« Nouveaux dispositifs de contrôle, répressions et résistances »

Cette intervention a eu lieu durant une conférence de « Tribute to Semira Adamu »(1), dans le panel : « Nouveaux dispositifs de contrôle, répressions et résistances »

 

Je Remercie les organisateurs pour leur immense travail et pour leur invitation. Et j’ai une pensée pour Semira, Ali et toutes les autres victimes du racisme.

Je vais commencer par vous exposer l’analyse qui fondent l’existence et les actions de Bruxelles Panthères. J’évoquerai ensuite les formes de luttes que nous utilisons.

Ce que je vais dire ici – qu’est-ce que l’antiracisme politique ? –  est issu de notre expérience propre, de celle de notre réseau et dans ce cas-ci, de l’étude de trois auteurs en particulier. Je vais donc brièvement les citer, leurs pensées étant à la base de cette analyse :

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Semira Adamu : « Ils ont tué une femme, pas son combat ! »

Semira Adamu était une jeune femme nigériane ; elle militait depuis l’intérieur d’un centre fermé en Belgique, où sont retenues les personnes « sans-papiers ». Ce 22 septembre 2018 marque les 20 ans, jour pour jour, de sa mort, tuée par l’escorte de gendarmes en charge de son expulsion. Il y a peu, une autre réfugiée décédait des mains des forces de l’ordre belges : Mawda, une fille de 2 ans tombée d’une balle dans la tête. Le gouvernement belge vient à nouveau d’autoriser l’enfermement d’enfants et la Coordination Semira Adamu 2018 clame dans la capitale de l’Union européenne : « Ils ont tué une femme, pas son combat ! » Nous rencontrons Cataline, anciennement membre du Collectif contre les expulsions ; elle nous fait le récit du combat et de la mort de Semira Adamu qui bouleversa la Belgique.


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Bruxelles : « Un policier a tiré à trois reprises sur un SDF »

Lundi 17 septembre 2018, tôt le matin, A.E., un SDF belge, est agressé par des policiers chargés de le réveiller et de le faire bouger de l’endroit où il dormait près des tours WTC, face à la gare du Nord.

Ce SDF de 43 ans qui dormait sur des cartons a été aspergé de gaz lacrymogène, il s’est défendu, aurait blessé légèrement un policier (qui n’a aucune séquelle semble-t-il) et un autre policier a fait usage de son arme, à trois reprises. Les jours de cet homme sont en danger, il est hospitalisé avec deux balles dans le corps, une au niveau de la jambe, l’autre au niveau du thorax.

Ce sont les seuls faits pertinents.

Tout le reste de ce qui a été dit, tant par le Parquet, que par les policiers et tout ce qui a été relayé par les médias ne sont que mensonges et tergiversations pour échapper à la seule vérité : un policier a tiré sur un SDF.

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Nouveaux dispositifs de contrôle, répressions et résistances. SAM/ZAT 22.09 > 10:00 – 16:00 : SEMINAIRE 2 &3 @ CFS-Université populaire

1998-2018 : résistances actives et collectives contre le durcissement des politiques migratoires

 

Quand :
22 septembre 2018 @ 10 h 00 min – 16 h 00 min
Où :
Université populaire de Bruxelles – CFS
rue de la Victoire 26 Overwinningstraat
1060 Saint-Gilles
Coût :
Gratuit

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Agenda des Commémoration SemiraAdamu2018 (A diffuser largement)

Ce mois sera consacré aux commémorations des 20 ans du meurtre de Semira Adamu. Expo, débats, concerts, rencontres, théâtre, projections, manifestations, séminaires, actions …

A l’heure où la Belgique enferme des familles, où s’annonce l’évacuation forcée du Parc Maximilien, la création au 127 bis d’un « centre administratif national pour la transmigration, la transformation du Petit Château en « centre d’enregistrement » ( l’Echo, 5 sept), où les personnes sans-papiers désespèrent d’obtenir une régularisation et où les morts s’accumulent devant et dans nos frontières, nous sommes persuadés que les revendications de l’appel « Semira Adamu 2018 » sont
plus que nécessaires.

Pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, n’hésitez pas à signer cet appel
via le site internet www.semiraadamu2018.be

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Les pouvoirs publics ne peuvent pas continuer à nous exclure alors que nous vivons ici depuis des lustres

–> Dans le cadre de la mobilisation internationale pour la régularisation des sans-papiers et contre les politiques migratoires de l’Union européenne et de ses États membres, la Coordination des sans-papiers de Belgique manifestera le dimanche 10 juin 2018. Rendez-vous à 14 h Gare du Nord à Bruxelles.

