La négrophobie ou le plus accepté des racismes

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Même au sein de la classe politique belge, beaucoup ignorent jusqu’à la définition du terme. Alors sa réalité institutionnelle dévastatrice pour nombre d’individus et de familles depuis des décennies … Né-gro-pho-bie ! Cette peur-rejet du nègre insufflée par le racisme bénéficie d’une invisibilité sociopolitique. Complète, voulue, entretenue. Tandis que les mots « islamophobie » et « homophobie » font partie du langage courant, la « négrophobie », elle, végète au fond d’un lac de résignation et d’indifférence « bien de chez nous ». Normal, dans un pays qui rejette obstinément tout vrai débat médiatique sur son lourd passif colonial ? Normal, dans un pays où la Justice et les médias élèvent le torchon raciste  Tintin au Congo  au rang d’œuvre culturelle intouchable ? Normal, dans une société qui consolide une hiérarchisation raciale et paternaliste au bas de laquelle les personnes d’origine africaine sont sommées de « rester à leur place » ? Maximin Emagna ne le pense pas. Politologue et activiste, il lutte depuis plus de 10 ans contre la négrophobie en Europe. Dans une lettre ouverte, diffusée le 20 mars dernier, il interpellait le Premier ministre Elio Di Rupo, les Ministres-présidents et les présidents de partis sur leur inaction en la matière. Quinze jours plus tard, c’est l’habituel silence politique et médiatique… Parce que combattre toutes les formes de racisme demeure un repère journalistique, FDC a choisi de relayer plusieurs extraits de cette lettre ouverte (*).

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Sur la question noire aux Etats-Unis – Black Power

Sur la question noire aux Etats-Unis – Black Power

CLR James - AK Press
[Pouvoir noir[1]], je crois que ce mot d’ordre est destiné à devenir un des grands slogans politiques de notre époque. Il est évident que seul le temps nous le dira. Cela étant, quand nous voyons la puissance de son impact, il est évident qu’il touche des points éminemment sensibles de la conscience politique mondiale contemporaine. Je n’ai pas l’intention, ce soir, de vous parler des tâches politiques qui sont les vôtres dans le combat contre le racisme des Britanniques, ni des moyens qu’il nous faut trouver pour mettre fin à la politique racialiste du gouvernement travailliste actuel.
Ce que je veux faire ce soir, c’est éclairer pour chacun d’entre nous le sens du mot d’ordre de Pouvoir noir, ce qu’il ne signifie pas et ce qu’il ne peut pas signifier. Je le dis clairement, nous devons mettre un terme une bonne fois pour toutes, à toute la confusion qui s’installe de toutes parts, tant à droite qu’à gauche. […]

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FSM de Tunis : Déclaration de l’Assemblée des mouvement sociaux

http://malikabenarabattou.files.wordpress.com/2013/03/fsm-fsm-fsm.jpgFSM de Tunis : Déclaration de l’Assemblée des mouvement sociaux
le Lundi, 01 Avril 2013

 

Nous, réunies et réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2013 à Tunis affirmons l’apport capital des peuples du Maghreb-Mashrek (du Nord d’Afrique jusqu’au Moyen Orient) dans la construction de la civilisation humaine. Nous affirmons que la décolonisation des peuples opprimés reste pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.

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Femmes d’exception: Angela Davis

Angela Davis : « il faut organiser des communautés de résistance »

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A 69 ans, Angela Davis n’a pas perdu son âme de militante. Elle continue de se battre pour les droits civiques, aux États-Unis et partout dans le monde. Féministe, communiste, proche des « Black Panthers », elle est devenue une icône internationale dans les années 60. La figure emblématique du mouvement noir américain raconte ses combats, sa cavale, son acquittement, son statut de symbole dans un entretien exceptionnel.

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Moad, 14 ans, injurié (« Sale arabe ») et tabassé à la matraque

Dans le cadre de la Journée Internationale contre les brutalités policières, du vendredi15 mars 2013, ÉGALITÉ organise une rencontre avec Moad et ses parents, le Vendredi 08 Mars .

Aujourd’hui, les flics peuvent bien continuer d’agir comme des vrais cowboys qui semblent être au-dessus des droits humains. C’est pourquoi nous devons créer une solidarité plus forte que la leur. Nous devons nous mobilisés pour faire avancer la justice et la vérité. Si nous voulons réellement renverser la vapeur, nous devons le faire pour toutes les victimes de bavures policières; nous lever et mettre fin au silence faire cesser l’impunité.

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Du pouvoir. Sur le « Malcolm X » de Sadri Khiari

Les « colonisés de l’intérieur » : une question de stratégie

Lorsqu’il y a quelques mois, a été annoncée la publication prochaine d’un essai sur Malcolm X signé Sadri Khiari (MX dans la suite du texte) aux Éditions Amsterdam, il nous est immédiatement apparu qu’il serait opportun de rapporter et confronter cet ouvrage aux thèses et positions exprimées par le mouvement, né en 2005 et devenu en 2010 parti, des Indigènes de la république (PIR) dont notre auteur est l’un des membres fondateurs et l’une des principales plumes, et dont un recueil d’articles et interventions, accompagné d’un long entretien, a été publié par la même maison d’édition à l’automne 2012 sous le titre : Nous sommes les Indigènes de la république (NSIR dans la suite du texte). La question qu’il nous paraissait important de soulever était la suivante : dans quelle mesure et de quelle manière les mouvements noirs américains radicaux constituaient-ils une source d’inspiration et de réflexion pour le PIR ? Cette question, simple et en apparence très convenue, nous semblait néanmoins être un moyen de donner un peu d’air au pesant débat entourant les Indigènes de la république en libérant, fût-ce momentanément, la question de la « France postcoloniale » de la perspective et du langage dans lequel elle est généralement formulée, et pour une part enfermée.

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‘Le racisme est une question de pouvoir’

Houria Bouteldja, porte-parole des Indigènes de la République

‘Le racisme est une question de pouvoir’

4 fevrier 2013

Une forte conscience politique, des analyses claires, une combativité têtue : voici les mots clés pour décrire Houria Bouteldja (39), fille d’immigrants algériens venus vivre en France lorsqu’elle avait sept ans. Bouteldja a un projet politique : elle veut créer une nouvelle gauche avec l’antiracisme et l’anticolonialisme comme fers de lance. Elle a aussi une ambition : décoloniser le monde. Elle plaide pour cette décolonisation par le biais de ce qui est devenu le PIR, Parti des Indigènes de la République, un mouvement dont elle est porte-parole.

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