{"id":896,"date":"2012-08-15T21:09:45","date_gmt":"2012-08-15T20:09:45","guid":{"rendered":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=896"},"modified":"2013-11-11T21:10:46","modified_gmt":"2013-11-11T20:10:46","slug":"rencontre-du-moment-occupy-wall-street","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/bruxelles-pantheres.be\/?p=896","title":{"rendered":"Rencontre du moment \u00ab Occupy Wall Street \u00bb"},"content":{"rendered":"<header><img decoding=\"async\" alt=\"occupy-wall-street\" src=\"http:\/\/www.egalite.be\/wp-content\/uploads\/2012\/08\/occupy-wall-street.jpg\" width=\"606\" height=\"327\" \/><\/header>\n<div>\n<blockquote>\n<p align=\"LEFT\">T\u00e9moignage d\u2019une amie qu\u00e9b\u00e9coise partie \u00e0 la rencontre du moment \u00ab\u00a0Occupy Wall Street\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"LEFT\">R\u00e9sonances impressives \u2026 rapporter-traduire-transposer, quelque chose qui se trame sous le pr\u00e9sent, la singularit\u00e9 d\u2019une langue commune qui s\u2019invente par plis, par localisations capacitances, par re\/d\u00e9-prises. A chaque fois essayer de rendre compte qu\u2019il se passe quelque chose et non pas rien, quelque chose qui traverse \u2026<\/p>\n<p align=\"LEFT\">M.V.<!--more--><\/p>\n<\/blockquote>\n<p><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/www.tuxboard.com\/photos\/2011\/11\/Occupy-Wall-Street-Fist.jpg\" src=\"http:\/\/www.tuxboard.com\/photos\/2011\/11\/Occupy-Wall-Street-Fist.jpg\" \/><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0<em>C\u2019est l\u2019histoire d\u2019un Allemand de l\u2019Est qui doit aller travailler en Sib\u00e9rie.\u00a0Il sait que son courrier va \u00eatre lu par la censure, alors il dit \u00e0 ses amis :\u00a0on va se donner un code. Si la lettre que vous recevez est \u00e9crite en\u00a0bleu, ce que je dis est vrai. Si elle est \u00e9crite en rouge, ce que j\u2019\u00e9cris est\u00a0faux. Au bout d\u2019un mois, ses amis re\u00e7oivent une premi\u00e8re lettre \u00a0\u2013\u00e9crite en bleu. \u00c7a dit : tout est merveilleux, ici. Les magasins regorgent\u00a0de nourriture, les cin\u00e9mas passent de bons films de l\u2019Ouest, les\u00a0appartements sont grands et luxueux. Le seul truc qu\u2019on ne trouve\u00a0pas, c\u2019est de l\u2019encre rouge<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Cette histoire, c\u2019est \u00a0Slavoj Zizek \u00a0qui la raconte, mont\u00e9 sur un banc\u00a0dans un parc, avant de conclure : \u00ab C\u2019est comme \u00e7a qu\u2019on vit. On a\u00a0toutes les libert\u00e9s qu\u2019on veut. Mais on n\u2019a pas d\u2019encre rouge. \u00bb On est\u00a0au d\u00e9but du mois d\u2019octobre \u00e0 Zuccotti Square, et il fait beau.<\/p>\n<p>\u00c7a,\u00a0c\u2019est le d\u00e9but. Mais avant \u00e7a, il y a le tout d\u00e9but. On commence\u00a0tout juste \u00e0 entendre parler de la bande d\u2019excit\u00e9s qui a d\u00e9cid\u00e9\u00a0d\u2019occuper ce bout de parc m\u00eame pas devant Wall Street. \u00c0 l\u2019\u00e9mission\u00a0de Keith Olbermann, sur Internet, on ne voit que quelques tams-tams\u00a0et trois jeunes gens chevelus qui font des d\u00e9clarations \u00e0 l\u2019emportepi\u00e8ce; alors forc\u00e9ment, on est un peu sceptique. Mais deux semaines\u00a0plus tard, comme ils sont toujours l\u00e0 et qu\u2019on doit se rendre \u00e0 New\u00a0York, on se dit qu\u2019on va aller voir ce qui se passe vraiment, parce que\u00a0de tout l\u00e0-haut, au Nord, o\u00f9 on vit, ce n\u2019est vraiment pas tr\u00e8s clair.