SANS-PAPIERS : au croisement des logiques xénophobes et capitalistes – Youri Vertongen
Youri Lou Vertongen est docteur en Sciences politiques. Il a mené une longue recherche sur les mouvements sans-papiers à Bruxelles, en Belgique. Joël Girès de l’Observatoire des inégalités l’interviewe pour discuter de ses analyses et retracer l’histoire des politiques migratoires belges dans ce troisième épisode de Contrechamp.
Youri Vertongen explique à quel point la politique migratoire est structurée par une xénophobie d’État.
FRANTZ FANON, 100 ANS DE LUTTES : CE QU’IL NOUS APPREND À BRUXELLES PANTHÈRES
Ce que Frantz Fanon nous apprend à Bruxelles Panthères : pour une praxis décoloniale, radicale et populaire au cœur de la métropole européenne.
Frantz Fanon, 100 ans plus tard : armes pour nos luttes à Bruxelles Panthères
De la psychiatrie coloniale à la guérison politique collective : que ferait Fanon aujourd’hui à Bruxelles ?
« La honte. La honte et le mépris de moi-même. La nausée. Quand on m’aime, on me dit que c’est malgré ma couleur. Quand on me déteste, on ajoute que ce n’est pas à cause de ma couleur… Ici ou là, je suis prisonnier du cercle infernal. » Frantz Fanon, Peau noire, masques blancs. (1952)
Fanon est vivant, ici, dans nos colères, nos soins, nos combats
66 519 décès recensés – Liste UNITED des décès de réfugiés en 2025
L’ONG UNITED for Intercultural Action publie l’édition 2025 de la Liste des décès de réfugiés, recensant 66 519 morts depuis 1993.
Ces morts ne sont pas des « accidents » de parcours, ni de simples « tragédies ». Elles sont le produit direct d’une politique européenne qui a choisi la mort comme instrument de gouvernement : militarisation des frontières, externalisation des contrôles, accords cyniques avec des régimes autoritaires pour bloquer les routes migratoires. L’Union européenne et ses États membres portent une responsabilité criminelle : chaque nom inscrit dans cette liste est une accusation contre l’Europe forteresse.
Solidarité avec les proches de Mehdi Bouda !
Le 24 juin passé, la chambre des mises en accusation de la cour d’appel de Bruxelles confirmait le non-lieu pour les policiers impliqués dans la mort du jeune Mehdi Bouda en août 2019.
Nadia Geerts / CAL / WBE vs Mouhad Reghif / Bruxelles Panthères
COMMUNIQUÉ – Bruxelles Panthères Le 25 juin 2025, la justice belge a décidé de renvoyer notre frère Mouhad Reghif devant le tribunal correctionnel pour… avoir écrit : « J’emmerde tout ce qui est suprématie blanche ». Pendant ce temps-là, la veille, la même chambre des mises en accusation blanchit quatre policiers impliqués dans la mort de Mehdi Bouda, … Lire la suite
Dans la Belgique blanche, la justice humilie les morts Noir, Arabe, Rrom, Musulmane ou Sans-Papiers.
Fabian, 11 ans, fauché par la police : pour une émotion collective qui lutte contre l’oubli des autres morts
Fabian, 11 ans, fauché par la police : pour une émotion collective qui lutte contre l’oubli des autres morts
Samedi 02 juin 2025, à Bruxelles. Un enfant de 11 ans, Fabian, meurt percuté par une voiture de police alors qu’il se trouve sur sa trottinette. Les circonstances exactes restent floues, mais l’événement a bouleversé une partie importante de la population. Une émotion forte s’est exprimée dans les médias, sur les réseaux sociaux, dans les familles, dans la rue.
Et cette émotion est légitime. Elle est nécessaire. Un enfant meurt, et rien ne devrait jamais banaliser cela.
Police: une infraction routière ne peut justifier une condamnation à mort
05·06·25
Yassine Boubout est juriste, militant et expert en affaires policières.
Un enfant de 11 ans a perdu la vie après avoir été percuté par un véhicule de police pendant une course poursuite. Un nouvel exemple tragique d’escalade d’une situation banale – dans ce cas-ci, une suspicion d’infraction au code de la route – vers une issue mortelle. Cet incident n’est malheureusement pas un cas isolé.
Il y a de quoi se poser des questions sur la proportionnalité des poursuites menées par la police belge : jusqu’où peut aller la police pour mettre fin à une simple violation du code de la route ? Devons-nous, en tant que société, accepter qu’une infraction routière engendre la mort d’un enfant ?