« Quartiers Populaires » et Gilets Jaunes : mêmes galères même combat ?
Trop d’choses nous séparent, on n’a pas la même vie
Dès le départ, on n’a pas la même vie
Pourquoi tu m’compares, on n’a pas la même vie
Ne me juge pas, on n’a pas la même vieYoussoupha
Depuis deux mois, la France connaît une période d’effervescence sociale avec des pics de tensions chaque samedi et alors que l’exécutif espérait un essoufflement du mouvement, nous constatons plutôt qu’il gagne en détermination. Dans le même temps les écrits portant sur cet événement, d’ores et déjà historique, se multiplient, qu’ils soient journalistiques, militants ou bien universitaires. La raison principale à ce florilège d’articles est que le mouvement interroge tout le monde par sa forme innovante et insaisissable. Il est difficile de définir ce que sont les Gilets Jaunes (GJ), l’hétérogénéité des profils et des revendications étant accentuée par des différences entre les zones de mobilisations. Nous pouvons toutefois avancer que les Gilets Jaunes sont principalement des Gilets Blancs, autant dans leur composition sociale que dans leurs revendications ainsi que dans leurs modes d’expression et d’action. Si des non-Blancs ont pu endosser un gilet jaune (nous pouvons penser à Priscilla Ludosky ou à Abdelaziz Righi), ils sont loin de se mobiliser massivement. Les Indigènes, en tant que catégorie sociale de même que leurs revendications spécifiques sont absents.
Comment décoloniser nos universités ?
Des crânes de Congolais sont conservés à l’Université libre de Bruxelles[1], ils sont issus de la conquête coloniale, extorqués pour certains à l’occasion des violences corporelles infligées par des Belges aux populations congolaises.
Les récents débats sur la restitution des biens culturels et des restes humains ont amené l’ULB à organiser une conférence sur le sujet le 15 février 2019. En tant que membres de la diaspora africaine, voici les raisons nous ayant poussé.es à refuser l’invitation à y participer.
Manifestation pour la justice migratoire !
Bruxelles Panthères a signé l’appel pour la justice migratoire.
Nous vous invitons à rejoindre la manifestation pour dénoncer les politiques racistes du gouvernement belge !
Rendez-vous le 12 janvier à 14 h, à la gare du Nord.
Infos : page Facebook.
Semira Adamu, 20 ans après.
Entretien avec la réalisatrice Pauline Fonsny pour son film « À l’usage des vivants »
Alors que nous commémorons les vingt ans de la mort de Semira Adamu – jeune femme nigériane, demandeuse d’asile et tuée par des policiers belges – le premier film de la réalisatrice Pauline Fonsny, À l’usage des vivants (co-produit par le GSARA), revient sur ce passé douloureux pour mieux dénoncer la politique mortifère actuelle de l’État Belge à l’encontre de celles et ceux cherchant à rester en vie.
Ce que la Belgique doit au Kongo.
Dans le cadre du #GMD2019 (Génocide Mémorial Day), Bruxelles Panthères organise une conférence sur » Ce que la Belgique doit au Kongo « .
Au cours des derniers mois sont multipliées les demandes de rapatriement des restes humain ainsi que la restitution définitive des objets pillés pendant la période coloniale.
Le massacre de l’Union Minière à Lubumbashi (9 décembre 1941)
Par Ludo De Witte[i] A la mémoire de Léonard Mpoy, leader de la grève de décembre 1941 à l’Union Minière, à la mémoire de Jules Marchal (1924-2003), infatigable « creuseur » des archives coloniales, en vue d’en extraire la vérité sur le colonialisme. L’Africa Museum de Tervuren rénové, rouvre ce 9 décembre 2018: voilà l’occasion ou jamais … Lire la suite
Frantz Fanon et la décolonisation des savoirs
par Matthieu Renault · 22/11/2018
Théories voyageuses : un discours de la méthode postcoloniale
C’est depuis la perspective d’une « décolonisation des savoirs » que nous considérerons l’œuvre de Frantz Fanon[1]. Débutons en soulevant les questions suivantes :
- quels sont les effets théoriques générés par l’appropriation des savoirs européens depuis un dehors de l’Europe et contre l’hégémonie européenne ?
- comment ces savoirs sont-ils affectés et traduits lorsqu’ils sont mobilisés dans la lutte contre la domination coloniale, lorsqu’ils sont « retournés contre leurs auteurs » ?
Décoloniser n’est pas contextualiser
Face à l’ampleur du mouvement international décolonial pour la réparation, la restitution et la justice dans lequel s’inscrivent les actions de destitution du patrimoine colonial, un véritable vent de panique saisit les élites dont le pouvoir est hérité de ces systèmes de domination. Quels que soient les contextes (USA, Afrique du Sud, France, Belgique), un argument revient sans cesse dans la bouche de ceux qui s’opposent au démantèlement de ce patrimoine : ces actions seraient animées par une volonté sourde de vouloir faire disparaître le passé colonial de la mémoire collective.