100 ans de Malcolm X : après une émission diffusée sur Hors-Série en mai 2025, une incursion dans le cinéma s’imposait. Si le biopic classieux de Spike Lee continue de faire autorité, il ne représente pas l’alpha et l’oméga en la matière : ses travers postmodernes et sa servilité au canon hollywoodien limitent sa portée politique, laquelle semble pourtant ne pas faire débat depuis la sortie du film en 1992 – comme si sa seule existence suffisait. Qu’elles soient des rêves oubliés ou des hits de la culture populaire, les œuvres qui ont Malcolm en vue s’inscrivent dans une grande séquence de « reconstruction posthume de son image »… Qu’a fait le cinéma de cette image ? C’est ce que cet article entreprend d’explorer.
FRANTZ FANON, 100 ANS DE LUTTES : CE QU’IL NOUS APPREND À BRUXELLES PANTHÈRES
Ce que Frantz Fanon nous apprend à Bruxelles Panthères : pour une praxis décoloniale, radicale et populaire au cœur de la métropole européenne.
Frantz Fanon, 100 ans plus tard : armes pour nos luttes à Bruxelles Panthères
De la psychiatrie coloniale à la guérison politique collective : que ferait Fanon aujourd’hui à Bruxelles ?
« La honte. La honte et le mépris de moi-même. La nausée. Quand on m’aime, on me dit que c’est malgré ma couleur. Quand on me déteste, on ajoute que ce n’est pas à cause de ma couleur… Ici ou là, je suis prisonnier du cercle infernal. » Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs. (1952)
Fanon est vivant, ici, dans nos colères, nos soins, nos combats
Extrait du livre « Une histoire politique du ring noir »
Nous avons le plaisir de publier en exclusivité un extrait du livre « Une histoire politique du ring noir » De Tom Molineaux à Muhammad Ali de Chafik Sayari
Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse.
En proposant d’aborder l’histoire de la domination raciale aux États-Unis depuis le ring Chafik Sayari ne pouvait être plus… percutant ! Essai absolument passionnant.
Discours de Malcolm X au Sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine
Par Makandal Speaks
La seconde Conférence des chefs d’États de l’Organisation de l’Unité Africaine s’est tenue entre les 17 au 21 juillet 1964 au Caire. Cette rencontre fut l’occasion pour Malcolm X d’expliquer le sort horrible fait au Afro-Américains et de demander l’aide de ses frères africains. Voici le discours que le militant noir prononça.
Voici la traduction du discours de Malcolm X au sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine. Il y rappel le lien entre l’Afrique et sa diaspora et lance un appel à l’aide aux Africains leur expliquant le sort que subissent les Noirs des USA :
“The Ballot or the Bullet”, le testament électoral de Malcolm X
L’Histoire appelant l’Histoire, nous vous proposons “The Ballot or the Bullet” (“le bulletin de vote ou le fusil”, en français), un discours public prononcé le 3 avril 1964 à l’Église méthodiste de Cory à Cleveland, par Malcolm X. Des mots puissants qui sont un véritable appel à ce que la communauté noire exerce judicieusement son droit de vote.
“The Ballot or the Bullet” marque un tournant dans majeur dans le parcours politique de Malcolm X :
- Il marque ses distances avec ses anciens frères d’arme de la Nation of Islam.
- Il “fait du pied” aux dirigeants de droits civiques modérés.
- Il réaffirme son adhésion au nationalisme noir et à l’autodéfense
Voici la retranscription de son discours :
Une histoire en images de la solidarité entre noirs et Palestiniens
Depuis les années 1960, noirs et Palestiniens ont fait cause commune en s’opposant à l’impérialisme et au racisme.
Salam Awad, 18 octobre 2021
La solidarité entre noirs et Palestiniens était une composante remarquable du mouvement Black Lives Matter (BLM) apparu en 2014. L’intersection de l’activisme noir et de l’activisme palestinien n’est pas un phénomène nouveau, bien sûr, mais plutôt la réapparition d’une alliance historique enracinée dans le combat mondial contre le racisme et l’impérialisme.
La négrophobie arabe et la question du pouvoir
De nombreux activistes ou membres d’ONG connaissaient de longue date l’existence d’un trafic d’esclaves subsahariens dans la Libye actuelle. Ce qui a changé avec la diffusion d’un reportage par CNN le 13 novembre 2017, c’est que personne n’a plus la possibilité de faire semblant de l’ignorer. L’éthique commande de prendre en compte cette situation et de tenter d’en comprendre les ressorts, en évitant les facilités de l’antiracisme moral. Pour ce faire, il importe de prêter attention à deux niveaux. Premièrement, rappeler que ce qui répond aujourd’hui au nom de « Libye » n’est plus un État. Depuis l’intervention impérialiste que l’on sait, elle a perdu toute souveraineté ; elle est devenu un pays fantomatique ou zombie, incapable d’assurer le monopole de la violence légitime sur son propre territoire. Pire, elle s’est muée en un vulgaire prestataire de service pour l’Union Européenne. En février 2017, à la faveur du Plan d’action de la Valette, 200 millions d’euros sont débloqués en vue de financer le contrôle de ses frontières. En juillet s’y ajoutent 43 millions de plus. Aux yeux des institutions européennes, peu importe que la Libye soit un État, une nation. Elle doit être une frontière, et la plus infranchissable possible. Que leur importe si, au-delà, règnent l’esclavage, le meurtre, le viol, la destruction et l’abaissement de tout ce qui fonde l’humain. L’histoire récente du continent Africain et du Moyen-Orient nous le rappellent inlassablement : la dissolution des États laisse souvent le champ libre à la résurgence de formes débridées et sidérantes de violence sociale ou politique. L’esclavagisme en est une des déclinaisons.
Dans son dernier discours, Malcolm X évoque l’esprit de Bandung.
Ce discours a été prononcé par Malcolm X, à l’église Méthodiste de Corn Hill Rochester à New York, le 16 février 1965. Malcolm X / El-Hajj Malek El-Shabazz fut assassiné dans la quartier de Harlem le 21 février 1965, cinq jours plus tard.
Malcolm X et les émeutes de Harlem
Toutes ressemblances…
Pendant les émeutes de Harlem j’étais en Afrique, heureusement ! (rires). Pendant ces émeutes, ou à cause de ces émeutes ou bien après ces émeutes, la presse, à nouveau, a dépeint les émeutiers avec une grande habileté, comme étant des truands, des criminels, des voleurs, parce qu’ils s’étaient approprié des biens.
Qu’est-ce que la lutte des races sociales ?
Intervention de Selim Nadi lors de la table ronde « Conditions noires et politique : de la nécessité de la violence », organisée à Sciences Po le 13 Avril 2017. Tout d’abord, je souhaiterais remercier l’Association Sciences Po pour l’Afrique d’avoir invité le Parti des Indigènes de la République (PIR) à participer à cette table ronde. Je … Lire la suite
