«La plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est un fait», déclarait Eric Zemmour le 6 mars 2010. Dès lors, si vraiment «c’est un fait», de deux choses l’une, soit les Noirs et les Arabes sont prédisposés à la délinquance, soit il y a un biais racial dans le système. Aujourd’hui, trente ans après la fameuse «Marche pour l’égalité», la génération des marcheurs a subi une véritable hécatombe. Nombreux sont ceux qui sont morts à cause de la drogue, ou plutôt à cause de la manière dont est menée cette croisade. La guerre aux drogues n’est-elle pas en fait une guerre raciale ?

Suite au massacre de l’école primaire de Sandy Hook, le député du Texas Louie Gohmert, le gouverneur de Virginie Bob McDonnell, le Sénateur Rand Paul, le représentant de l’Etat de Floride Dennis Baxley (qui a également présenté dans son état la loi « Stand Your Ground », loi régissant le droit à l’auto-défense armée), aux côtés d’une foule d’autres Républicains ont affirmé que si les enseignants et les administrateurs avaient été armés, les vingt petits enfants dont Adam Lanza a volé les vies seraient aujourd’hui en vie. Evidemment, ils faisaient échos aux arguments avancés par la National Rifle Association (NRA). La NRA et l’American Legislative Exchange Council (ALEC), lobby conservateur responsable de la rédaction et de la promulgation des lois « Stand Your Ground » à travers le pays, maintiennent qu’une population armée est la seule défense valable contre les menaces imminentes des assaillants et des prédateurs.




