Interview de Saïd Bouamama, sociologue & militant associatif

Saïdou, chanteur du groupe Zep, et Saïd Bouamama, sociologue et militant, sont attaqués en justice pour « injure publique » et « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » par l’AGRIF (Alliance Générale contre le Racisme et pour la défense de l’Identité Française et chretienne) suite à la sortie de leur livre et de l’album Nique la France, devoir d’insolence. Nous ne pouvons qu’adhérer totalement aux paroles de la chanson mise en cause : « Nique la France et son passé colonialiste/ ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes / Nique la France et son histoire impérialiste/ ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes ». ÉGALITÉ soutient la campagne Devoir d’insolence antiraciste et appelle à s’y investir ! Refusons les injonctions à se taire qui sont faites au dominé-e-s et aux exploité-e-s ! Que leur parole s’exprime dans toute leur radicalité !
Appel à rejoindre le rassemblement devant l’ambassade du Chili
Alors de la tentative de mobilisation du 14N, des prisonniers politiques Mapuche entraient en grève de la faim… aujourd’hui 3 janvier 2013, 5 ans après l’assassinat de Matias Katrileo, ils le sont toujours… en grève de la faim… encore aujourd’hui
Appel à rejoindre le rassemblement devant l’ambassade du Chili
Racisme et esclavagisme par Inès Olude, historienne de l’art et artiste, résistante.
VOUS AVEZ ENTENDU?
Interview Keny Arkana

Keny Arkana :
« il faut se réapproprier son pouvoir créateur »
18 décembre par Keny Arkana, Émilie Paumard, Jérémie Cravatte
Keny Arkana est depuis sa prime adolescence une rappeuse qui a la rage au bide : révoltée, indignée, révolutionnaire, insurgée, toujours « la tête dans la lutte ». En 2007, elle a donné un concert à Liège, à l’invitation du CADTM, pour le vingtième anniversaire de la mort de Thomas Sankara |1|. Cinq ans après, nous la retrouvons pour parler de son dernier album, « Tout tourne autour du soleil », sorti début décembre, et du chemin parcouru depuis lors…
Quitter l’univers colonial

Sadri khiari, intellectuel et militant tunisien, coauteur avec Houria Bouteldja du récent Nous sommes les indigènes de la république (éd. Amsterdam), invite la gauche française à mesurer et prendre en compte la domination racialiste dont sont l’objet les « émigrés-immigrés » de France et leurs enfants. Dans notre trimestriel (actuellement en kiosques) nous publions des extraits de son intervention prononcée fin octobre lors du colloque du Lausanne « Penser l’émancipation », nous vous proposons de retrouver ce texte dans sa version intégrale.
« Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »
Jean Ziegler : « Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »

Propos recueillis par Elodie Bécu –
Mehdi Ben Barka assassiné le 29 octobre 1965
C’est en recourant à la force armée et aux commandos assassins, en imposant des dictateurs ou en déclenchant des guerres comme en Algérie et au Vietnam que le système impérialiste pense se maintenir. C’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka. Pour la même cause d’autres ont aussi été assassinés. En 1965 : le premier ministre d’Iran, Ali Mansour, est tué le 22 janvier ; un des chefs de l’opposition portugaise, Humberto Delgado, le 13 février ; Malcolm X, le 21 février ; le vice-ministre de la défense du Guatemala, Ernesto Molina, le 21 mai. Che Guevara sera abattu le 9 octobre 1967, Martin Luther King le 4 avril 1968, Amilcar Cabral le 20 janvier 1973, Henri Curiel le 4 mai 1978…
Éliminer Ben Barka était devenu une exigence majeure dans la répression internationale des insurrections du tiers-monde, qui ne recule devant aucune ignominie.
Un 11 septembre peut en cacher un autre
Le 11 septembre 1973, Salvador Allende, président démocratiquement élu de la République chilienne, fut assiégé dans son propre palais, la Moneda, au coeur de Santiago. Les putschistes étaient des militaires qui lui avaient juré obédience, et leur chef, Augusto Pinochet, avait été nommé par Allende lui-même au commandement suprême des forces armées.
Depuis la veille, comme par hasard, la marine chilienne et l’US Navy menaient ensemble des manoeuvres au large de Valparaiso.

