Laurent Ruquier, ou l’artifice du caméléon

Retour sur la sinistre intervention de Christine Angot, commentant le livre de son comparse Franz-Olivier Giesbert, lors de l’émission ONPC du samedi 01er juin dernier.

Voici les propos en cause : « Le but avec les juifs pendant la guerre, ça a bien été de les exterminer, de les tuer, et ça introduit une différence fondamentale, alors qu’on veut confondre avec par exemple l’esclavage et l’esclavage des Noirs envoyés aux États-Unis ou ailleurs, et où c’était exactement le contraire. C’est-à-dire l’idée c’était qu’ils soient en pleine forme, en bonne santé pour pouvoir les vendre et pour qu’ils soient commercialisables. Donc non, ce n’est pas vrai que les traumatismes sont les mêmes, que les souffrances infligées aux peuples sont les mêmes ».

J’utilise le terme « comparse » à propos de Giesbert puisque lors de cet indécent verbiage d’Angot – dont aucun participant sur le plateau ne s’est démarqué (!) – celui-là n’a manifesté aucune réserve. Que du contraire, opinant de la tête il acquiesçait sans la moindre retenue, en rajoutant une couche quant au maintien « en bonne santé » des esclaves noirs « pour qu’ils travaillent un maximum ».

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Introduction à l’ouvrage de Saïd Bouamama : « PLANTER du BLANC »

Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse

« Je le répète : le colonialisme n’est point mort. Il excelle pour se survivre, à renouveler ses formes ; après les temps brutaux de la politique de domination, on a vu les temps plus hypocrites, mais non moins néfastes, de la politique dite d’Association ou d’Union. Maintenant, nous assistons à la politique dite d’intégration, celle qui se donne pour but la constitution de l’Eurafrique. Mais de quelque masque que s’affuble le colonialisme, il reste nocif. Pour ne parler que de sa dernière trouvaille, l’Eurafrique, il est clair que ce serait la substitution au vieux colonialisme national d’un nouveau colonialisme plus virulent encore, un colonialisme international, dont le soldat allemand serait le gendarme vigilant », Aimé Césaire1.

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N-D de Paris, J. Assange, la planète, les migrants, etc…

Daniel VanhovePourquoi l’incendie de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris a-t-elle suscité une telle empathie de la part du public et de la plupart des médias face à une quasi indifférence constatée lors de l’arrestation de Julian Assange à l’ambassade de l’Équateur au cœur de Londres, quelques jours plus tôt ? Objectivement, entre les deux faits, s’il en est un qui aurait dû alerter les citoyens de manière massive, c’est sans conteste l’arrestation de J. Assange.

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Dettes coloniales et Réparations.

Nous publions l’ interview de Said Bouamama pour le numéro daté du premier trimestre 2019 de la revue « les autres voix de la planète » ayant pour titre « Dettes coloniales et réparations ». Les questions étaient formulées par Robin Delobel, Jérome Duval et Milan Rivié. Il s’agit ici de la version longue, les dernières questions n’ayant pas pu être publiées faute de place. 

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POUR UN GOUVERNEMENT QUI RÉGULARISERA LES SANS-PAPIERS

MANIFESTATION NATIONALE
POUR UN GOUVERNEMENT QUI RÉGULARISERA LES SANS-PAPIERS

 

La Coordination des sans-papiers de Belgique réclamera les droits des sans-papiers afin qu’ils puissent reconquérir leur dignité après avoir tout perdu. Elle mettra la question sur la table, et ce, dans tous les débats électoraux à venir, la question de la Régularisation immédiate des sans-papiers en Belgique.

Pour cela, la Coordination des sans-papiers de Belgique appelle l’ensemble des sans-papiers tapis dans l’ombre et tous nos soutiens pour alerter sur notre situation et mobiliser le plus grand nombre citoyen.ne.s à venir exiger des engagements solennels des partis politiques sur l’intégration des sans-papiers dans l’Etat de droit belge.

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«La géographie du visible et de l’invisible»

Par Monique Mbeka Phoba

Le musée royal d’Afrique centrale, aujourd’hui AfricaMuseum, de Tervuren (près de Bruxelles) est un point saillant d’une configuration que l’on peut appeller «la géographie du visible et de l’invisible de l’impensé colonial».

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« Voyous chavistes » contre « société civile » : racisme et mépris de classe des médias occidentaux sur le Venezuela

1. Résumé.

Aujourd’hui, les Vénézuéliens luttent contre l’implosion de leur économie et leurs voisins latino-américains, à droite, agitent des menaces de sanctions contre le  » socialisme  » de l’actuel président Maduro. Depuis l’élection de Chavez en 1998, le pays a connu une période d’intenses conflits de classe et de races. Chavez, premier dirigeant non blanc de l’histoire du pays majoritairement non blanc, a été réélu trois fois et a mené un mouvement populaire contre l’élite blanche retranchée dans ses privilèges. Depuis 1998, le Venezuela est devenu un lieu de lutte permanente entre les classes moyennes et supérieures et les masses subalternes dont Chavez tire son soutien. Le pays a ainsi suscité un grand intérêt médiatique dans le monde entier, tant à gauche qu’à droite.

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BlackFace et déguisements du KKK dans le folklore belge

Au Carnaval d’Alost, des déguisements du Ku Klux Klan ne passent pas

Ku Klux Klan

« Il est évident que l’extrême-droite ne se sent en aucun cas menacée par ces ‘moqueries' ». | © BELGA PHOTO JONAS ROOSENS

Société

Déjà épinglé pour des dérives antisémites, le Carnaval d’Alost est également critiqué par la Nouvelle Voie Anticoloniale pour la présence d’un char de suprémacistes blancs qui se prennent notamment en photo avec le leader d’extrême droite de Forza Ninove, Guy D’haeseleer.

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Un dialogue critique sur la colonisation est-il possible avec la nouvelle génération d’historiens belges ?

Un dialogue critique sur la colonisation est-il possible avec la nouvelle génération d’historiens belges ?

Martin Vander Elst·Samedi 9 mars 2019

“The great force of history comes from the fact that we carry it within us, are unconsciously controlled by it in many ways, and history is literally present in all that we do… And it is with great pain and terror that one begins to assess the history that has placed one where one is, and formed one’s point of view”

– James Baldwin Collectif

La carte blanche publiée dans Le Soir ( lire ci dessous )  par Amandine Lauro (chercheuse qualifiée FRS-FNRS à l’ULB) et Benoît Henriet (professeur assistant à la VUB) permet d’instruire un certain nombre de controverses qui jusque-là étaient demeurées figées sans autres réponses que la continuation de la propagande coloniale. Cette carte blanche aura le mérite de présenter à l’opinion publique une nouvelle génération d’historiens plus engagés dans leurs pratiques et plus conscients des enjeux contemporains. Une position qui aura au moins le mérite de ne pas clore le débat, de permettre que s’élaborent des controverses qui fassent droit à une complexité vécue et pas à une pseudo-complexité agitée pour faire taire les souffrances et les continuités. Je me propose ici d’essayer l’exercice d’un dialogue critique.

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