Le racisme monte. Aujourd’hui, vous êtes sous Etat d’urgence et, je me souviens de ce que cela signifiait en 1961, alors que j’étais à Paris pour mes études : les Algériens étaient victimes d’un racisme qui m’avait fait pensé au système ségrégationniste américain. Dire aujourd’hui que la colonisation ait pu avoir un rôle positif est abject et raciste. Malheureusement, ce que cela montre c’est que la poussée de l’extrême droite est aussi une réalité en France et pas seulement aux USA. De plus, toute la politique française semble empreinte de racisme, c’est une question qui va être importante à résoudre pour tous ceux qui veulent un changement social.
Les discriminations racistes : une arme de destruction massive
Préface du livre de Saïd Bouamama
par Christine Delphy, 15 mai
Certains diront : encore un livre sur les discriminations ! Ce sont les mêmes qui disent : « Assez de repentance ! » – comme s’il y avait eu le début de l’ombre d’une repentance — applaudis par tous ceux pour qui le pire cauchemar serait d’avoir à s’excuser de leurs ignominies ou de celles de leurs pères et frères. Arrogance du dominant, et arrogance française. Ou peut-être retard français : peut-on imaginer les Anglais parler aujourd’hui de la colonisation de l’Inde et la défendre en disant : « mais nous avons fait des routes et des hôpitaux » ?
« A diaboliser les musulmans, on crée des islamophobes »
Saïd Bouamama : « A diaboliser les musulmans, on crée des islamophobes »
Le score obtenu par le Front national lors du premier tour des élections françaises en a consterné plus d’un. Est-il le signe d’une islamophobie grandissante ? Ou reflète-t-il tout simplement une société française baignant dans des manipulations à la fois politique et médiatique ? Investig’Action a tenté de répondre à ces questions en rencontrant Saïd Bouamama, sociologue et militant engagé depuis de nombreuses années dans les luttes de l’immigration pour l’égalité réelle des droits en France.
102 jours de grève de la faim pour rien !
Un article à propos de la grève de la faim menée à la VUB par 23 personnes sans papier.
(merci Marco Bertolini)
On ne lâche rien.
Manifestation ce vendredi 11 mai à Bruxelles, départ à 16h depuis la Bourse jusqu’au boulevard de Stalingrad.
Prélude à la Marche Européenne des sans papier qui démarrera le 2 juin.
Ce ne sont pas les immigrés qui menacent la France, mais la xénophobie.
Eric Fassin, sociologue (Paris VIII) et chercheur à l’Institut de recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociaux (Iris), travaille sur la politisation des questions sexuelles et raciales, et sur leurs articulations autour de la politique d’immigration. Depuis 2007, cette dernière est au cœur de son travail. Avec Michel Feher, leur collectif « Cette France-là » propose une contre-expertise en forme d’annales.
Nous, féministes
Nous citoyennes et indigènes, immigrées et autochtones, bourgeoises et prolétaires, travailleuses et chômeuses, nationales et naturalisées, européennes et étrangères, militantes et universitaires : filles, mères, ménopausées, avortées ou hormonées, Noires, blanches, tsiganes, arabes, musulmanes, juives ou chrétiennes, croyantes, mécréantes, voilées, dévoilées, revoilées, sexy, grosses, anorexiques, valides ou non, straight, trans, gouines, queer, morales, immorales, amorales, victimes, putes, épargnées ou enragées, …
Féminisme Bla Bla
Pour la convergence des luttes minoritaires
Depuis le 22 avril, Ihsane Jarfi avait disparu après avoir passé la soirée dans un bar gay de Liège.
Mardi 01 Mai 2012, le corps du jeune homme de 32 ans a été retrouvé dans un champ, très loin d’une route peu fréquentée à Nandrin, dans la région liégeoise. Ihsane Jarfi est décédé après avoir été roué de coups.
Si ce meurtre devait constituer le premier meurtre homophobe reconnu comme tel dans notre pays, il n’en reste pas moins que les violences à caractère RACISTE sont une réalité en pleine expansion en Belgique et en Europe.
Violence policière contre des travailleurs sans papiers le 1 Mai !

Violence policière contre des travailleurs sans papiers le 1 Mai !
(Néerlandais en dessous)
« Le premier Mai un jour de fête et non de lutte !! »
Les membres du collectif sans papiers Belgique et du collectif travailleurs Sans-Papiers qui tentaient de rejoindre le cortège du premier Mai à Bruxelles se sont fait dispersés par la police à la hauteur de place Fontaine juste avec la jonction avec le cortège syndical.
Sept membres du mouvement des sans papiers se sont fait encerclés par des policiers ,au moins un policier a tenu des propos racistes au moment de l’intervention. Un autre agent s’est amusé a cassé les lunettes d’un militant sans papiers dans une tentative d’intimidation. Tout cela s’est passé sous le regard de quelques militants syndicalistes.