<\/p>\n<p>Le voyage commence \u00e0 la Brooklyn Academy of Music, qui pr\u00e9sente la\u00a0nouvelle mise en sc\u00e8ne de l\u2019Op\u00e9ra de quat\u2019sous par Robert Wilson. La\u00a0violence du texte de Brecht r\u00e9sonne \u00e9trangement face au public entenue de soir\u00e9e et \u00e0 l\u2019opulence de la salle aux colonnes ouvrag\u00e9es;jusqu\u2019au moment o\u00f9 Macheath prononce: \u00abWas ist der Einbruch in eine\u00a0Bank gegen die Gr\u00fcndung einer Bank?\u00bb (\u00abQu\u2019est-ce que le cambriolage\u00a0d\u2019une banque, compar\u00e9 \u00e0 la fondation d\u2019une banque ?\u00bb). Et l\u00e0, tonnerre\u00a0d\u2019applaudissements. \u00c9videmment, \u00e7a vient plut\u00f4t du poulailler, mais \u00e7a\u00a0y est, on est dans le moment, le th\u00e9\u00e2tre est occup\u00e9.<\/p>\n<p>Le lendemain, on trouve son chemin jusqu\u2019au site d\u2019Occupy Wall Street.\u00a0Stup\u00e9faction en arrivant devant la place. On ne s\u2019attendait pas \u00e0 voir\u00a0tant de monde. Tant d\u2019hommes, de femmes, de jeunes, de vieux. Assis,\u00a0debout, allong\u00e9s, ils occupent chaque petit coin d\u2019espace avec tout le\u00a0poids de leur humanit\u00e9, et on sent que, comme la crasse incrust\u00e9e sous\u00a0les ongles des enfants, ils ne se laisseront pas d\u00e9loger de sit\u00f4t. On\u00a0pense \u00e0 l\u2019arm\u00e9e de clochards que Peachum menace de poster sur le\u00a0chemin de la reine, mais non, ce n\u2019est pas \u00e7a du tout; les gens qui sont\u00a0l\u00e0 font peur parce qu\u2019ils ressemblent \u00e0 tout le monde, ce tout le monde\u00a0qui est \u00e0 un doigt de la faillite, \u00e0 un ch\u00e8que de paie de ne pas pouvoir\u00a0payer le loyer.<\/p>\n<p>Partout, les gens tiennent des pancartes, souvent \u00e9crites \u00e0 la va-vite.\u00a0\u00ab We are the 99% \u00bb revient souvent, mais aussi : \u00abLost my job, found\u00a0an Occupation\u00bb, ou \u00abI just woke up, I won\u2019t fall back asleep\u00bb.<\/p>\n<p>Des bribes de conversations qui fusent autour de la place, on retient\u00a0l\u2019urgence, et surtout un immense espoir. Un peu plus tard, on lira des\u00a0centaines de t\u00e9moignages parmi les milliers qui sont post\u00e9s sur le blog\u00a0tumblr We are the 99%. Les histoires se r\u00e9p\u00e8tent, en une succession\u00a0implacable qui donne le tournis : la dette accumul\u00e9e, les \u00e9tudes sans\u00a0d\u00e9bouch\u00e9s, les coupes de salaires au fil des ans. Et dans les regards\u00a0photographi\u00e9s, la lumi\u00e8re creuse qui rappelle les clich\u00e9s de Walker\u00a0Evans.<\/p>\n<p>On s\u2019\u00e9merveille que tant de gens soient sortis de chez eux, simplement\u00a0parce que \u00e7a suffit. On n\u2019a plus envie de repartir, on veut rester, riv\u00e9 \u00e0\u00a0son petit bout de pav\u00e9. L\u2019occupation comme un lierre qui sort de terre\u00a0et grimpe le long de la jambe.