Mumia s’exprime sur Frantz Fanon.

Abu-Jamal Fanon
Découvrez l’interview de 30 minutes réalisée récemment par @hate5six, où Mumia s’exprime sur Frantz Fanon.
Mumia est un ancien membre des Black Panthers ; il a rejoint la section de Philadelphie à seulement 15 ans en tant que ministre de l’Information. Il est également un journaliste primé et l’auteur de nombreux ouvrages écrits pendant son incarcération.
Mumia aura 72 ans en avril et il est incarcéré dans une prison d’État depuis 1982, bien qu’il soit à la fois factuellement innocent et légalement non coupable du crime dont il a été accusé. Il continue de subir des mauvais traitements envers les personnes âgées et une négligence médicale au sein du système carcéral.
Enfermé dans une cellule 23 heures par jour, Mumia consacre son temps soit à la rédaction de sa thèse de doctorat sur Fanon, soit à disséquer cet empire en déclin à travers des commentaires incisifs et des émissions diffusées sur Prison Radio.

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Huey P. Newton, Le suicide révolutionnaire

Huey P. Newton, Le suicide révolutionnaire, 2018, Paris, Premiers Matins de Novembre Éditions, 340 pages, 18 €.

Un billet de Frédéric Thomas

Le suicide révolutionnaire constitue l’autobiographie du co-fondateur (avec Bobby Seale) et leader du Black Panther Party, Huey P. Newton (1942-1989), qui en fut le « ministre de la Défense ». C’est également un essai théorique où l’auteur éclaire les choix stratégiques du mouvement. Et, enfin, une sorte de livre de formation. Le titre, étrange à première vue, renvoie à un positionnement éthique (à acquérir) dans la lutte révolutionnaire :

« Mais avant de mourir, la question est de savoir comment vivre. (…) Le suicide révolutionnaire ne signifie pas que moi et mes camarades désirons mourir, cela signifie exactement le contraire. Nous ressentons un tel désir de vivre avec espoir et dignité qu’une existence qui en serait dénuée nous est impossible » (p. 24).

Comme le fait remarquer avec raison, dans la préface, Amzat Boukari-Yabara, cette conception a des affinités avec « ce que le leader bissau-guinéen et cap-verdien Amilcar Cabral appelait le « suicide de classe » : rendre la « petite bourgeoisie révolutionnaire […] capable de se suicider comme classe pour ressusciter comme travailleurs révolutionnaires » » (p. 7).

Grandir, lire et se battre

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