Faire le geste de la quenelle n’engage à rien: ni promesse ni action. Elle fait croire à celles et ceux qui la font, qu’elle est subversive en soi et qu’elle prouve l’existence d’une unité entre les soi-disant « anti-système ». Il n’y a de concret que la répétition du geste de scène d’un artiste qui a joué sciemment la carte d’une carrière indépendante et l’engagement politique au sein de l’extrême droite. Pour l’extrême droite et la partie la plus agressive de la classe dominante, l’important n’est pas d’être véritablement une alternative pour le peuple mais de se donner l’apparence de « rebelles ». Mais une fois au pouvoir, les dominés et les pauvres prennent de plein fouet la répression.
La cartographie du pouvoir colonial
« La cartographie du pouvoir colonial », avec le professeur Ramon Grosfoguel, du département d’études ethniques de l’Université de Berkeley. Il proposera une analyse globale de la matrice du pouvoir colonial / impérial ou comment aborder les questions économiques, l’écologie, la race, le genre avec une lecture décoloniale ? 30 novembre 2013
Assata Shakur parle depuis l’exil
La militante noire américaine Assata Shakur est mal connue, voire inconnue en France. Dans une interview accordée en 1997 à Christian Parenti, un journaliste et sociologue états-unien, et publiée en mars 1998 dans Z Magazine sous le titre « Assata Shakur speaks from exile. Post-modern maroon in the ultimate palenque », elle revient sur sa trajectoire politique, sur l’expérience de la traque policière et de la prison, sur son évasion puis son exil à Cuba. La traduction de cet entretien vise à faire connaître Assata Shakur en France, et à travers elle un pan occulté du mouvement de libération noir, en rendant accessibles en français des textes courts : entretiens, lettres ouvertes, témoignages.
« Nous ne voulons plus être les tirailleurs sénégalais d’aucune cause ! »

par Sadri Khiari
Nous mettons en ligne ci-dessous un entretien donné par Sadri Khiari, co-fondateur du PIR, à Thierry Leclère et publié dans « De quelle couleur sont les Blancs », un ouvrage collectif paru aux éditions La Découverte en automne dernier.
Capitalisme, chasse aux sorcières et biens communs.
Il y a quelques siècles d’ici, elle aurait été envoyée au bûcher. Féministe infatigable, l’historienne et auteure de l’un des livres les plus téléchargés sur Internet, « Caliban and the Witch : Women, the Body and Primitive Accumulation » (Caliban et la sorcière. Femmes, corps et accumulation primitive. Edition française à paraître aux Editions Senonevero en 2013) nous explique de manière rigoureuse les raisons politiques et économiques qui se cachaient derrière la chasse aux sorcières. Son dernier livre, « Revolution at Point Zero : Housework, Reproduction, and Feminist Struggle » (Common Notions/PM Press, 2012) est un recueil d’articles indispensables pour connaître sa trajectoire intellectuelle. Entretien réalisé pour la rubrique « Numeros Rojos » du journal en ligne « Publico.es » (Avanti4.be)
Chemin de fer Congo-Océan: Spie-Batignolles doit rendre des comptes
L’universitaire Olivier Le Cour Grandmaison et le président du Cran Louis-Georges Tin demandent une commission d’enquête sur la mort de 17 000 « indigènes » soumis au travail forcé dans les années 1920 par la compagnie dont Spie-Batignolles est issue. A l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique, le 25 mai, ils posent plus généralement « la question des crimes coloniaux perpétrés dans le cadre de la colonisation française », qui « méritent réparation ».
Convergence avec nous-mêmes
Déclaration commune Brigade Anti Négrophobie, PIR

Nos organisations se sont réunies samedi 6 juillet 2013 dans le cadre d’un séminaire de travail qui a été l’occasion d’une discussion politique intense sur la nécessité d’une convergence articulée à la prise en charge assumée des contradictions qui traversent et structurent le monde de l’immigration post-coloniale.
L’originalité de cette rencontre est qu’elle a rassemblé exclusivement des groupes non blancs, issus de l’immigration et des quartiers, parfaitement autonomes (des pouvoirs publics et des organisations politiques de gauche comme de droite) et qui fondent leur action principalement contre le racisme d’Etat et le racisme impérialiste.
Ce processus de « convergence avec nous-mêmes » est lui-même le fruit d’un travail en commun de plusieurs années. Nous souhaitons le poursuivre et lui donner un contenu politique plus substantiel, voire organisationnel
Les Etats-Unis vs. Trayvon Martin: Comment le système a fonctionné.
Suite au massacre de l’école primaire de Sandy Hook, le député du Texas Louie Gohmert, le gouverneur de Virginie Bob McDonnell, le Sénateur Rand Paul, le représentant de l’Etat de Floride Dennis Baxley (qui a également présenté dans son état la loi « Stand Your Ground », loi régissant le droit à l’auto-défense armée), aux côtés d’une foule d’autres Républicains ont affirmé que si les enseignants et les administrateurs avaient été armés, les vingt petits enfants dont Adam Lanza a volé les vies seraient aujourd’hui en vie. Evidemment, ils faisaient échos aux arguments avancés par la National Rifle Association (NRA). La NRA et l’American Legislative Exchange Council (ALEC), lobby conservateur responsable de la rédaction et de la promulgation des lois « Stand Your Ground » à travers le pays, maintiennent qu’une population armée est la seule défense valable contre les menaces imminentes des assaillants et des prédateurs.
« Moi, président de la Bolivie, séquestré en Europe »
« Moi, président de la Bolivie, séquestré en Europe »
Avec l’affaire Snowden, les Etats-unis accentuent leur dérive sécuritaire
Le dévoilement par M. Edward Snowden du caractère tentaculaire de l’espionnage américain n’a suscité que des réactions frileuses de la part des dirigeants européens. Lesquels, en revanche, n’ont pas hésité à immobiliser l’avion du président bolivien Evo Morales, soupçonné de transporter l’informaticien fugitif.
par Evo Morales.


