Des réfugiées afghanes manifestent devant le cabinet de Maggie De Block
A l’occasion de la Journée de la Femme, une trentaine de réfugiées afghanes accompagnées de leurs familles, ont manifesté devant le cabinet de la secrétaire d’Etat à l’Asile et la migration, Maggie De Block, pour demander la protection de la Belgique. Selon leur avocate, ses femmes se trouvent dans un no man’s land juridique hypocrite. D’une part, elles ont reçu un ordre de quitter le territoire mais ne sont pas expulsées ; de l’autre, elles ne sont pas régularisées. « Elles sont à la fois victimes de la guerre dans leur pays et de la politique d’asile belge ». La délégation n’a pas pu être reçue par le cabinet de Maggie De Block. Source
Journée de la femme: Des réfugiées afghanes demandent la protection de la Belgique
Jeudi 8 Mars 2012 |
(Belga) A l’occasion de la Journée de la Femme, une trentaine de réfugiées afghanes accompagnées de leurs familles, ont manifesté jeudi devant le cabinet de la secrétaire d’Etat à l’Asile et la migration, Maggie De Block, pour demander la protection de la Belgique. Elles ont également demandé à être régularisées pour sortir du no man’s land juridique où elles se trouvent parfois depuis des années.
« La situation des femmes en Afghanistan est parmi les pires au monde. Or, toutes les femmes présentes à cette manifestation ont été déboutées de leur procédure d’asile et ont reçu un ordre de quitter le territoire », explique Selma Benkhalifa, l’avocate des manifestantes. « Nous dénonçons le fait que la problématique du genre ne soit ni prioritaire ni prise en compte dans leurs procédures d’asile. De plus, ces femmes ont des enfants mineurs. Or, une récente transposition d’une directive européenne en droit belge stipule expressément que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être pris en considération dans toute mesure d’expulsion. » Selon l’avocate, ses clientes se trouvent dans un no man’s land juridique hypocrite. D’une part, elles ont reçu un ordre de quitter le territoire mais ne sont pas expulsées; de l’autre, elles ne sont pas régularisées. « Elles sont à la fois victimes de la guerre dans leur pays et de la politique d’asile belge », souligne Selma Bekhalifa. La délégation n’a pas pu être reçue par le cabinet de Maggie De Block.