SUR LES TRACES COLONIALES DE LA VILLE BASSE

Il y a dans la ville haute beaucoup de traces de la colonisation du Congo : tous les quartiers généraux, économiques et politiques se trouvaient là. Mais dans la ville basse, elles sont quasiment effacées. Guidé·es par Lucas Catherine, spécialisé dans l’histoire coloniale belge, nous vous invitons à partir à la découverte de ces traces perdues ou méconnues. L’Union Minière du Haut-Katanga, qui exploitait presque toutes les mines du Congo existe encore, elle a seulement changé de nom : Umicore. A 14h00, nous commencerons rue du Marais 31. Les premiers Congolais ne sont pas arrivés à Matonge XL, mais dès 1910 dans l’ancien quartier du Port (le Vismet). Ils ont fondé leur première association en 1919 au boulevard Jacqumain. C’est aussi dans ce quartier que sont arrivés les bananes et le cacao, les produits de luxe en provenance du Congo.

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Le racisme et l’illusion de l’égalité

La Fondation Frantz Fanon partage ce texte écrit par Tommy J Curry, « Racism and the equality delusion » traduit par Norman Ajari, membre du bureau de la Fondation.

Nous avons tendance à croire qu’un jour, nous parviendrons à dépasser le racisme. Mais de nombreux chercheurs noirs ne partagent pas cette croyance en un changement progressif. Souvent calomnié et mal compris, Derrick Bell, le fondateur de la Théorie Critique de la Race, comprenait le racisme comme un aspect permanent de la société américaine. Son argument selon lequel les fondations mêmes de la démocratie libérale aux États-Unis rendent impossible l’égalité entre Blancs et Noirs peut être difficile à accepter, mais il demeure valide, écrit Tommy Curry.

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Mumia Abu Jamal : l’exemple d’une justice raciste

Mumia Abu Jamal : l’exemple d’une justice raciste, solidarité internationale pour sa libération

Réunion zoom organisée par  Free Mumia Abu Jamal Campaign-UK, 31 Juillet 2021

Parler de Mumia Abu Jamal, c’est informer sur les mobilisations organisées, à Paris, un rassemblement, une fois par mois, à proximité de l’ambassade étatsunienne initié par le collectif national de soutien à Mumia, créé en 1995, qui n’a jamais manqué un rendez-vous et qui, avec insistance, demande à être reçu par l‘ambassade étatsunienne ; ce collectif rend régulièrement visite à Mumia et  est présent lors de dates importantes : son anniversaire, ses rendez-vous à la cour de Philadelphie et bien d’autres.

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Journée en hommage à Mehdi

👇 À vos agendas ! 🗓
Le collectif Justice pour Mehdi organise un journée en hommage à Mehdi le 20 août prochain. Faites défiler les photos pour plus d’informations ! (FR & NL)
Formulaire d’inscription au tournoi: https://forms.gle/E8XiH1FKyxfc6PuH9
La famille vous remercie déjà pour votre soutien !
Ensemble, exigeons la #justicepourMehdi

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Ihsane Haouach et les Frères musulmans.

Retour sur une paranoïa d’Etat (carte blanche)

La séquence politique et médiatique autour de la démission contrainte d’Ihsane Haouach de son poste de Commissaire du Gouvernement au CA de l’Institut pour l’Egalité des Femmes et des Hommes, constitue le point d’orgue d’une violente campagne qui l’a visée depuis sa nomination six semaines auparavant.

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Justice and truth for Lamine Bangoura: Black and colored Belgians must know that they are not alone.

Lamine Bangoura was a 27 years old Belgian Black man of Guinean descent, a professional soccer player, living in Roelers, Flanders. On May 7, 2018, he was killed at his home, surrounded by a group of eight police officers.

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La négrophobie arabe (et le reste) comme impuissance indigène

Par Houria Bouteldja

« Des perdants. Mon optimisme ne renaitra que sur le socle de cette vérité ultime. Nous sommes des perdants. Ce sera mon point de départ sinon rien. »

C’est cette phrase, perdue quelque part dans mon livre, qui me revient quand, perplexe, je médite sur la surmédiatisation des insultes négrophobes proférées par un Maghrébin à Cergy et la puissante émotion qu’elle a provoquée. C’est cette même phrase qui avait traversé mon esprit au moment de l’affaire « Bouhlel », du nom de cet Algérien qui avait défrayé la chronique en avril dernier au Maroc et suscité un émoi national en insultant les Marocains.

Ce ne sont pas tant les formes de racismes intercommunautaires (certes non résolues mais reconnues et traitées par le mouvement décolonial) ou le mépris (qu’on peut aussi appeler racisme) des « blanchis » à l’égard de leurs « frères » restés dans le Sud qui m’intéressent ici, mais la parfaite similitude des deux situations et ce qu’elle dit de l’état de décomposition de la conscience politique des indigènes, tant du Sud que du Nord et du pourrissement idéologique généralisé. Je m’explique.

Les faits d’abord.

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STOP à la séquestration du corps de Lamine Bangoura

Une prise d’otage contre la dignité et la justice.

Par Comité Justice Pour Lamine Bangoura.

Lamine Bangoura a été tué par la police le 07 mai 2018. Trois ans plus tard, Lamine n’a toujours pas été enterré. Son corps est toujours détenu dans un frigo d’une entreprise de pompes funèbres située dans la commune de Molenbeek, à Bruxelles. Trois ans plus tard, sa famille n’a toujours pas pu effectuer son deuil.

Le sort réservé au corps de Lamine Bangoura n’est pas une suite malheureuse survenant inopinément à la suite de son meurtre. La séquestration du corps de Lamine témoigne de la déshumanisation du sujet noir jusque dans l’après-la-mort. Ce texte nous enjoint urgemment, toutes et tous, à revendiquer la libération du corps de Lamine. Pour rendre compte des responsabilités institutionnelles et privées dans cette prise d’otage post mortem, le texte retrace les différents actes ayant fait et continuant à faire entrave à cette libération ; actes constitutifs d’un recel institutionnel. Ce type d’actes a ses acteurs : des policiers à une entreprise bien connue de pompes funèbres de Molenbeek, en passant par des juges, magistrats et procureurs.

Ce texte est un cri et un appel à ce que cette injustice inique cesse !

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