Le 17 mai 2018, Mawda, une petite fille de deux ans, a été abattue par la police belge. Elle était dans un van avec ses parents kurdes et d’autres réfugiés qui essayaient de franchir la frontière au Royaume-Uni.
Le Comité Mawda vous invite à rendre hommage à Mawda mais également pour soutenir sa famille qui réclame justice.
« Du racisme juridique au racisme d’État : Indissociable du contexte idéologique qui la produit, la Loi est, comme tout dispositif institutionnel, porteuse d’un message politique. Face à l’extrême-droitisation incessante du champ politique en Belgique et en Europe, comment sert-elle d’instrument à l’État et ses différentes instances pour organiser et justifier la domination raciale ? » Par Selma Benkhelifa
La Coordination des sans-papiers de Belgique réclamera les droits des sans-papiers afin qu’ils puissent reconquérir leur dignité après avoir tout perdu. Elle mettra la question sur la table, et ce, dans tous les débats électoraux à venir, la question de la Régularisation immédiate des sans-papiers en Belgique.
Pour cela, la Coordination des sans-papiers de Belgique appelle l’ensemble des sans-papiers tapis dans l’ombre et tous nos soutiens pour alerter sur notre situation et mobiliser le plus grand nombre citoyen.ne.s à venir exiger des engagements solennels des partis politiques sur l’intégration des sans-papiers dans l’Etat de droit belge.
Pendant quatre jours, ce Bruxellois a été considéré comme l’un des membres du commando de l’aéroport de Zaventem. Il raconte comment cette erreur a bouleversé sa vie.
Selma Benkhelifa évoque un « crime d’État » qui « s’inscrit dans le continuum d’une politique migratoire qui devait conduire, un jour ou l’autre, à ce type de tragédie ». Elle veut secouer les consciences, appeler à un débat de société : « La mort par balle d’une enfant de 2 ans et les suspicions de dissimulations qui ont suivi l’homicide auraient dû déboucher sur un sentiment général d’indignation. Mais on n’entend que des murmures, là où il faudrait des cris d’effroi. »
À l’occasion de l’anniversaire de la mort du dirigeant africain-américain Malcolm X, assassiné le 21 février 1965, nous attirons votre attention sur la seule biographie disponible en français, publiée aux éditions Syllepse. Écrite par un historien de renom, prix Pulitzer 2010, cette biographie a acquis un statut de référence incontournable.
Devenu une icône de la culture populaire africaine-américaine et plus largement de la culture populaire et révolutionnaire dans de nombreux pays, la vie et le parcours politique de Malcolm X restent paradoxalement très mal connus, principalement au travers de son autobiographie écrite dans des conditions très controversées. C’est ce vide que vient combler cette biographie de Malcolm X. Fruit d’années de recherches dans les archives du FBI, d’entretiens avec les innombrables personnages qui l’ont accompagné ou croisé, ce livre, écrit par un grand historien africain-américain, apporte un éclairage inédit sur les vies de Malcolm X, des rues de Harlem à sa mort brutale.
Nous vous communiquons à cette occasion un extrait de cet ouvrage sur les circonstances de son assassinat le 21 février 1965, que nous vous proposons de publier si vous le souhaitez.
Huey P. Newton, Le suicide révolutionnaire, 2018, Paris, Premiers Matins de Novembre Éditions, 340 pages, 18 €.
Un billet de Frédéric Thomas
Le suicide révolutionnaire constitue l’autobiographie du co-fondateur (avec Bobby Seale) et leader du Black Panther Party, Huey P. Newton (1942-1989), qui en fut le « ministre de la Défense ». C’est également un essai théorique où l’auteur éclaire les choix stratégiques du mouvement. Et, enfin, une sorte de livre de formation. Le titre, étrange à première vue, renvoie à un positionnement éthique (à acquérir) dans la lutte révolutionnaire :
« Mais avant de mourir, la question est de savoir comment vivre. (…) Le suicide révolutionnaire ne signifie pas que moi et mes camarades désirons mourir, cela signifie exactement le contraire. Nous ressentons un tel désir de vivre avec espoir et dignité qu’une existence qui en serait dénuée nous est impossible » (p. 24).
Comme le fait remarquer avec raison, dans la préface, Amzat Boukari-Yabara, cette conception a des affinités avec « ce que le leader bissau-guinéen et cap-verdien Amilcar Cabral appelait le « suicide de classe » : rendre la « petite bourgeoisie révolutionnaire […] capable de se suicider comme classe pour ressusciter comme travailleurs révolutionnaires » » (p. 7).
Les conclusions de l’enquête du Comité P sur la mort de la petite Mawda ont été discutées ce matin au Parlement. Dans une séance à huis clos présidée par Siegfried Bracke, le député N-VA.
Dans son rapport de 59 pages le comité P adresse aux parlementaires une série de dix recommandations, notamment sur les tactiques d’intervention en cas de poursuite et dans ce cadre l’usage des armes à feu.
Anna Maria est une petite fille de 8 ans inconnue en Belgique francophone, alors que toute la presse flamande parle d’elle. Cette petite arménienne née en Belgique est enfermée à Steenokkerzeel depuis trois semaines.