\/div>\n<div><\/div>\n<div>Libert\u00e9 pour H..\u00a0Libert\u00e9 pour tous les enferm\u00e9s\u00a0!<\/div>\n<div><\/div>\n<div>YLV<\/div>\n<div><\/div>\n<div>\n<header class=\"entry-header\">\n<h3 class=\"entry-title\" style=\"text-align: center;\">SANS-PAPIERS : au croisement des logiques x\u00e9nophobes et capitalistes \u2013 Youri Vertongen<\/h3>\n<h3 class=\"entry-meta\"><span class=\"posted-on\"><time class=\"entry-date published\" datetime=\"2025-09-21T16:56:03+01:00\">21 septembre 2025<\/time><\/span><\/h3>\n<\/header>\n<div class=\"entry-content\">\n<p>Youri Lou Vertongen est docteur en Sciences politiques. Il a men\u00e9 une longue recherche sur les mouvements sans-papiers \u00e0 Bruxelles, en Belgique. Jo\u00ebl Gir\u00e8s de l\u2019Observatoire des in\u00e9galit\u00e9s l\u2019interviewe pour discuter de ses analyses et retracer l\u2019histoire des politiques migratoires belges dans ce troisi\u00e8me \u00e9pisode de Contrechamp.<\/p>\n<p>Youri Vertongen explique \u00e0 quel point la politique migratoire est structur\u00e9e par une x\u00e9nophobie d\u2019\u00c9tat.<span id=\"more-6457\"><\/span><\/p>\n<p><iframe title=\"YouTube video player\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/uxpTTvilAkU?si=5kIijs-ukynxhX6U\" width=\"560\" height=\"315\" frameborder=\"0\" allowfullscreen=\"allowfullscreen\"><\/iframe><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>(31 octobre 2025) \u00a0 J\u2019ai \u00e9t\u00e9 sollicit\u00e9, il y a quelques jours, pour rendre visite \u00e0 un jeune exil\u00e9 palestinien d\u00e9tenu depuis un mois au centre ferm\u00e9 de Steenokkerzeel (127 bis), apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9 \u00e0 la sortie d\u2019un rassemblement en soutien \u00e0 la Palestine sur la place de la Bourse, en plein centre de &#8230; <a title=\"T\u00e9moignage de visite au 127 bis de Steenokkerzeel\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=6573\" aria-label=\"En savoir plus sur T\u00e9moignage de visite au 127 bis de Steenokkerzeel\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":4198,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[539,36,4,7,8,18,28,37,39,5],"tags":[],"class_list":["post-6573","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-belgique","category-europe","category-islamophobie","category-negrophobie","category-prisons","category-resistance-bruxelles","category-racismes","category-romophobie","category-sans-papier","category-violence-policiere"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6573","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=6573"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6573\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6575,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/6573\/revisions\/6575"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/4198"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=6573"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=6573"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=6573"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}