Le 1er décembre 1944, des tirailleurs sénégalais furent massacrés par l’armée française pour avoir réclamé leur solde.
Cela montre bien que pour la France ne flatte les colonisés que quand elle a besoin d’eux.
La liberté, la justice et l'égalité, par tous les moyens nécessaires ! Malcolm X
Le 1er décembre 1944, des tirailleurs sénégalais furent massacrés par l’armée française pour avoir réclamé leur solde.
Cela montre bien que pour la France ne flatte les colonisés que quand elle a besoin d’eux.
L’universitaire Olivier Le Cour Grandmaison et le président du Cran Louis-Georges Tin demandent une commission d’enquête sur la mort de 17 000 « indigènes » soumis au travail forcé dans les années 1920 par la compagnie dont Spie-Batignolles est issue. A l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique, le 25 mai, ils posent plus généralement « la question des crimes coloniaux perpétrés dans le cadre de la colonisation française », qui « méritent réparation ».
Racisme : la Belgique qui perd
Dans la même semaine, les dérapages condescendants de Pauwels, Vermeiren (RTL-TVi) et Willemarck (Beci) ainsi que la très probable bavure policière contre une famille d’origine marocaine ont confirmé la prégnance du racisme institutionnel. Sujet tabou et absent du débat médiatique depuis des décennies; tant les incantations à « la diversité », les odes au « vivre-ensemble », semblent suffire comme outils de lutte antiraciste dans une Belgique francophone, décidément, « formidable »…
Le mardi 8 octobre 2013 à 17 heures à Garnisonkirchplatz à Berlin, la capitale de la République fédérale d’Allemagne, une sculpture en bronze de Lumumba a été installée et remise au public par la fondation Poll, devant une grande foule mixte.
Cette statue dénommée, « Lumumba » (Transport à Thysville) a été réalisée en 1961 par Genni/Jenny Wiegmann-Mucchi (1895-1969).
Plusieurs personnalités politiques, académiques… étaient là: allemandes, congolaises ainsi que d’autres nationalités. Comme officiels congolais il y avait François Lumumba, fils aîné du héros national congolais, She Okitundu représentant l’état congolais ainsi que l’ambassadrice de la RD Congo à Berlin.
Déclaration commune Brigade Anti Négrophobie, PIR

Nos organisations se sont réunies samedi 6 juillet 2013 dans le cadre d’un séminaire de travail qui a été l’occasion d’une discussion politique intense sur la nécessité d’une convergence articulée à la prise en charge assumée des contradictions qui traversent et structurent le monde de l’immigration post-coloniale.
L’originalité de cette rencontre est qu’elle a rassemblé exclusivement des groupes non blancs, issus de l’immigration et des quartiers, parfaitement autonomes (des pouvoirs publics et des organisations politiques de gauche comme de droite) et qui fondent leur action principalement contre le racisme d’Etat et le racisme impérialiste.
Ce processus de « convergence avec nous-mêmes » est lui-même le fruit d’un travail en commun de plusieurs années. Nous souhaitons le poursuivre et lui donner un contenu politique plus substantiel, voire organisationnel
Suite au massacre de l’école primaire de Sandy Hook, le député du Texas Louie Gohmert, le gouverneur de Virginie Bob McDonnell, le Sénateur Rand Paul, le représentant de l’Etat de Floride Dennis Baxley (qui a également présenté dans son état la loi « Stand Your Ground », loi régissant le droit à l’auto-défense armée), aux côtés d’une foule d’autres Républicains ont affirmé que si les enseignants et les administrateurs avaient été armés, les vingt petits enfants dont Adam Lanza a volé les vies seraient aujourd’hui en vie. Evidemment, ils faisaient échos aux arguments avancés par la National Rifle Association (NRA). La NRA et l’American Legislative Exchange Council (ALEC), lobby conservateur responsable de la rédaction et de la promulgation des lois « Stand Your Ground » à travers le pays, maintiennent qu’une population armée est la seule défense valable contre les menaces imminentes des assaillants et des prédateurs.

Les Etats-Unis vs. Trayvon Martin : Comment le système a fonctionné.
par Robin D.G. Kelley

Mireille Fanon-Mendès-France : « Il y a des nouvelles formes de racisme »
Mireille Fanon-Mendès-France est présidente de la fondation Frantz Fanon [1]. Experte du groupe de travail sur les Afro-descendants au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, elle fait partie des membres du jury des Y’a Bon Awards 2013.

Race, classe et genre : l’intersectionalité, entre réalité sociale et limites politiques
par Houria Bouteldja, membre du PIR
Cette intervention dans son intégralité a été présentée pour la première fois à l’université de Berkeley le 17 avril 2013, au département d’études ethniques, une seconde fois, le 8 juin 2013 au sein du Réseau de Travail 24 de l’Association Française de Sociologie (AFS) « Genre, classe, race. Rapports sociaux et construction de l’altérité » et une troisième fois dans le cadre de l’école d’été de Grenade consacrée à la pensée critique islamique et aux luttes décoloniales, le 21 juin 2013. Une précision cependant : une partie de cette communication a été présentée au 6ème congrès international de recherches féministes à Lausanne en août 2012.

Tant que nous ne sommes pas tous abolitionnistes :
Marx sur l’esclavage, la race et la classe.
par Dyne Suh
Dyne Suh, chercheuse et militante en Californie (États-Unis), donne à voir dans ce texte un Marx que la gauche française semble avoir oublié ou ignoré. Dans la doxa de l’extrême gauche, Marx s’est avant tout préoccupé de l’émancipation de la classe ouvrière européenne et aurait fait peu de cas de la race et des rapports coloniaux. Contre ces lectures eurocentriques, Dyne Suh rappelle l’analyse de Marx sur l’esclavage transatlantique et les luttes pour son abolition sur le sol américain. Pour Marx, l’esclavage transtlantique était au fondement de la civilisation capitaliste occidentale. La traite négrière se distinguait en ce sens pour lui de toutes les formes d’esclavage antérieures. Sur ce constat, Marx inscrivait la lutte abolitionniste dans un combat pour l’émancipation humaine à l’échelle globale. Il prenait ainsi très au sérieux la lutte contre les privilèges des travailleurs blancs, au Sud des États-Unis comme ailleurs. En cela, il se démarquait de beaucoup de ceux qui s’en sont réclamés et s’en réclament aujourd’hui en France pour proclamer que les races sociales n’existent pas et que les classes populaires sont unies par les mêmes intérêts.
La rédaction