<\/p>\n<p>\u00c0 Zuccotti Square, tout est fait pour donner envie de rester. Il y a une\u00a0cuisine, qui distribue des repas gratuitement, approvisionn\u00e9e entre\u00a0autres par la pizzeria du coin qui re\u00e7oit des appels des quatre coins du\u00a0pays de gens qui veulent soutenir le mouvement; une biblioth\u00e8que\u00a0impressionnante (on ne sait pas encore que dans un peu plus d\u2019un\u00a0mois, la police jettera \u00e0 la benne sans sourciller les 4 000 volumes de la\u00a0People\u2019s Library); des ateliers de formation qui ont lieu r\u00e9guli\u00e8rement\u00a0un peu partout sur la place.<\/p>\n<p>Puisqu\u2019on est l\u00e0, on en profite pour confectionner quelques affiches au\u00a0pochoir \u00a0\u2013 une mani\u00e8re comme une autre d\u2019ajouter sa petite pierre \u00e0\u00a0l\u2019\u00e9difice. On est en train d\u2019\u0153uvrer, quand un homme \u00e0 la barbe poivre\u00a0et sel vient nous demander tr\u00e8s gentiment de faire bien attention, de\u00a0ne pas mettre de peinture sur le bitume. \u00c7a lui tient \u00e0 c\u0153ur; le petit\u00a0bout de place, c\u2019est chez vous, c\u2019est chez lui, vous voyez. Pendant ce\u00a0temps, des crusty punks arm\u00e9s de gants de latex et de sacs poubelle\u00a0transparents font du tri s\u00e9lectif en se demandant si les cartons de\u00a0pizza, \u00e7a se recycle.<\/p>\n<p>Plus tard, \u00e0 Washington Square Park cette fois, on assiste \u00e0 un\u00a0meeting. L\u00e0 encore, la taille de la foule impressionne. Pour se faire\u00a0entendre, et parce que la loi interdit \u00e0 New York l\u2019utilisation\u00a0d\u2019instruments d\u2019amplification, les phrases de l\u2019orateur sont r\u00e9p\u00e9t\u00e9es\u00a0par la foule et se propagent par vagues, de groupe en groupe,\u00a0jusqu\u2019aux extr\u00e9mit\u00e9s du rassemblement. On avait entendu parler du\u00a0proc\u00e9d\u00e9, sans trop y croire, mais vu \u00e0 l\u2019\u0153uvre, l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 du syst\u00e8me\u00a0bouleverse. L\u2019orateur, parce que chacun de ses mots est r\u00e9p\u00e9t\u00e9, est\u00a0forc\u00e9 de les choisir soigneusement et doit \u00eatre concis. Chaque\u00a0auditeur, parce qu\u2019il r\u00e9p\u00e8te les mots de l\u2019orateur, les entend et les fait\u00a0siens. Le rythme est lent, laborieux diront certains, mais donne \u00e0 la\u00a0parole un poids qu\u2019elle n\u2019aurait pas dans un micro.<\/p>\n<p>La voix du peuple est un instrument puissant. Devenue une esp\u00e8ce\u00a0d\u2019embl\u00e8me des mouvements d\u2019occupation, cette m\u00e9thode est\u00a0maintenant r\u00e9guli\u00e8rement utilis\u00e9e pour interrompre des discours\u00a0amplifi\u00e9s et faire passer un message \u00e0 des gens qui normalement ne\u00a0l\u2019\u00e9couteraient pas. On pense \u00e0 la merveilleuse intervention d\u2019un groupe\u00a0de parents au Panel for Education Policy \u00e0 New York, \u00a0ou plus\u00a0r\u00e9cemment, \u00e0 l\u2019interruption d\u2019une allocution de Barack Obama dans le\u00a0New Hampshire.