30 juin 1960 – Indépendance République Démocratique du Congo ![]()
En janvier 1960, la Table ronde belgo-congolaise de Bruxelles fixe officiellement la date de l’indépendance du Congo : ce sera le 30 juin 1960.
Le soir même, à l’hôtel Plaza de Bruxelles, une célébration réunit la délégation congolaise. L’orchestre African Jazz, dirigé par le Grand Joseph Kabasele, surnommé Grand Kallé, y interprète pour la première fois une chanson appelée à devenir historique : « Indépendance Cha Cha ».
Les paroles résonnent comme un cri de victoire :
Pleure, O Noir Frère bien-aimé
Présence en poésie de Patrice-Émery Lumumba
Avec des poèmes de Aimé Césaire, René Depestre, Liss Kihindou, Langston Hughes, et des chansons de Carlos Puebla et de François « Franco » Luambo.
FRANTZ FANON, 100 ANS DE LUTTES : CE QU’IL NOUS APPREND À BRUXELLES PANTHÈRES
Ce que Frantz Fanon nous apprend à Bruxelles Panthères : pour une praxis décoloniale, radicale et populaire au cœur de la métropole européenne.
Frantz Fanon, 100 ans plus tard : armes pour nos luttes à Bruxelles Panthères
De la psychiatrie coloniale à la guérison politique collective : que ferait Fanon aujourd’hui à Bruxelles ?
« La honte. La honte et le mépris de moi-même. La nausée. Quand on m’aime, on me dit que c’est malgré ma couleur. Quand on me déteste, on ajoute que ce n’est pas à cause de ma couleur… Ici ou là, je suis prisonnier du cercle infernal. » Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs. (1952)
Fanon est vivant, ici, dans nos colères, nos soins, nos combats
Patrice Émery Lumumba (1925-1961) : Honneur et Respect
Patrice Emery Lumumba (né le 2 juillet 1925) aura été une étoile filante dans le ciel de l’Afrique à peine indépendante. Élu Premier ministre en 1960, destitué quatre mois plus tard, il est assassiné le 17 janvier 1961, suite à un complot mêlant la puissance coloniale belge, la CIA et les services secrets français. Ce que toutes ces puissances ne lui pardonnaient pas, c’était de vouloir rompre avec le colonialisme qui, au Congo, fut particulièrement féroce. Patrice Lumumba a scellé son destin le jour même de l’Indépendance, par son discours, non prévu. En disant la vérité du colonialisme, il se condamnait à mort.
Une lettre ouverte de la famille Lumumba
Lettre ouverte à Sa Majesté le Roi des Belges
Kinshasa, le 30 juin 2020
Sire,
Qu’il Vous plaise de considérer, qu’en de si pénibles circonstances, les mots sont de peu de poids, et demeurent impuissants à donner l’exact relief d’une douleur vieille de quasi 60 ans.
Pour dire à Votre Majesté ô combien nos cœurs ploient sous le poids d’indicibles afflictions, nous rappelons à Votre Auguste Mémoire que depuis le 17 janvier 1960, nous n’avons aucune information qui détermine avec exactitude les circonstances de la mort tragique de notre Père, ni de ce qu’il est advenu de sa dépouille.
“L’ascension de Mobutu” : un livre toujours pas digéré par certains milieux nostalgiques ?
Le nouveau livre de Ludo De Witte dévoile une vérité longtemps occultée sur les crimes de la Belgique et des Etats-Unis qui ont permis, après l’assassinat atroce de Patrice Lumumba (premier ministre élu), d’installer la dictature personnelle de Joseph Mobutu. Tabou ? Apparemment, cinquante ans plus tard, certains milieux belges ne digèrent toujours pas la critique du (néo)colonialisme ! De Witte répond ici au récent article de Marie-France Cros dans le quotidien belge La Libre qui tente d’excuser la Belgique.
Bruxelles, ville impériale : désenvouter l’espace public
Le cas du parc Duden / parc de Forest
Martin Vander Elst.
Samedi 13 Janvier 2018
Un buste de Léopold II qui se trouvait dans le parc Duden à Forest a été déboulonné dans la nuit de mercredi 10 à jeudi 11 janvier par un collectif anti-colonial. Il faut dire que les statues de Léopold II représentent un des points de cristallisation des enjeux mémoriels sur le passé colonial de la Belgique (Ceuppens, « Les monuments publics coloniaux, lieux de mémoires contestés », 2008). En effet, les massacres commis sous le règne de Léopold II par l’intermédiaire des forces de l’Association Internationale Africaine puis par celles de l’État Indépendant du Congo constituent la face la plus obscure de la colonisation belge au Congo. À Bruxelles, plus particulièrement, bien des noms de rues, de places ou de boulevards sont consacrés à des agents de Léopold II au Congo qui sont connus pour leurs crimes contre l’humanité. Qu’autant de monuments soient consacrés à la gloire des soldats et des militaires indique à quel niveau de profondeur gît, dans notre inconscient collectif, mais aussi dans l’espace public, l’accoutumance aux massacres (Mbembe, « Que faire des statues et monuments coloniaux ? », 2006).
Pour l’avenir de Matongé et de la place Lumumba, rassemblons-nous le 30 juin !
30 Juin 2016 de 18h00 à 19h00 Pour l’avenir de Matonge et de la place Lumumba: Rassemblons – nous! Pour l’avenir de Matongé et de la place Lumumba, rassemblons-nous le 30 juin ! Matongé est en péril parce qu’elle est trop « africaine » pour les esprits restés colonialistes. L’identité africaine de ce quartier fait … Lire la suite
Le procès du système esclavagiste de Léopold II aura bien lieu
Les remous suscités par la volonté de la ville de Bruxelles d’organiser une commémoration en hommage au roi Léopold II le 17 décembre dernier, illustrent non seulement le malaise, mais aussi et surtout un déni persistant sur une page importante de l’histoire de la Belgique que les dirigeants n’osent pas regarder en face. Suite aux … Lire la suite