Pendant des mois, la place Clemenceau a été enfermée derrière des grillages. Officiellement, c’était pour lutter contre le deal, les fusillades, l’insécurité, les nuisances et les problèmes de propreté. Officiellement, c’était une mesure temporaire. Pourtant, les mois ont passé et les grillages sont restés. Aujourd’hui, certaines déclarations politiques laissent entendre que cette fermeture pourrait devenir durable, voire permanente.
Je ne suis ni trafiquant, ni tireur, ni membre d’un réseau criminel. Je suis un habitant d’Anderlecht. Un travailleur social. Un père de famille. Un citoyen. Et comme beaucoup d’habitants du quartier, je refuse que l’on présente cette situation comme normale.