Mâle décolonisation

Mâle décolonisation de Todd Shepard Une lecture genrée de la Guerre d’Algérie Publié le 23 mars 2017 Le dimanche 5 mars 2017, la librairie parisienne « Les Mots à la bouche » recevait  l’historien nord-américain Todd Shepard à l’occasion de la publication de son livre Mâle décolonisation aux éditions Payot & Rivages. Cette rencontre animée par le libraire … Lire la suite

Bruxelles : larmes de crocodile pour les victimes

Bruxelles : larmes de crocodile pour les victimes Par Nadine ROSA-ROSSO           En ces jours de commémoration, certaines larmes pour les victimes ne peuvent que susciter la colère. Près d’un an après les attentats de Bruxelles, les victimes en étaient toujours réduites à mener leur combat pour recevoir le soutien financier, administratif … Lire la suite

Interview de Nils Andersson

« Des crimes de guerre en Algérie? Il y en a eu », nous raconte Nils Andersson dans une interview de 16 minutes. 
Nils Andersson, né en 1933 à Lausanne d’un père suédois et d’une mère française, était « porteur de valises », une petite minorité de Français qui apportaient une aide concrète au Front de Libération Nationale FLN algérien: aider des militants FLN dans leur déplacements en France, louer un appartement, transporter des valises d’argent pour financer la guerre d’indépendance, aider à des évasions de prison, … 
Ses ouvrages liés à la cause algérienne étaient censurés ou interdits en France, notamment ses rapports avec les réseaux Jeanson et Curiel. La France lui ferme la porte pendant de nombreuses années et en 1966, son engagement dans l’édition militante amène même son expulsion de Suisse. Il habite actuellement à Paris et milite toujours. Il collabore au Monde Diplomatique, Politis, L’Humanité, Les Temps Modernes, …
Interview: Chris Den Hond pour Investig’Action

Pour aller plus loin, lire aussi :
– L’interview de Nils Andersson réalisée par Alex Anfruns : Du colonialisme français à la Troïka, une longue histoire de luttes

Non aux citoyens de seconde zone

Non aux citoyens de seconde zone (OPINION)  lundi 06 mars Une opinion de Mieke Van den Broeck et Leïla Lahssaini, avocates à Progress Lawyers Network (1). Une nouvelle loi de Théo Francken vise à pouvoir faire expulser des étrangers nés en Belgique pour « risque de trouble à l’ordre public ». Ce sont plusieurs des piliers de … Lire la suite

Nos sœurs de lutte

Les femmes issues de l’immigration, nouvelles sœurs de lutte LE MONDE IDEES Le 2 mars 2017 Engagées contre les violences policières ou le racisme, ces femmes occupent désormais le devant de la scène. Une revanche pour celles qui ont longtemps été exclues des luttes féministes, explique la politiste Françoise Vergès. La première Marche de la … Lire la suite

« Je me sens réellement menacé, je crains d’être expulsé… »

« Je suis profondément blessé par toutes ces lois qui nous privent de plus en plus de nos libertés, ces lois qui encouragent la division, ces lois qui discriminent et qui attisent la haine », clame le cinéaste belge Mourad Boucif. Jan Jambon et Theo Francken © Belga Carte blanche adressée au ministre de l’Intérieur Jan Jambon … Lire la suite

Suprême délit d’opinion

Suprême délit d’opinion Olivier Mukuna· mardi 10 janvier 2017 Cher Dyab, J’ai envie de t’écrire ces quelques lignes car ce n’est pas depuis hier que ta diabolisation politico-médiatique me dérange. Des jours de prison que tu as subi à l’initiative du “grand démocrate” Guy Verhofstadt (2003) jusqu’à cette polémique sur ton soutien à la résistance … Lire la suite

La Conquista de l’Amérique: salle des tortures de la modernité par Luis Martinez Andrade

« Il est important de souligner la distinction entre colonialisme et colonialité. Le colonialisme est un phénomène historique qui a lieu jusqu’au XVIe siècle. Le terme décrit le cas d’un peuple ou d’une nation qui conquiert un autre espace territorial.

