La Palestine est notre boussole.
1001 jours.
1001jours que les puissants du monde promettent la fin d’un peuple.
1001 jours qu’ils annoncent sa défaite.
1001 jours qu’ils veulent nous convaincre que la force fait le droit.
Et pourtant…
La Palestine est notre boussole.
1001 jours.
1001jours que les puissants du monde promettent la fin d’un peuple.
1001 jours qu’ils annoncent sa défaite.
1001 jours qu’ils veulent nous convaincre que la force fait le droit.
Et pourtant…
Ziad Medoukh est professeur de français, qu’il enseignait à l’université Al-Aqsa de Gaza désormais détruite. Poète et écrivain engagé, Ziad Medoukh a fait le choix de rester à Gaza avec sa famille. Dans ce nouveau témoignage (lire les précédents ici), il dresse un bilan du calvaire que connait la population palestinienne depuis le 7 octobre 2023 : mille jours d’horreur qui n’a épargné aucune vie, aucune pierre, aucune terre. Et cette terrible litanie de chiffres n’a pas encore de fin, car Ziad Medhouk nous le rappelle : 1023 des 73 120 Palestinien·nes mort·es au cours de ces 1000 jours l’ont été depuis le cessez-le-feu du 13 octobre 2025. Dans un contexte de confusion entretenue entre antisionisme et antisémitisme et de criminalisation grandissante des expressions de solidarité avec le peuple palestinien, il est important de ne pas céder, de ne pas déguiser la réalité de ce massacre. De ne pas oublier Gaza et la responsabilité européenne.
Un film de Suhail Nassar et Charles Villa Réalisation: Elie Dupont & Mathias Hillion Production éditoriale: Mathias Hillion & Karim Laudanski Montage: Elie Dupont Direction artistique: Nicolas Dumond, Uncut Studio Graphismes: Guillaume Gaudart Chargée de post-production: Emma Rage Images: Suhail Nassar, Belal Al-Hams, Charles Villa, Christophe Astruc, Camille Courcy, Nicolas Grisel, Théotime Massard Journaliste: Justine Reix Étalonnage: MilleDollars – Samir Farhi Mixage: Mathieu Genet Traductions: Nadia Agamawy, Nabil Ajan, Rita Abou Khalil, Nouha Abd-El-Baset Sous-titres: L’équipe de tryhards Karim Laudanski, Théotime Massard et Casquette noire Dubbing Anglais/Français/Arabe: YouDubStudio Où me trouver: Instagram :
/ charlesvillaa
Analyse d’un paradoxe discursif de la société israélienne et ses implications pour les devenirs humains et non-humains
Julian Aranguren
Alors que la situation en Palestine s’efface peu à peu des médias occidentaux, le peuple palestinien et les peuples arabes voisins continuent de subir la catastrophe du colonialisme israélien. À Gaza, le génocide se poursuit avec le soutien de l’Occident. En Cisjordanie, le nettoyage ethnique s’accélère. Au Liban, les bombardements israéliens continuent et une partie du sud du pays est occupée.
Dans ce texte, l’universitaire palestinien-américain Saree Makdisi revient sur la politique d’éradication conduite par l’État colonial israélien à Gaza. L’auteur insiste : le génocide continue. Et cette violence abominable, inhérente au colonialisme israélien et à l’impérialisme occidental, ne doit pas être banalisée. Partout il faut résister, partout il faut refuser la normalisation d’Israël.
La dévastation à Gaza n’est pas seulement un génocide, mais aussi un écocide : la destruction délibérée de tout un tissu social et écologique. Des sols contaminés et des terres agricoles décimées à l’effondrement des réseaux hydrographiques et aux mers saturées de déchets, l’attaque israélienne révèle combien la violence coloniale est indissociable des atteintes à l’environnement. Reliant la lutte palestinienne à la lutte mondiale contre le capitalisme fossile et l’impérialisme, cette analyse soutient que la justice climatique est impossible sans la libération palestinienne.
La suprématie ethnique meurtrière inhérente à la société israélienne est plus profonde que Netanyahou, Ben Gvir et Smotrich. Elle doit être combattue à la racine.
Source : +972, Orly Noy
La ville de Gaza est en proie aux flammes, alors que l’armée israélienne s’est lancée dans une offensive terrestre (du moins jusqu’au récent cessez-le-feu, ndlr) après des semaines de bombardements incessants. Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, déjà visé par un mandat d’arrêt international pour crimes contre l’humanité, a qualifié cette dernière offensive « d’opération intensifiée. » Je vous invite à regarder les images diffusées depuis Gaza pour comprendre ce que signifie réellement cet euphémisme.
Synthèse des déclarations de Khalil Al-Hayya, chef du Bureau du Hamas à Gaza, dans une interview à Al-Jazeera le 26 octobre 2025.
L’occupation n’a pas atteint ses objectifs, et je ne pense pas qu’elle ait la motivation nécessaire pour reprendre la guerre. Elle n’a atteint aucun de ses objectifs au cours des deux dernières années, grâce à la fermeté de notre peuple et malgré les immenses sacrifices. Gaza a donné plus de 10 % de sa population en martyrs, blessés, prisonniers et disparus. C’est un chiffre très lourd.
Le génocide en Palestine n’est pas, comme le présentent la presse et le gouvernement italiens, une tragédie, une crise humanitaire ou une perversion extrémiste du gouvernement israélien de Netanyahou. Se remémorer le génocide italien en Libye, perpétré entre 1924 et 1934, permet de contrer ce récit par une analyse alternative, matérialiste et décoloniale, qui envisage le génocide comme un mécanisme fondamental de reproduction du système colonial-capitaliste face aux mouvements de résistance anticoloniale. Les responsabilités de l’Italie, hier comme aujourd’hui, sont claires.