<\/p>\n<p>En quelques semaines, le human mic s\u2019est impos\u00e9 partout \u2013 m\u00eame dans\u00a0des lieux comme Montr\u00e9al, o\u00f9 l\u2019usage de l\u2019amplification \u00e9lectrique est\u00a0possible \u2013 \u00e0 cause de son pouvoir f\u00e9d\u00e9rateur. Et aussi dans la rue, pour\u00a0d\u00e9noncer des actions de brutalit\u00e9 polici\u00e8re par exemple, ou pour\u00a0simplement faire entendre sa voix, comme cette explosion de joie\u00a0entendue sur le pont de Brooklyn le 17 novembre au soir \u2013 on c\u00e9l\u00e8bre\u00a0alors le deuxi\u00e8me mois d\u2019existence du mouvement Occupy \u2013 quand un\u00a0jeune homme, apr\u00e8s avoir lanc\u00e9 l\u2019appel \u00ab Mic Check ! \u00bb pour attirer\u00a0l\u2019attention de la foule qui l\u2019entoure, crie, r\u00e9p\u00e9t\u00e9 par des dizaines de\u00a0voix \u00e0 l\u2019unisson : \u00ab This is\u2026 the most amazing day\u2026 of my life ! \u00bb<\/p>\n<p>Le retour \u00e0 Montr\u00e9al se fait comme dans un r\u00eave. On sent qu\u2019on a mis\u00a0un pied dans l\u2019histoire, et qu\u2019on ne va plus reculer. On n\u2019ose pas y\u00a0croire tout \u00e0 fait; on se pose la question de l\u2019engagement \u2013 jusqu\u2019o\u00f9,\u00a0comment \u2013 on pense \u00e0 ces hommes et ces femmes qui ont tout quitt\u00e9\u00a0pour aller combattre le franquisme en Espagne. On repense \u00e0 la\u00a0Commune de Paris, et fatalement, aux repr\u00e9sailles sanglantes qui ont\u00a0suivi. Les vers de la chanson reviennent \u00e0 la m\u00e9moire : \u00ab \u00c7a branle dans\u00a0le manche, les mauvais jours finiront. Et gare \u00e0 la revanche, quand tous\u00a0les pauvres s\u2019y mettront \u00bb.<\/p>\n<p>Quelques jours plus tard, c\u2019est l\u2019occupation de Montr\u00e9al qui se pr\u00e9pare.\u00a0On se rend un soir au Square Victoria pour une des assembl\u00e9es\u00a0g\u00e9n\u00e9rales pr\u00e9liminaires \u00e0 la journ\u00e9e de rassemblement mondiale pr\u00e9vue\u00a0le 15 octobre. L\u00e0, la quarantaine de personnes r\u00e9unies ressemble \u00e0 une\u00a0poign\u00e9e de fourmis face \u00e0 l\u2019immensit\u00e9 de la place et \u00e0 la hauteur des\u00a0gratte-ciel qui l\u2019entourent. On oscille entre l\u2019envie de fuir parce que de\u00a0toute fa\u00e7on c\u2019est foutu d\u2019avance, et celle de rester quand m\u00eame, pour\u00a0savoir qui est l\u00e0, ce qui va se dire. On scrute la foule en se demandant\u00a0o\u00f9 sont les policiers en civil. On se sent observ\u00e9e, d\u00e9visag\u00e9e. Pour la\u00a0premi\u00e8re fois, on se demande si on a une t\u00eate de flic. Pendant la\u00a0r\u00e9union, il est essentiellement question de logistique, de l\u2019heure \u00e0\u00a0laquelle on va apporter les tentes. Le d\u00e9but de l\u2019occupation est pr\u00e9vu\u00a0pour l\u2019apr\u00e8s-midi, mais le \u00a0Journal de Montr\u00e9al a annonc\u00e9 que \u00e7a\u00a0commencerait \u00e0 9 heures. Il va falloir arriver t\u00f4t. Un type s\u2019en va, agac\u00e9\u00a0qu\u2019un autre l\u2019ait appel\u00e9 camarade. \u00ab C\u2019est pas avec ton \u00ab camarade \u00bbque tu vas rejoindre le 99 % \u00bb, rage-t-il en enfourchant son v\u00e9lo. In\u00a0petto, on approuve. Et quand un peu plus tard, on remonte sur le sien\u00a0pour quitter la r\u00e9union, on ne sait pas trop quoi penser, sauf que c\u2019est\u00a0s\u00fbr, le 15 octobre, on y sera.