Les luttes de l’immigration postcoloniale dans la «révolution citoyenne»

Les luttes de l’immigration postcoloniale dans la «révolution citoyenne»

Intervention aux Estivales citoyennes 2012 du Front de gauche. Atelier : « Antiracisme, multiculturalisme : quelles stratégies de la gauche d’alternative contre les discriminations et pour l’égalité ? »

Quand on est amené à parler de « racisme » et d’« antiracisme » dans des espaces politiques à gauche de la gauche, on se trouve le plus souvent confronté à un embarras et une confusion assez rares: tandis que les économistes nous parlent en détail de la dette illégitime et de la nécessité d’arrêter de la payer, personne ne semble s’inquiéter de ce qu’est le racisme et surtout de comment le combattre. La plupart des acteurs et actrices de ces espaces se satisfont d’une opposition abstraite, morale, au racisme. Les discussions se limitent à des considérations très vagues sur les « préjugés » ; on se focalise sur la situation des étrangers, ou l’on prétend encore que les populations issues de l’immigration postcoloniale sont stigmatisés parce qu’ils et elles sont, tendanciellement, les plus pauvres. On évacue dès lors le racisme comme objet de pensée et comme système sur lequel on peut agir.

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Nordine Saïdi, tête de liste à Anderlecht

Pour ÉGALITÉ à Anderlecht ou je me présente je propose

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Entretien avec Christine Delphy

http://www.ledevoir.com/images_galerie/d_13502_38716/image.jpg Christine Delphy
Le texte qui suit est la retranscription, en quatre parties, d’un entretien avec Christine Delphy, réalisé par Daniel Bertaux, Catherine Delcroix et Roland Pfefferkorn, publié initialement dans Migrations et sociétés en janvier-février 2011.

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L’interdiction du foulard et son contexte (géo)politique

Droits de l’homme et indigénisme

mercredi 29 août 2012, par Paul Willems

Pourquoi est-il important pour certain de porter le foulard ?

À cause de la liberté, du droit de s’habiller comme on veut, ou bien à cause de motifs religieux ?

Est-ce que l’Islam n’a quand même pas des choses plus importantes à faire qu’à faire respecter le port ostentatoire d’un signe religieux ?

Est-ce que la religion se borne au port d’un vêtement ? Où l’interdiction en tant que telle du foulard est-elle critiquable ? Quelle signification a-t-elle, cette interdiction ? [1]

Est-ce l’égalité qui commande une telle interdiction ? Les membres d’une institution sont-ils inégaux lorsque certains d’entre eux portent un vêtement religieux ? Ce genre de vêtement fonctionne comme un signe de reconnaissance. Ceux qui le portent font presque directement nombre. Il leur est facile de faire pression sur les autres. Mais ceux qui ne portent pas de vêtements religieux ne font-ils pas nombre également ? Ne font-ils pas également pression sur d’autres.

La Belgique donne parfois l’impression de promouvoir une ségrégation raciale.

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Les pauvres, entre mépris et dignité – Faire renaître les cultures populaire

Intervention de Jérémie Piolat, philosophe, le 25 juillet 2012. La communauté Emmaüs-Lescar-Pau et le journal d’analyse politique le Sarkophage ont co-organisé les 24 25 26 juillet 2012 le premier Forum mondial de la pauvreté sur le thème – Les pauvres, entre mépris et dignité – Faire renaître les cultures populaires –

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La voix d’autres femmes (de la rue)

"Femmes de la rue". Oui, mais lesquelles? Lettre ouverte à nos élu-e-s.

Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Échevines et Échevins bruxellois,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Bourgmestres bruxellois,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Députées et Députés bruxellois,
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs les Ministres bruxellois,

En féministes, nous fûmes enthousiasmées par la célérité des réactions qui suivirent la diffusion du documentaire « Femmes de la rue » réalisé par Sophie Peeters, étudiante en dernière année de la Haute École flamande Rits.

En effet, il ne s’en est pas fallu de quelques heures pour que les un-e-s et les autres d’entre vous ne condamnent fermement insultes et « harcèlements de rue » que subiraient les femmes dans le quartier bruxellois d’ Anneessens. Et que vous vous engagiez dans des projets de discussion parlementaire, de législation sur le sujet, ou encore dans des actions sur le terrain.

C’était d’autant plus enthousiasmant pour nous que, concernant le sort des femmes, depuis quelques années, nous n’entendions de votre part que de tristes nouvelles : par exemple, celle nous faisant comprendre qu’elles seraient les premières à être sacrifiées sur l’autel de l’austérité.

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