Par colonialité, en revanche, nous entendons un schéma de domination qui est né en 1492, après la «découverte», mais qui a vraiment été imposé avec la conquête de l’Amérique latine. Ce schéma de domination est matériel, économique, mais aussi symbolique. Le pouvoir hispano-lusitain n’a pas seulement imposé la langue mais également sa vision du monde, chrétienne, dualiste, avec laquelle sont nés les mythes de la modernité. Selon ces mythes, les peuples indigènes étaient des peuples sans âmes, barbares, qui devaient être «sauvés» par un pouvoir européen pour devenir humains.

Ce schéma de colonialité n’a malheureusement pas été détruit avec les indépendances du XIXe siècle. Après les processus d’autonomisation politique, c’est un noyau créole qui s’est emparé de l’appareil d’État en laissant toujours de côté les populations indigènes et noires. Les indigènes n’étaient jamais perçus comme citoyens, et c’est resté comme une sorte d’atavisme dans l’imaginaire. C’est pour ça que l’on continue de parler de colonialité comme d’un phénomène qui va de pair avec la modernité et le capitalisme. »

Luís MARTÍNEZ ANDRADE (°1981, Puebla) est Mexicain. Docteur en sociologie de l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. En 2009, il a reçu le premier prix du concours international de l’essai  » Penser à contre-courant  » organisé par l’Institut Cubain du Livre et le Ministère de la Culture de Cuba. Ses recherches portent sur la relation entre l’écologie et la religion, la pensée latino-américaine, la Théorie critique et les mouvements sociaux.

Luis Martinez Andrade nous parlera de comment la civilisation européenne s’est positionnée comme référence, et le recadre dans un analyse sur différents points: capitalisme, colonialisme, et religion.

Luis Martinez Andrade retrace la constitution de la matrice coloniale dans laquelle l’Amérique Latine est insérée depuis la conquête européenne, puis propose de penser son dépassement par les luttes sociales appuyées par la théologie de la libération.

 

Dimanche 15 Janvier 2017 de 14h00 à 18h00

Le Space CC + Café (Art@Azira vzw / asbl)

Sleutelstraat 26 Rue de la clé

1000 Brussels

 

A propos du Génocide Mémorial Day.

Cet événement a débuté en Janvier 2010 avec la convergence de deux idées.

La première nécessité était de contrer l’idée que certains génocides sont plus exclusive que d’autres et donc digne d’une plus grande attention.
La deuxième nécessité est que ce ne serait pas seulement un souvenir théorique, mais commencer à identifier les pratiques génocidaires actuelles en vue de les arrêter.

La philosophie de ce projet rejette l’idée qu’il y a une hiérarchie des victimes en fonction de leur origine. Nous voulons tenir les gens responsables dans le cadre de GMD en mettant en évidence les personnes et les structures de pouvoir qui ont commis des génocides ou des actes de génocide et nous voulons rappeler les victimes de ces génocides et actes de génocide qui ont perdu leur vie.

L’initiative est britannique, mais il se déroule au même moment à Amsterdam, Londres, Paris et cette année à Bruxelles.
Cette journée est appelée à se pérenniser pour que reste vive la mémoire des crimes et génocides coloniaux, de la traite négrière et de l’esclavage et pour que ces crimes occultés et perpétrés par les « nations civilisées » soient pleinement reconnus et assumés par l’ensemble des peuples européens.

Le 1er génocide en Europe: Les Morisques (arabo-musulmans) 1609 par Rodrigo de Zayas, mars 1997

  Arrivée des Morisques arabo-musulmans à Oran Série: L’expulsion des Maures [1613] huile sur toile 111 x 174 cm Mestre Vicent colonel Bancaja Photographe: Juan García Rosell SIR Richard Fox Vassal, deuxième lord Holland (1773-1840), était anglais, riche et célèbre, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir quelques ennuis de santé. En 1802, son médecin lui … Lire la suite

Le 2 janvier 1492, chute de Grenade et déportation des juifs et des musulmans.

Fac-similé du décret de l’Alhambra «… Nous avons décidé d’ordonner à tous les juifs, hommes et femmes, de quitter nos royaumes et de ne jamais y retourner… à la date du 31 juillet 1492 et ne plus rentrer sous peine de mort et de confiscation de leurs biens… »   Bonjour, après cette dernière mise à … Lire la suite