Le racisme monte. Aujourd’hui, vous êtes sous Etat d’urgence et, je me souviens de ce que cela signifiait en 1961, alors que j’étais à Paris pour mes études : les Algériens étaient victimes d’un racisme qui m’avait fait pensé au système ségrégationniste américain. Dire aujourd’hui que la colonisation ait pu avoir un rôle positif est abject et raciste. Malheureusement, ce que cela montre c’est que la poussée de l’extrême droite est aussi une réalité en France et pas seulement aux USA. De plus, toute la politique française semble empreinte de racisme, c’est une question qui va être importante à résoudre pour tous ceux qui veulent un changement social.
Les discriminations racistes : une arme de destruction massive
Préface du livre de Saïd Bouamama
par Christine Delphy, 15 mai
Certains diront : encore un livre sur les discriminations ! Ce sont les mêmes qui disent : « Assez de repentance ! » – comme s’il y avait eu le début de l’ombre d’une repentance — applaudis par tous ceux pour qui le pire cauchemar serait d’avoir à s’excuser de leurs ignominies ou de celles de leurs pères et frères. Arrogance du dominant, et arrogance française. Ou peut-être retard français : peut-on imaginer les Anglais parler aujourd’hui de la colonisation de l’Inde et la défendre en disant : « mais nous avons fait des routes et des hôpitaux » ?
Hier Bobby Sands aujourd’hui Khader Adnan (video)
C’est avec encore plus d’actualité que nous apparaît aujourd’hui le souvenir de la mort de Bobby Sands et de ses compagnons irlandais au terme d’une grève de la faim de plus de deux mois.
Et le lien entre Bobby Sands et ses compagnons, et les prisonniers palestiniens, est également historique, au cœur même de leurs histoires : ce sont tous et toutes des victimes du « glorieux » Empire britannique, de part et d’autre de la Méditerranée… L’Irlande ici et la Palestine là-bas, tous, « dommages collatéraux » de l’impérialisme britannique et de son infâme politique.
BPP : LE PROGRAMME EN DIX POINTS
LE PROGRAMME EN 10 POINTS CE QUE NOUS VOULONS – CE QUE NOUS CROYONS 15 OCTOBRE 1966 1 – Nous voulons la liberté. Nous voulons le pouvoir de déterminer la destinée de notre Communauté Noire. Nous croyons que les Noirs ne seront pas libres tant qu’ils ne pourront pas décider de leur … Lire la suite
Pourquoi les Palestiniens ont-ils entamé une grève de la faim ?

Palestine, ces prisonniers ignorés en grève de la faim
mardi 8 mai 2012, par Alain Gresh
Imaginons un instant deux mille prisonniers politiques en Chine engagés dans une grève de la fin depuis plusieurs semaines ; ou bien deux mille autres, mobilisés dans un mouvement similaire en Russie. Il y a peu de doute que les télévisions et les radios, si promptes à se mobiliser sur les atteintes aux droits humains dans de lointains pays, ouvriraient leurs bulletins d’information sur cette nouvelle, s’indigneraient de cette violation des droits élémentaires, appelleraient nos autorités à réagir et même à intervenir, à imposer des sanctions à Pékin ou à Moscou.
Il y a bien deux mille prisonniers politiques qui font la grève de la faim, mais en Palestine. Et l’information ne semble pas intéresser grand-monde. Mais nous le savons depuis longtemps, les Palestiniens, les Arabes, les musulmans ne sont pas vraiment des êtres humains comme les autres.
102 jours de grève de la faim pour rien !
Un article à propos de la grève de la faim menée à la VUB par 23 personnes sans papier.
(merci Marco Bertolini)
On ne lâche rien.
Manifestation ce vendredi 11 mai à Bruxelles, départ à 16h depuis la Bourse jusqu’au boulevard de Stalingrad.
Prélude à la Marche Européenne des sans papier qui démarrera le 2 juin.
« Leur sort est entre nos mains »
Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Louange à Allah et que la paix et les bénédictions soient sur le Messager d’Allah
Chers peuples libres du monde. Chers opprimés et privés de leurs droits dans le monde. Chers amis de notre peuple, qui vous êtes tenus à mes côtés avec une conviction inébranlable en la liberté et la dignité pour mon peuple et pour nos prisonniers qui languissent dans les prisons de l’occupation.
Chers femmes et hommes libres, jeunes et vieux, gens ordinaires et élites intellectuelles de partout – je m’adresse à vous aujourd’hui avec un élan d’espoir et de douleur pour chaque Palestinien qui souffre de l’occupation de sa terre, pour chacun d’entre nous qui a été tué, blessé ou emprisonné par l’Etat terroriste qui nie tout ce qui est beau dans nos vies, même le sourire de nos enfants et de nos familles. Je vous adresse ma première lettre après ma libération – en priant qu’elle ne soit pas la dernière – après qu’Allah m’ait accordé la liberté, la fierté et la dignité. J’ai été un « détenu administratif » dans les geôles de l’occupation pendant quatre mois, sur lesquels j’ai passé 66 jours en grève de la faim.
«Ce qui se passe dans les prisons n’est pas humain»

«Ce qui se passe dans les prisons n’est pas humain»
Depuis le 17 avril, 2000 prisonniers palestiniens mènent une grève de la faim. Ils exigent la fin du régime de détention administrative qui permet de maintenir un détenu indéfiniment en prison sans que lui soit notifié la moindre charge et demandent une modification de leurs conditions d’enfermement (fin des mesures d’isolement, des mauvais traitements, des humiliations à l’encontre des visiteurs, de l’interdiction des visites pour les familles de Gaza…).