<\/p>\n<p>La suite est de notori\u00e9t\u00e9 publique. Le 15 octobre, les 230 tentes, la\u00a0pr\u00e9paration pour l\u2019hiver qui s\u2019en vient, les yourtes, les structures de\u00a0bois mont\u00e9es puis d\u00e9mont\u00e9es sur ordre de la Ville, la cohabitation\u00a0parfois difficile avec certains sans-abris, les probl\u00e8mes de violence\u00a0mont\u00e9s en \u00e9pingle, avec une d\u00e9lectation qui \u00e9c\u0153ure, par les m\u00e9dias\u2026\u00a0On n\u2019habite pas le village de la place du Peuple \u2013 la vie d\u2019avant continue\u00a0\u00e0 s\u2019accrocher de ses mille petites griffes \u2013 mais si on revient, toujours,\u00a0c\u2019est pour les assembl\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales o\u00f9 les d\u00e9cisions, bon an mal an,\u00a0continuent \u00e0 \u00eatre prises par consensus. Et c\u2019est merveille de voir tous\u00a0ces humains faire des efforts surhumains pour s\u2019\u00e9couter, s\u2019entendre et\u00a0laisser une voix \u00e0 chacun.<\/p>\n<p>C\u2019est ce soin infini que chacun met dans sa parole pour proposer,\u00a0travailler, amender, qui \u00e9merveille encore, quelques semaines plus tard\u00a0\u00e0 New York.<\/p>\n<p>Zuccotti Square cette fois est quasiment vide, la police a bien fait son\u00a0travail, et les employ\u00e9s des propri\u00e9taires de la place ont m\u00eame install\u00e9\u00a0des petites lampes de No\u00ebl dans les arbres. Mais malgr\u00e9 les barri\u00e8res de\u00a0m\u00e9tal et malgr\u00e9 les gardiens de s\u00e9curit\u00e9, tout au bout de la place,\u00a0l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de la ville de New York est en cours.<\/p>\n<p>Et ce soir-l\u00e0, au milieu des lumi\u00e8res qui clignotent, on comprend que\u00a0toute la r\u00e9pression du monde n\u2019y fera rien. Ce n\u2019est que le d\u00e9but, un\u00a0nouveau langage est en train d\u2019\u00eatre invent\u00e9, on apprend \u00e0 fabriquer\u00a0l\u2019encre rouge.<\/p>\n<p>Hermine Ortega<\/p>\n<p>Occupy\u00a0Everywhere<\/p>\n<p><a href=\"mailto:hermineortega@yahoo.com\" target=\"_blank\">hermineortega@yahoo.com<\/a><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.alterites.ca\/vol8no1\/pdf\/Ortega_81.pdf\" target=\"_blank\">http:\/\/www.alterites.ca\/<wbr \/>vol8no1\/pdf\/Ortega_81.pdf<\/a><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" alt=\"http:\/\/www.lilloux.com\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/jay_z-occupy_wall_streets-2-skeuds.jpg\" src=\"http:\/\/www.lilloux.com\/wp-content\/uploads\/2011\/11\/jay_z-occupy_wall_streets-2-skeuds.jpg\" \/><\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>T\u00e9moignage d\u2019une amie qu\u00e9b\u00e9coise partie \u00e0 la rencontre du moment \u00ab\u00a0Occupy Wall Street\u00a0\u00bb R\u00e9sonances impressives \u2026 rapporter-traduire-transposer, quelque chose qui se trame sous le pr\u00e9sent, la singularit\u00e9 d\u2019une langue commune qui s\u2019invente par plis, par localisations capacitances, par re\/d\u00e9-prises. 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