
Pourquoi les Palestiniens ont-ils entamé une grève de la faim ?

La liberté, la justice et l'égalité, par tous les moyens nécessaires ! Malcolm X


mardi 8 mai 2012, par Alain Gresh
Imaginons un instant deux mille prisonniers politiques en Chine engagés dans une grève de la fin depuis plusieurs semaines ; ou bien deux mille autres, mobilisés dans un mouvement similaire en Russie. Il y a peu de doute que les télévisions et les radios, si promptes à se mobiliser sur les atteintes aux droits humains dans de lointains pays, ouvriraient leurs bulletins d’information sur cette nouvelle, s’indigneraient de cette violation des droits élémentaires, appelleraient nos autorités à réagir et même à intervenir, à imposer des sanctions à Pékin ou à Moscou.
Il y a bien deux mille prisonniers politiques qui font la grève de la faim, mais en Palestine. Et l’information ne semble pas intéresser grand-monde. Mais nous le savons depuis longtemps, les Palestiniens, les Arabes, les musulmans ne sont pas vraiment des êtres humains comme les autres.
dimanche 6 mai 2012 – Omar Barghouti
The Nation

Le droit des Palestiniens à l’égalité n’est ni négociable ni relatif ; il est la condition sine qua non d’une paix juste en Palestine et dans la région. Comme Edward Saïd le disait : « L’égalité ou rien ! ».
Quiconque soutient l’autodétermination des Palestiniens en appelant simplement à la fin d’une occupation israélienne de 45 ans de la bande de Gaza et de la Cisjordanie dont Jérusalem-Est, ne fait que défendre beaucoup des droits de seulement 38 % des Palestiniens, comptant sur les autres pour qu’ils acceptent l’injustice comme une fatalité. D’après les statistiques 2011, sur les 11,2 millions de Palestiniens, 50 % vivent en exil, beaucoup étant privés de leur droit énoncé par les Nations-Unies au retour dans leurs foyers d’origine, et 12 % sont des citoyens palestiniens d’Israël qui vivent sous un système de « discrimination institutionnelle, juridique et sociétale », selon le Département d’État US. Plus des deux tiers des Palestiniens sont des réfugiés ou des personnes déplacées à l’intérieur.
L’égalité des droits pour les Palestiniens, cela signifie, au minimum :
la fin de l’occupation et de la colonisation de 1967 par Israël,
la fin du système de discrimination raciale en Israël,
et le respect du droit des réfugiés palestiniens au retour sur leurs terres d’où ils ont été chassés par le nettoyage ethnique qu’ils ont subi durant la Nakba de 1948.
Saïd Bouamama : « A diaboliser les musulmans, on crée des islamophobes »
Le score obtenu par le Front national lors du premier tour des élections françaises en a consterné plus d’un. Est-il le signe d’une islamophobie grandissante ? Ou reflète-t-il tout simplement une société française baignant dans des manipulations à la fois politique et médiatique ? Investig’Action a tenté de répondre à ces questions en rencontrant Saïd Bouamama, sociologue et militant engagé depuis de nombreuses années dans les luttes de l’immigration pour l’égalité réelle des droits en France.
Un article à propos de la grève de la faim menée à la VUB par 23 personnes sans papier.
(merci Marco Bertolini)
On ne lâche rien.
Manifestation ce vendredi 11 mai à Bruxelles, départ à 16h depuis la Bourse jusqu’au boulevard de Stalingrad.
Prélude à la Marche Européenne des sans papier qui démarrera le 2 juin.
Eric Fassin, sociologue (Paris VIII) et chercheur à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (Iris), travaille sur la politisation des questions sexuelles et raciales, et sur leurs articulations autour de la politique d’immigration. Depuis 2007, cette dernière est au cœur de son travail. Avec Michel Feher, leur collectif « Cette France-là » propose une contre-expertise en forme d’annales.

Schaerbeek: Kenza Isnasni revient sur les lieux du drame 10 ans après
Description :
Le 7 mai 2002, les parents de Kenza Isnasni étaient abattu par un homme de 79 ans, partisan du Vlaams Blok. Le mobile du crime: racisme. 10 ans plus tard, Kenza Isnasni raconte ce qui s’est passé cette nuit là au 121 rue vanderlinden à Schaerbeek. Vidéo

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah et que la paix et les bénédictions soient sur le Messager d’Allah
Chers peuples libres du monde. Chers opprimés et privés de leurs droits dans le monde. Chers amis de notre peuple, qui vous êtes tenus à mes côtés avec une conviction inébranlable en la liberté et la dignité pour mon peuple et pour nos prisonniers qui languissent dans les prisons de l’occupation.
Chers femmes et hommes libres, jeunes et vieux, gens ordinaires et élites intellectuelles de partout – je m’adresse à vous aujourd’hui avec un élan d’espoir et de douleur pour chaque Palestinien qui souffre de l’occupation de sa terre, pour chacun d’entre nous qui a été tué, blessé ou emprisonné par l’Etat terroriste qui nie tout ce qui est beau dans nos vies, même le sourire de nos enfants et de nos familles. Je vous adresse ma première lettre après ma libération – en priant qu’elle ne soit pas la dernière – après qu’Allah m’ait accordé la liberté, la fierté et la dignité. J’ai été un « détenu administratif » dans les geôles de l’occupation pendant quatre mois, sur lesquels j’ai passé 66 jours en grève de la faim.

Que se passe-t-il en territoire étranger ? Pour un territoire étranger. Je parle du pays, mais aussi de l’autre du lieu. Je parle d’une autre pratique, pas seulement celle du sens ou du concept. Je parle d’un autre temps, passé et à venir. Et du présent qui surgit sous la forme d’une occupation. L’occupation du temps. Martin Luther King, Angela Davis, Jean Genet, une voix à New-York, Cornel West, Malcom X. Plutôt afro-américain, c’est venu comme ça. Et Genet n’y dépareille pas. La « brutalité » justement, et le romantisme, un romantisme. Qui charge. Quelque chose de révolutionnaire traversant les figures.
Réalisation : Frédéric Neyrat