Se souvenir du Black Panther Party

L’année 2026 marque le soixantième anniversaire de l’apparition de l’expression « Black Power », forgée par Kwame Ture, né Stokely Carmichael (1941-1998), ainsi que de la fondation du Black Panther Party à Oakland (Californie) en octobre 1966. Six décennies plus tard, la vision antiraciste et anticapitaliste, antifasciste et internationaliste des Black Panthers continue d’éclairer les luttes contemporaines contre la violence policière, le racisme structurel et l’ordre capitaliste. Tel était déjà l’argument de l’universitaire Robert Greene II dans ce texte paru il y a dix ans, à l’occasion du jubilé du mouvement.

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Adèle, « Moi aussi j’ai pris une décision : je vais parler. »

Avant de publier l’appel qui suit, Bruxelles Panthères a pris le temps de le soumettre à plusieurs médias bruxellois et nationaux — Le Soir, La Libre, Le Vif, ainsi qu’à d’autres rédactions et interlocuteurs de la presse. À ce stade, ces démarches sont restées sans réponse.

Nous ne voulons pas tirer de conclusion hâtive de ces silences. Mais nous considérons néanmoins qu’ils méritent d’être constatés, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une affaire qui touche à la fois aux libertés publiques, au monde culturel, au débat démocratique et à la question du traitement médiatique de certaines voix.

C’est précisément parce que l’espace médiatique semble, pour l’instant, ne pas s’être saisi de cette affaire que Bruxelles Panthères choisit de rendre public l’appel ci-dessous concernant Adèle Hanaele.

Cet appel rassemble déjà plus d’une cinquantaine de premières signatures issues de milieux artistiques, culturels, universitaires et militants, et continue à recueillir de nouveaux soutiens.

Parmi les premières personnes signataires figurent notamment Isabelle Stengers (philosophe), Riccardo Petrella (professeur émérite de l’Université de Louvain), Marco Martiniello (sociologue), Jacinthe Mazzocchetti (anthropologue et autrice), Saïd Bouamama (sociologue et militant du FUIQP), Eyal Sivan (cinéaste et essayiste), David Murgia (comédien, auteur et metteur en scène), Joëlle Sambi (autrice, poétesse, slameuse et réalisatrice), Rokia Bamba (DJ, compositrice et animatrice radio) et Mohamed Ouachen (artiste interprète et réalisateur).

La diversité de ces premières signatures est significative : elle montre que cet appel ne relève pas d’un seul milieu professionnel, d’un seul courant politique ou d’un cercle militant restreint. Il fait d’ores et déjà écho auprès de personnes issues de la culture, de la recherche, du monde artistique et de différents espaces de mobilisation.

Bruxelles Panthères considère donc qu’il est temps que cette parole puisse circuler publiquement. Non pas pour demander aux médias de penser à notre place, mais pour leur rappeler qu’il existe, derrière cette affaire, des questions qui concernent l’ensemble de la société : qui est entendu, qui est rendu visible, quelles paroles trouvent une place dans l’espace public et lesquelles restent confinées au silence.

Voici donc l’appel.

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La rupture suicidaire d’Israël avec les États-Unis

Israël se retourne contre son dernier allié important dans un élan d’orgueil suicidaire.

Israël sabote les négociations avec l’Iran et s’aliène son dernier allié important en refusant de mettre fin à ses attaques contre le Liban et de se retirer du sud du pays qu’il occupe. Il est déterminé à raviver un brasier régional qui pourrait conduire l’Iran à fermer définitivement le détroit d’Ormuz et plonger l’économie mondiale dans une dépression planétaire. Et il poursuit son génocide à Gaza.

Israël est gangrené par le racisme et la violence génocidaire. Il est aveuglé par une supériorité morale répugnante. Il est corrompu par une classe de milliardaires sionistes aux États-Unis qui utilisent leur fortune pour orienter la politique étrangère au service des intérêts israéliens. Il dispose d’un arsenal nucléaire que les responsables israéliens ont menacé à plusieurs reprises d’utiliser.

C’est une menace pour la région. C’est une menace pour lui-même. Et c’est une menace pour nous.

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Terroristes par essence

Par Edward W. Said

En 1986, Edward Said rend compte d’un ouvrage sur le terrorisme que vient de faire paraître un certain Benjamin Netanyahou, ambassadeur d’Israël aux Nations unies. L’intellectuel palestinien constate que cette notion fait perdre la tête à la classe politique, aux journalistes et aux universitaires, qui, dès qu’il en est question, abandonnent les principes rationnels les plus élémentaires pour s’ébattre gaiement dans les eaux boueuses du racisme. Déjà, le terroriste, c’est l’Arabe, c’est le musulman… Moyen commode d’escamoter les crimes commis par Israël et les États-Unis, et qui, quarante ans après la rédaction de cet article, semble, hélas, plus inusable que jamais.

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MARWAN BARGHOUTI : PORTRAIT DE L’ENNEMI N°1 D’ISRAËL

Cadre dirigeant du Fatah, militant, député, prisonnier politique, Marwan Barghouti est l’une des figures palestiniennes les plus populaires actuellement emprisonnée par Israël. Cet homme de 66 ans a traversé l’histoire de son peuple entre engagement politique, marches pacifiques et lutte armée. Arrêté par Israël en 2002, il reste depuis l’une des voix palestiniennes les plus influentes et les plus redoutées par le gouvernement israélien, au point que sa libération est réclamée par toutes les forces palestiniennes ainsi que par de nombreux soutiens internationaux. Surnommé le “Mandela palestinien”, Barghouti a ainsi transformé sa cellule en espace de résistance, de mobilisation et de revendication collective, cristallisant aujourd’hui les espoirs d’unité, de résistance et de libération d’un peuple. Ce documentaire, tourné en Cisjordanie pendant l’hiver 2025, revient sur son histoire pour raconter, en miroir, celle de la Palestine contemporaine.

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Ces « terroristes » britanniques qui soutiennent la Palestine

En juin 2026, la Cour d’appel britannique a confirmé l’interdiction de Palestine Action et plusieurs militants ont été condamnés au titre d’une « connexion terroriste ». Les acquittements obtenus devant certains jurys et les hésitations d’une partie de la magistrature avaient un temps empêché que la volonté du pouvoir ne se transforme en doctrine. Cette parenthèse s’est refermée. Au Royaume-Uni, les mécanismes d’exception forgés au nom de la « guerre contre le terrorisme » constituent désormais l’ordinaire du traitement politique de la question palestinienne. Le projet de loi sur les « menaces contre l’État », actuellement débattu au Parlement, entend déjà étendre cette logique au droit de manifester et aux libertés publiques.

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RDC-USA. « L’assassinat de Lumumba est un drame international »

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