Présence en poésie de Patrice-Émery Lumumba
Avec des poèmes de Aimé Césaire, René Depestre, Liss Kihindou, Langston Hughes, et des chansons de Carlos Puebla et de François « Franco » Luambo.
Présence en poésie de Patrice-Émery Lumumba
Avec des poèmes de Aimé Césaire, René Depestre, Liss Kihindou, Langston Hughes, et des chansons de Carlos Puebla et de François « Franco » Luambo.
Ce que la domination coloniale en Palestine révèle de l’ordre libéral international d’hier et d’aujourd’hui.
Pour une grande partie du monde occidental, les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale sont largement associées à la naissance des Nations unies, à la Déclaration universelle des droits de l’Homme et aux procès de Nuremberg. Mais pour les pays du Sud Global, la période 1945-1948 a marqué la poursuite et la restructuration de la domination coloniale.
Alors que l’ordre juridique d’après-guerre s’établissait, les puissances coloniales occidentales ont rédigé des cadres juridiques relatifs aux droits de l’Homme et relations entre Etats tout en menant des génocides, des épurations ethniques et des occupations en Palestine, en Algérie, au Congo, en Inde et au-delà.
Réunis à Porto Alegre — ville symbole des luttes internationales, riche d’importantes traditions et aspirations démocratiques — des milliers d’activistes provenant de plus de quarante pays des cinq continents célèbrent notre unité dans la diversité, cherchant à faire progresser l’organisation de la résistance et la lutte contre les différentes formes de fascisme, l’extrême droite et l’impérialisme dans sa phase la plus agressive.
Au cours de cette même semaine, la caravane Nuestra América vers Cuba a eu lieu ; plus d’un million de personnes sont descendues dans les rues en Argentine, luttant pour la mémoire et contre Milei ; des centaines de milliers ont participé à la mobilisation antifasciste au Royaume-Uni et, surtout, la grande et historique manifestation « No Kings » aux États-Unis, où des millions d’Américains se sont rassemblés dans des centaines de villes, déclarant une fois de plus Trump ennemi de l’humanité.
/ Communiqué de presse – Droit pour Gaza/ABP/CNAPD/SOS Gaza /
Dans l’action en justice intentée contre l’Etat belge en raison de son inaction face au génocide à Gaza, la Cour d’appel de Bruxelles rend un arrêt historique en droit international : elle se déclare compétente pour examiner si, face à un risque sérieux de génocide et à des violations graves des Conventions de Genève, la Belgique agit conformément à ses obligations de droit international pour faire cesser le génocide et les violations de droit international humanitaire.
– mars 14, 2026
De l’Afghanistan à l’Iran, de Guantanamo à Maduro. Pas de fin en vue ?
Ce qui s’est passé en 2001 relève de la préhistoire pour un jeune d’aujourd’hui, âgé de vingt ou trente ans. On ne peut pas en vouloir aux jeunes : ils ont déjà assez de mal à gérer la situation actuelle et le flot d’informations qui les submerge. Nos dirigeants leur ont également appris que les guerres à l’étranger – qu’ils appellent généralement des « conflits » – dans lesquelles l’Occident impérialiste est directement ou indirectement impliqué, ne doivent surtout pas être importées chez nous ; le prix de l’essence à la pompe et la sécurité du retour de nos touristes depuis les zones de guerre, voilà ce qui, pour nos médias, doit retenir notre attention. Pour le reste, nous ne pouvons rien y faire de toute façon.
Qui parle encore de la guerre contre l’Afghanistan qui a commencé il y a vingt-cinq ans, de la guerre contre l’Irak qui a suivi, chacune ayant fait des centaines de milliers de morts ? Ou de l’ouverture du camp de Guantanamo, depuis 2002 le nom du camp de prisonniers le plus tristement célèbre au monde…
Tout cela est oublié et enterré sous une couche de béton.
Nous recueillons encore des signatures pour que l’appel prenne le plus d’ampleur possible. Si vous connaissez des élu·es ou des personnes impliquées/ayant des responsabilités dans les mouvements sociaux ou dans des organisations politiques, nous vous invitons à leur proposer de se joindre à l’appel.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE – POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
Front mondial contre le néofascisme et l’impérialisme : 565 personnalités et 900 activistes de 100 pays font front commun
PORTO ALEGRE / INTERNATIONAL – Le 19 février 2026 – La mobilisation contre l’internationale réactionnaire franchit un palier historique. Un mois après un premier appel retentissant lancé par le CADTM, une seconde vague de 335 personnalités rejoint l’initiative, portant à 565 le nombre total de personnalités signataires issus d’une centaine de pays. S’y ajoutent plus de 900 signatures d’activistes et de citoyen-nes motivé-es.
Ce front mondial unit parlementaires, syndicalistes, activistes et intellectuel-les autour d’un constat d’urgence : la lutte contre l’extrême droite est indissociable de la lutte contre les agressions impérialistes.
Un diagnostic sans concession : l’internationale de la haine
Les Damnés de la terre est le livre le plus radical et le plus influent de Frantz Fanon : il exprime les contradictions et les potentialités révolutionnaires de toute la conjoncture de la décolonisation. Pourtant, comme le montre ici Bashir Abu-Manneh dans un article initialement publié par Catalyst, sa réception postcoloniale l’a souvent défiguré — en occultant le socialisme de Fanon et son analyse de classe, et en le réduisant à un prophète de la violence.
Cet entretien avec Silvia Federici explore la notion de « communalité » liée aux luttes sud-américaines, qui se distingue de celle de « commun » déployée en Europe. La philosophe et militante féministe examine la place de l’État dans un projet de transformation sociale, et insiste sur la portée des mouvements sociaux en Amérique latine. La corporalité, ou « corps territoire », y constitue un enjeu majeur de ce qui doit être défendu contre les menées capitalistes et colonialistes. Entretien mené par Luis Martinez Andrade, à Paris le 3 mai 2018, et traduit par Thibaut Rouchon.
La dévastation à Gaza n’est pas seulement un génocide, mais aussi un écocide : la destruction délibérée de tout un tissu social et écologique. Des sols contaminés et des terres agricoles décimées à l’effondrement des réseaux hydrographiques et aux mers saturées de déchets, l’attaque israélienne révèle combien la violence coloniale est indissociable des atteintes à l’environnement. Reliant la lutte palestinienne à la lutte mondiale contre le capitalisme fossile et l’impérialisme, cette analyse soutient que la justice climatique est impossible sans la libération palestinienne.