La rencontre est co-organisée et co-animée avec la Librairie Météores.
Louisa Yousfi présente RESTER BARBARE à Bruxelles
La rencontre est co-organisée et co-animée avec la Librairie Météores.
Le système d’apartheid envers les Palestiniens ne pourra prendre fin que grâce aux mobilisations politiques et citoyennes internationales.
Le récent rapport d’Amnesty International (AI) accusant Israël de pratiquer l’apartheid a frappé l’opinion publique du monde entier. La raison en est que cette organisation de 10 millions de membres est connue pour son sérieux et sa prudence, et que ce rapport est le résultat de quatre années d’enquête. Outre AI, bien d’autres organisations ont dénoncé les crimes d’apartheid et de persécution de l’État d’Israël envers la population palestinienne, notamment Human Rights Watch, les organisations israéliennes B’Tselem et Yesh Din, et le rapporteur spécial des Nations Unies Michael Lynk. Sans compter de nombreuses personnalités israéliennes, dont deux anciens ambassadeurs d’Israël en Afrique du Sud qui expliquent, en juin 2021, que la mise en place de l’apartheid en Israël a été inspirée par celle de l’Afrique du Sud à l’occasion d’une visite d’Ariel Sharon dans ce pays dans les années 1980.
Autant le dire tout de suite : avec Rester barbare, Louisa Yousfi livre un texte important. Essai littéraire, manifeste politique du décolonial, force de l’écriture devant un monde qui s’effondre, réflexion sur l’intégration et l’assimilation, Rester barbare sonde l’irréductible d’une parole que l’Occident voudrait faire taire. De Mohammed Dib à PNL, de la littérature au rap, Louisa Yousfi pose la barbarie comme puissance esthétique et politique positive contre la rhétorique macroniste, lepéniste et zemmouriste de l’ensauvagement. Une nouvelle voie se dessine pour qui écrit : elle est ici. Autant de nouvelles perspectives sur lesquelles Diacritik a souhaité interroger avec Louisa Yousfi le temps d’un grand entretien.
par Bruno Jaffré
Le procès de l’assassinat de Thomas Sankara et de ses compagnons s’est terminé par un lourd verdict pour les principaux accusés. Un procès à bien des égards exemplaire compte tenu des nombreux obstacles pour en éviter la tenue. Mais l’affaire n’est pas terminée. L’enquête sur le volet international se poursuit qui va se heurter en France au secret défense
Au milieu de l’escalade de l’agression israélienne contre le peuple palestinien, 4450 Palestiniens sont privés de leur liberté dans les prisons de l’occupation israélienne.
Le 17 avril marque la Journée des prisonniers palestiniens, instaurée en 1974 par le Conseil national palestinien comme un tribut national pour honorer les milliers de prisonniers palestiniens retenus dans les prisons de l’occupation israélienne et pour soutenir leur droit légitime à la liberté. Cette Journée des prisonniers palestiniens coïncide avec une intensification de l’agression de l’occupation israélienne contre le peuple palestinien, alors que sont perpétrés de plus grands crimes systématiques et de plus grandes violations des droits humains. Le régime d’occupation israélien continue à détenir 4450 prisonniers palestiniens, dont 32 femmes, 160 enfants et 530 détenus administratifs sans inculpation ni procès.
Statistiques décrivant la réalité des prisonniers palestiniens
Nous avons le plaisir de publier en exclusivité un extrait du livre » COMME UN GOÛT DE RÉVOLUTION » Autobiographie d’ Elaine Brown ( Black Panther )
Avec l’aimable autorisation des Editions Syllepse.
PRÉSENTATION
Enfant des ghettos de Philadelphie, adolescente noire dans un monde violent, militante révolutionnaire, chanteuse, cheffe du Black Panther Party : dans ce récit captivant, Elaine Brown revient sur sa vie, ses engagements, ses déchirements.
Née en 1943, Elaine Brown s’engage en politique progressivement, puis, en avril 1968, après l’assassinat de Martin Luther King, rejoint le Black Panther Party, créé deux ans plus tôt à Oakland. Chanteuse, elle enregistre deux albums pour le parti. En 1971, elle entre au comité central et en devient le ministre de l’information. Elle accepte la direction du Black Panther Party en 1974, quand Huey P. Newton part en exil à Cuba.
Cette plongée vibrante dans le parcours et l’expérience d’Elaine Brown ne passe sous silence ni ses erreurs, ni ses trahisons à ses propres engagements, ni les errements de cette formidable aventure collective, qui demeure un grand moment de l’histoire des mouvements de libération. Avec ce récit, Elaine Brown nous invite à repenser l’émancipation, la révolution, l’intime et le politique.
Autobiographie d’une Black Panther
Collection : « Avant-première »
Auteur-e : Elaine Brown
Parution : mai 2022
Pages : 496
Format : 150 x 210
ISBN : 978-2-84950-959-3
Ceci est une déclaration du Réseau international Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique sur le verdict prononcé à l’issue du procès de Thomas Sankara.
Affaire Sankara et compagnons. Un procès salutaire mené à terme. Mais le combat pour la vérité continue. C’est avec grande satisfaction que nous apprenons la fin de ce premier procès historique, marqué par la condamnation à la perpétuité des Sieurs Blaise Compaoré, Gilbert Diendéré et Hyacinthe Kafando.
Rien n’était joué en effet. Mais si l’essentiel du complot national a pu être démêlé par les six (06) mois de débats, le combat pour faire émerger la vérité sur le complot international continue.
Dans son livre Contre la gentrification, Convoitises et résistances dans les quartiers populaires (La Dispute, 2021), Mathieu Van Criekingen (géographe, enseignant-chercheur à l’Université libre de Bruxelles) redonne toute sa puissance critique et politique au concept, rappelant qu’il exprime avant tout le pouvoir de classes dominantes (en termes économiques ou culturels) de réaménager des espaces populaires à leur image et à leur avantage, au prix de multiples formes de dépossessions de groupes dominés. Mais il souligne également, qu’aussi puissant soit-il, ce « rouage spatial de la domination sociale » fait face à diverses formes de résistance à l’échelle locale. En situation concrète la gentrification est évitable, car elle participe chaque fois d’une lutte située entre différents modes d’appropriation de l’espace dont l’issue n’est pas écrite d’avance.