Le 7 février 2012 devait avoir lieu dans l’enceinte de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) une conférence-débat sur le thème “L’extrême-droite est-elle devenue fréquentable?” en présence de Caroline Fourest (accompagnée d’Hervé Hasquin et de Guy Haarscher).
La venue de Caroline Fourest à l’ULB génère souvent des tensions en raison du caractère polémique des positions de la journaliste française. Cette fois-ci n’a pas fait exception et un assistant de l’ULB, Souhail Chichah, avait appelé sur un réseau social à organiser une “burqa pride” pour protester contre la venue de Mme Fourest sur le campus.
Une quarantaine de personnes, couvertes de façon à symboliser des “burqas”, ont donc interrompu la conférence aux cris de “burqa bla bla”. La tension ne cessant de monter entre d’une part Caroline Fourest et ses camarades Hasquin et Haarscher, celle-ci traitant les perturbateurs de “membres de l’extrême-droite”, et d’autre part Souhail Chichah et les chahuteurs qui reprochent à la journaliste son “islamophobie”, les autorités académiques, par la voie du recteur, Didier Viviers, décident d’annuler la soirée.
Cet événement n’est en fin de compte qu’un chahut agitant le microcosme universitaire, le type même de perturbations qui peuvent s’observer dès qu’une personnalité controversée dispose d’une tribune publique.
Pourtant, la presse va faire de ce non-événement un exemple de la menace islamiste sur la liberté d’expression et un lynchage en règle de M. Chichah…
Lire la suite