
A propos de Queer Palestine and The Empire of Critic de Sa’ed Atshan (Stanford University Press, 2020).
Traduit de l’anglais par Nina Zadekine, avec l’aimable autorisation de l’auteur. Vous pouvez retrouver la version originale ici.
La liberté, la justice et l'égalité, par tous les moyens nécessaires ! Malcolm X

A propos de Queer Palestine and The Empire of Critic de Sa’ed Atshan (Stanford University Press, 2020).
Traduit de l’anglais par Nina Zadekine, avec l’aimable autorisation de l’auteur. Vous pouvez retrouver la version originale ici.
Il faut le rappeler avec force, sans les solidarités intra-communautaires les migrants sont les proies d’opérations de persécution continues de la part de la police. Luttons contre la criminalisation de la migration et de l’aide au passage. Par le Comité Mawda – Justice et Vérité; le Groupe Montois de soutien aux Sans-Papiers; Refugee Women’s Centre; Solidarity is not a crime.
Par Comité de soutien Lamine Bangoura
Le fantasme de l’expulsion d’un corps noir menaçant.
Victime d’un acharnement policier hors-norme, Lamine Moïse Bangoura est mort des mains de la police de Roulers le 07 mai 2018. Les faits doivent être rappelés ; non pas pour justifier l’injustifiable mais parce qu’il convient dorénavant de comprendre les mécaniques négrophobes conduisant aux décharges de violence meurtrière qui se sont abattues sur Lamine. Lorsque la police se rend chez Lamine Bangoura, il s’agit de l’expulser de son appartement en raison d’un impayé locatif de 1.500 euros. Ils viennent exécuter un jugement. Si au début de l’opération, ils ne sont que deux agents de quartier accompagnés du huissier et du serrurier, le nombre de policiers pour évacuer Lamine Bangoura de son appartement va rapidement s’élever à huit. Une première disproportion de l’arsenal policier est en train de se construire dès ce premier moment : qu’est-ce qui justifie cette démonstration de force ? Huit policiers pour un seul homme qui ne présente aucun danger sérieux pour l’intégrité physique des personnes en présence. Dès ce moment, il est clair que la mission d’évacuation de départ se transforme en tout autre chose. Face aux corps noirs dont chacun des gestes est interprété comme une menace, il s’agit, non plus d’une action formelle (accompagner un huissier), mais d’opérations d’intimidation et d’humiliation s’imposant dans la situation à renfort d’uniformes.
Bruxelles, 14 mars 2021
« Plus Lukaku que Messi »
Pourquoi un article récemment publié par Laurence Wauters dans Le Soir au sujet de la mort de Lamine Bangoura relève du racisme auquel font face les Noirs et les Arabes en Belgique.
Cher Romelu Lukaku,
Et à tous les footballeurs professionnels,
C’est à vous frères Noirs et Arabes que nous adressons cette lettre.
Nous vous écrivons au sujet de Lamine Bangoura, ce jeune belgo-guinéen de 27 ans tué par la police à son domicile, le 07 mai 2018, pour un impayé de loyer. L’histoire de Lamine Bangoura et de sa famille est tragique et méconnue. Cette affaire mérite d’être mise en lumière et partagée un maximum.
Lamine Bangoura était footballeur comme vous, Noir comme vous. Selon les termes de Laurence Wouters, journaliste au sein de la rédaction du quotidien Le Soir, « physiquement, Lamine était plus Lukaku que Messi ».
#Mawda, un petit point sur la carte. Mettre fin à cette machine de mort sur nos routes, autoroutes, dans les ports, le long des voies de chemins de fer, dans la Manche, by any means necessary, par les moyens d’une commission d’enquête parlementaire ou par d’autres moyens. Nous demandons aux parlementaires de bien regarder cette carte en face, transmise par Frances Timberlake, de mesurer l’urgence et de prendre leurs responsabilités.
Lettre ouverte
« La diaspora n’est pas celle qu’on voudrait », H. De Croo
« Il y a vraiment des connards », É. Davignon
Le lundi 15 février 2021, lors de la table ronde publique en ligne organisée par le centre belge de référence pour l’expertise sur l’Afrique centrale (CREAC), des propos inacceptables soutenant la colonisation, et méprisant la diaspora africaine ont été tenus par Herman De Croo, président du CREAC, ministre d’État et Étienne Davignon, président de l’Institution culturelle Bozar et administrateurs de nombreuses multinationales.
Nous publions, avec l’aimable autorisation des éditions Wildproject, le chapitre 2, « La culture de la conquête », du livre de Roxanne Dunbar-Ortiz, Contre-histoire des États-Unis (Wildproject éditions, coll. « Le monde qui vient », 2018), traduit par Pascal Ménoret. Vous pouvez retrouver toutes les informations sur ce livre ici. La préface de Pascal Ménoret est à lire ici.
La découverte des contrées aurifères et argentifères de l’Amérique, la réduction des indigènes en esclavage, leur enfouissement dans les mines ou leur extermination, les commencements de conquête et de pillage aux Indes orientales, la transformation de l’Afrique en une sorte de garenne commerciale pour la chasse aux peaux noires, voilà les procédés idylliques d’accumulation primitive qui signalent l’ère capitaliste à son aurore.
Karl Marx[1]
Vendredi 12 février 2021, lors du rendu du jugement dans la partie de l’affaire liée à l’« incident de tir », le tribunal de Mons a clairement reconnu les limites de sa saisine par rapport au cas du meurtre de Mawda.
Parce que nous avons dissocié l’antisémitisme de la colonialité de la race – ce dont les défenseurs d’Israël se réjouissent en coulisses.
Publié le 9 février 2021 sur vashtimedia.com
Traduction par Sylvie Tout Court
Dans Peau noire, masques blancs (1952), Frantz Fanon – figure majeure du combat anticolonial, psychiatre et philosophe – écrivait au sujet de la condition noire sous régime colonial : « Car le Noir n’a plus à être noir, mais à l’être en face du Blanc. Certains se mettront en tête de nous rappeler que la situation est à double sens. Nous répondons que c’est faux. Le Noir n’a pas de résistance ontologique aux yeux du Blanc ».
Cette description me renvoie à mon ressenti en tant que Juive établie dans le Nord global, dans ce monde qui a vu passer l’Holocauste et la Nakba. Ce n’est pas que les Juifs (et en particulier les Juifs blancs, occidentaux), comme les Africains colonisés, se voient dénier la permission de se définir eux-mêmes de façon indépendante. C’est plutôt que, tout comme le Blanc a besoin du Noir pour se définir, le Juif doit être défini aux yeux des autres.
Dans cet entretien avec le « QG Décolonial », Alana Lentin revient sur les idées phares de son dernier livre Why Race Still Matters (Polity, 2020), soulignant ainsi les enjeux politiques posés par les débats théoriques sur la question raciale. Évoquant notamment les limites du concept de « privilège blanc » et les enjeux liés à l’idée selon laquelle la race est une construction sociale, Lentin propose une lecture rigoureuse et plus complexe de la réalité raciale.