Dans le tout récent recueil de textes « Race et capitalisme », les coordinateurs, Félix Boggio-Éwanjé-Épée et Stella Magliani-Belkacem, partent en guerre contre un des grands dadas de la gauche actuelle, à savoir que « le racisme ferait écran aux vrais enjeux » : « Le racisme serait une manière de détourner l’attention, une diversion opérée par la classe dominante en direction des classes populaires pour réduire leur combativité collective »[1].
Pourquoi évoquer la Palestine dans un programme électoral communal ?
Communes, racisme et politique internationale.
lundi 3 septembre 2012, par Paul Willems
Pourquoi inclure dans un programme électoral communal un point concernant la Palestine. Les gens s’étonnent ? Certains se disent choqués. Mais est-ce réellement sans rapport avec le sujet ?
Comment justifiez-vous, Monsieur le Bourgmestre, la présence sur votre liste d’un membre qui affiche sans ambiguïté ses sympathies pour le régime d’apartheid israélien?
Envoyé : mardi 18 septembre 2012 11:53
À : Moureaux Philippe
Cc : info.laanan@cfwb.be
Objet : Liste du Bourgmestre
Monsieur le Bourgmestre,
Il y a quelques années, vous aviez organisé un colloque sur la Palestine dans les locaux de votre commune pour dénoncer les violations systématiques des droits de l’homme et du droit international commises par Israël.
Vous n’êtes pas sans savoir que la colonisation se poursuit d’une manière effrénée et qu’aucune sanction n’est prise à l’encontre de cet Etat. La situation des Palestiniens, privés de toutes les libertés, est dramatique aujourd’hui.
Aussi, je suis aujourd’hui indignée d’apprendre par le site sioniste Philosémitisme, particulièrement raciste à l’encontre des Musulmans et négationniste, qu’un Monsieur Nader Rekik se présente sur votre liste, alors qu’on le voit, en Israël, poser à côté de militaires de Tsahal et serrer la main à Shimon Peres…
Lettre aux Nations civilisées !
Lettre aux Nations civilisées !
Le 6 septembre 1922,
Aux nations civilisées
Nous avons déjà adressé des communications aux ambassadeurs de certaines puissances à Tanger, en leur exprimant nos griefs à l’égard de l’Espagne et nous ignorons si notre correspondance vous est parvenue. Aujourd’hui, nous faisons appel encore une fois à vos sentiments humanitaires et nous vous demandons d’agir pour le bien-être de l’humanité entière indépendamment de toute religion ou de toute croyance. Il est temps que l’Europe, qui a proclamé au XXème siècle sa volonté de défendre la civilisation et d’élever l’humanité, fasse passer ces nobles principes du domaine de la théorie à celui de la pratique. Il est temps qu’elle se dresse pour défendre les humiliés contre les agresseurs et qu’elle défende, face aux puissants, les droits des faibles que leur sens traditionnel de la dignité ne peut mener, sans apport de secours extérieurs, qu’à une seule fin : l’autodestruction.
Entretien avec Christine Delphy
Christine Delphy
Le texte qui suit est la retranscription, en quatre parties, d’un entretien avec Christine Delphy, réalisé par Daniel Bertaux, Catherine Delcroix et Roland Pfefferkorn, publié initialement dans Migrations et sociétés en janvier-février 2011.


