« La violence de la fraternité », le dernier discours de Malcolm X

Le 16 février 1965, Malcolm X, l’un des plus grands militants et activistes afro-américain, livrait ce qui sera son dernier discours. Cinq jours plus tard, il fut assassiné à Harlem.

Ce dernier discours fut prononcé à l’église méthodiste de Corn Hill Rochester de New York. Malcolm X y parle ouvertement de la relation complexe entre la France et les noirs français : discours encore terriblement d’actualité aujourd’hui dans un climat où les médias français dépeignent une image peu flatteuse des immigrés et fils d’immigrés français. Le célèbre activiste met le doigt sur un sujet épineux : Il existe certes, une haine des blancs envers les noirs, mais il est aussi essentiel de prendre conscience de la haine des noirs envers eux même, véhiculée par la culture blanche :

« Avant toute chose, mes frères et sœurs, je tiens à vous remercier d’avoir pris le temps de venir ici ce soir, à Rochester, et surtout de m’avoir invité, à cette petite tribune informelle pour débattre de préoccupations communes à tous les membres de la communauté, de la communauté de Rochester dans son ensemble. Si je suis ici, c’est pour parler avec vous de la révolution Noire, en marche sur cette terre, des formes qu’elle prend sur le continent africain et de son impact sur les communautés noires. Non seulement ici, en Amérique, mais aussi aujourd’hui en Angleterre, en France, et dans toutes les anciennes puissances coloniales.

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De la “burqa bla bla” au lynchage médiatique

Le 7 février 2012 devait avoir lieu dans l’enceinte de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) une conférence-débat sur le thème “L’extrême-droite est-elle devenue fréquentable?” en présence de Caroline Fourest (accompagnée d’Hervé Hasquin et de Guy Haarscher)1.

La venue de Caroline Fourest à l’ULB génère souvent des tensions en raison du caractère polémique des positions de la journaliste française2. Cette fois-ci n’a pas fait exception et un assistant de l’ULB, Souhail Chichah, avait appelé sur un réseau social à organiser une “burqa pride” pour protester contre la venue de Mme Fourest sur le campus.

Une quarantaine de personnes, couvertes de façon à symboliser des “burqas”, ont donc interrompu la conférence aux cris de “burqa bla bla”. La tension ne cessant de monter entre d’une part Caroline Fourest et ses camarades Hasquin et Haarscher, celle-ci traitant les perturbateurs de “membres de l’extrême-droite”, et d’autre part Souhail Chichah et les chahuteurs qui reprochent à la journaliste son “islamophobie”, les autorités académiques, par la voie du recteur, Didier Viviers, décident d’annuler la soirée.

Cet événement n’est en fin de compte qu’un chahut agitant le microcosme universitaire, le type même de perturbations qui peuvent s’observer dès qu’une personnalité controversée dispose d’une tribune publique3.

Pourtant, la presse va faire de ce non-événement un exemple de la menace islamiste sur la liberté d’expression et un lynchage en règle de M. Chichah…

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