Faire la guerre au peuple au nom du capital : les racines de la répression intérieure aux États-Unis

Introduction

L’État américain est un « état de guerre » — George Jackson, Blood in My Eye

Le 16 juillet 2026, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a réuni au département d’État des responsables du gouvernement des États-Unis, des représentants du Congrès et des représentants gouvernementaux de 65 pays. Surnommé officieusement le « sommet Antifa », ce sommet avait pour sujet principal la supposée résurgence du terrorisme politique d’extrême gauche.

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Fanon, Malcolm X et la révolte de la jeunesse bruxelloise

Par tous les moyens nécessaires

Fanon, Malcolm X et la révolte de la jeunesse bruxelloise

Nordine Saïdi — Octobre 2026

« Le monde colonial est un monde manichéiste. Il ne suffit pas au colon de limiter physiquement, c’est-à-dire à l’aide de sa police et de sa gendarmerie, l’espace du colonisé. Comme pour illustrer le caractère totalitaire de l’exploitation coloniale, le colon fait du colonisé une sorte de quintessence du mal. »¹

Frantz Fanon

Nous ne condamnerons pas

On connaît le rituel. À chaque révolte de la jeunesse des quartiers, on nous tend le micro et on attend la phrase : « Nous condamnons toutes les violences. » Le ministre la prononce, le bourgmestre aussi, et même certains de nos responsables associatifs, pressés de prouver qu’ils sont fréquentables. La phrase sert de laissez-passer. Qui refuse de la dire est aussitôt suspect.

Nous ne la dirons pas.

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Haren, l’usine du mépris

Par Luk Vervaet
Ma contribution au recueil « La prison humiliante – récits croisés d’une surpopulation indigne », diffusé il y a quelques jours par le Conseil Central de Surveillance Pénitentiaire. 
Ce recueil  rassemble une quarantaine de voix autour de la question « Quels visages l’humiliation prend-elle lorsque la surpopulation devient le quotidien de la prison ? ». 

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Se souvenir du Black Panther Party

L’année 2026 marque le soixantième anniversaire de l’apparition de l’expression « Black Power », forgée par Kwame Ture, né Stokely Carmichael (1941-1998), ainsi que de la fondation du Black Panther Party à Oakland (Californie) en octobre 1966. Six décennies plus tard, la vision antiraciste et anticapitaliste, antifasciste et internationaliste des Black Panthers continue d’éclairer les luttes contemporaines contre la violence policière, le racisme structurel et l’ordre capitaliste. Tel était déjà l’argument de l’universitaire Robert Greene II dans ce texte paru il y a dix ans, à l’occasion du jubilé du mouvement.

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Le privilège de douter, le prix de mourir : Joël Kotek et la bataille politique autour du génocide à Gaza

Joël Kotek vient une nouvelle fois nous expliquer que Gaza ne serait pas un génocide.

Il faut prendre son argument au sérieux.

Pas parce qu’il serait juridiquement convaincant.

Mais parce qu’il est politiquement révélateur.

Révélateur de la manière dont une partie de l’espace intellectuel européen continue à regarder la violence coloniale depuis le point de vue du pouvoir qui la produit, et non depuis celui des populations qui la subissent.

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Gaza: «Le génocide est une source de profits», dénonce Francesca Albanese devant l’ONU

Une économie entière au service d’un génocide. C’est ce que dénonce la rapporteure spéciale de l’ONU sur les Territoires occupés. Dans un nouveau rapport, Francesca Albanese décrit la façon dont l’économie israélienne utilise le massacre à Gaza pour faire des profits. Profits réalisés aussi par bon nombre d’entreprises étrangères, accusées de complicité.

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Comment Tintin échappa à l’épuration

Lors du dernier Festival de Cannes, le réalisateur Peter Jackson a annoncé être à pied d’œuvre pour écrire une nouvelle adaptation cinématographique des aventures de Tintin. Quinze ans après l’interprétation par Steven Spielberg du « Secret de la Licorne » qui avait proposé au public une trépidante et régressive cavalcade pimpée par la technologie 3D, le reporter globe-trotter dessiné par Hergé continue de fasciner foules et réalisateurs. On peut lui préférer le passionnant ouvrage du journaliste Sébastien Bourdon, « Tintin au pays des fascistes », qui livre un remarquable travail de clarification critique, en retraçant le parcours du dessinateur dans l’Occupation, mais surtout le rôle de ses accointances et influences fascistes dans la genèse des albums. Norman Ajari en propose ici une recension.

Arts 

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Adèle, « Moi aussi j’ai pris une décision : je vais parler. »

Avant de publier l’appel qui suit, Bruxelles Panthères a pris le temps de le soumettre à plusieurs médias bruxellois et nationaux — Le Soir, La Libre, Le Vif, ainsi qu’à d’autres rédactions et interlocuteurs de la presse. À ce stade, ces démarches sont restées sans réponse.

Nous ne voulons pas tirer de conclusion hâtive de ces silences. Mais nous considérons néanmoins qu’ils méritent d’être constatés, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une affaire qui touche à la fois aux libertés publiques, au monde culturel, au débat démocratique et à la question du traitement médiatique de certaines voix.

C’est précisément parce que l’espace médiatique semble, pour l’instant, ne pas s’être saisi de cette affaire que Bruxelles Panthères choisit de rendre public l’appel ci-dessous concernant Adèle Hanaele.

Cet appel rassemble déjà plus d’une cinquantaine de premières signatures issues de milieux artistiques, culturels, universitaires et militants, et continue à recueillir de nouveaux soutiens.

Parmi les premières personnes signataires figurent notamment Isabelle Stengers (philosophe), Riccardo Petrella (professeur émérite de l’Université de Louvain), Marco Martiniello (sociologue), Jacinthe Mazzocchetti (anthropologue et autrice), Saïd Bouamama (sociologue et militant du FUIQP), Eyal Sivan (cinéaste et essayiste), David Murgia (comédien, auteur et metteur en scène), Joëlle Sambi (autrice, poétesse, slameuse et réalisatrice), Rokia Bamba (DJ, compositrice et animatrice radio) et Mohamed Ouachen (artiste interprète et réalisateur).

La diversité de ces premières signatures est significative : elle montre que cet appel ne relève pas d’un seul milieu professionnel, d’un seul courant politique ou d’un cercle militant restreint. Il fait d’ores et déjà écho auprès de personnes issues de la culture, de la recherche, du monde artistique et de différents espaces de mobilisation.

Bruxelles Panthères considère donc qu’il est temps que cette parole puisse circuler publiquement. Non pas pour demander aux médias de penser à notre place, mais pour leur rappeler qu’il existe, derrière cette affaire, des questions qui concernent l’ensemble de la société : qui est entendu, qui est rendu visible, quelles paroles trouvent une place dans l’espace public et lesquelles restent confinées au silence.

Voici donc l’appel.

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Les deux racismes qui ont assassiné Jason Arday

Le chercheur en sociologie de l’éducation Jason Arday s’est donné la mort le 14 aout 2026, quelques jours après sa démission de son poste de professeur à l’université de Cambridge. Cette tragédie fait suite à des semaines de harcèlement médiatique motivé par le racisme. Il y a deux coupables. Le premier est un puissant réseau économique, politique et académique qui cherche à réhabiliter une négrophobie scientifique. Le second est le cynisme des universitaires progressistes qui instrumentalisent les personnalités noires.

Politique 

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