Une opinion de Serge Bagamboula pour la Coordination des sans-papiers de Belgique.

Les pouvoirs publics ne peuvent pas continuer à nous exclure alors que nous vivons ici depuis des lustres.

Depuis 2014, la Coordination des sans-papiers de Belgique tente de vaincre l’absurdité de la politique d’asile et de migration qui s’est installée dans ce pays. Aujourd’hui, il est clair pour tous que les choix qui ont été adoptés par le gouvernement dans ce domaine s’éloignent des droits humains et ont produit des effets désastreux : les arrestations au parc Maximilien, l’expulsion de sans-papiers vers le Soudan (en violation de l’article 3 de la Convention européenne des droits humains qui interdit l’expulsion d’une personne vers un État où elle risque d’être soumise à la torture), le projet de loi permettant les perquisitions à domicile chez des personnes sans papiers et des citoyens solidaires, et enfin le ciblage d’interventions policières pour traquer les sans-papiers dans le monde associatif, social et culturel. Sans oublier l’ouverture prochaine d’un centre fermé pour enfants et le tragique décès de la petite Mawda, tuée d’une balle policière.

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Pour la régularisation immédiate et définitive de la famille Shawri

Pour que la famille de la petite Mawda puisse rester près du corps de leur enfant assassiné par la police belge !

Wij eisen dat de ouders en het broertje van Mawda dicht bij de begraafplaats van hun kind kunnen blijven !

The family of Mawda must be allowed to stay in the country where their
child, who was killed by the Belgian police, was buried!

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عريضة من أجل منح أوراق الإقامة البلجيكية لعائلة مودة حيث قتلت على يد الشرطة المحلية وسيوارى جثمانها الثرى يوم الأربعاء.

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Une seule solution, la régularisation de tous les sans-papiers.

« Dans le mouvement migratoire que nous vivons depuis 2015, c’est dans les villes et au niveau des villes que se pose la question de l’accueil ou du non-accueil. Mais qui est « la ville » ? Est-ce la mairie ? Les habitants ? »
Entre accueil et rejet : Ce que les villes font aux migrants Le passager clandestin / Bibliothèque des frontières, Lyon 2018

 

Un élan de solidarité sans précédent a vu le jour au Parc Maximilien où l’aide humanitaire et le respect de la dignité humaine semble être les lignes directrices du mouvement.

Chaque soir, ce sont des centaines d’exilés qui attendent Gare du Nord à Bruxelles qu’un des nombreux « chauffeurs » les conduisent dans une des nombreuses familles d’« hébergeurs » à Bruxelles ou ailleurs. Se met ainsi en place une longue chaîne de solidarité citoyenne qui force l’admiration.

Ces exilés ont traversé déserts, mers, frontières, camps… Ils ont été déshumanisés, maltraités, parfois même torturés. Ils sont sur la route depuis plusieurs années.

Certains sont partis enfants et certains le sont encore…

En arrivant dans des familles d’hébergement, pour la plupart, c’est la première fois depuis trop longtemps qu’ils peuvent tout simplement dormir en se sentant en sécurité.

Toutes ces familles qui accueillent ces personnes exilées, manifestent de la solidarité envers elles et semblent vouloir construire le monde de demain.

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Mawda ou l’art de l’enfumage

C’ est fou comme les séries policières peuvent nous influencer. Elles nous feraient croire, par exemple, que lorsqu’un enfant reçoit une balle dans le visage, cela se voit tout de suite. Et que si, en plus, il est mort, le médecin légiste n’a pas besoin d’une autopsie pour faire le lien entre les deux. On a tout faux. Apparemment, c’est très compliqué d’essayer de comprendre pourquoi, comment la petite Mawda est morte dans la nuit de mercredi à jeudi lors d’une course poursuite entre une camionnette remplie de migrants et 15 voitures de police lancées à ses trousses. Tellement compliqué que d’heure en heure, les versions changent du tout au tout. C’est normal, dit le Procureur du Roi de Tournai, « il  faisait noir » au moment des faits.  Noir comme lorsqu’on enfume l’opinion publique car, avec la mort de Mawda, c’est bien à une remarquable opération d’enfumage médiatique que l’on assiste.

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