Faites de la musique, pas des centres fermés!
« Un jour nos livres d’histoire rapporterons que dans les années 2000, des milliers de migrants mourraient dans les mers pour atteindre nos frontières, que les survivants étaient enfermés dans l’indifférence la plus totale ».
Centre fermé « Caricole » : les murs changent, l’indignité reste

Aujourd’hui, la Belgique inaugure un nouveau centre fermé, le « Caricole ». Ce centre servira à enfermer toujours plus d’étrangers et de demandeurs d’asile. Une pratique que le CIRÉ juge inhumaine et inacceptable. Parce que, même flambant neuf, ce centre poursuit le même objectif: priver de liberté des personnes qui n’ont commis aucun crime et qui demandent protection à la Belgique.
C’est ce mercredi que le centre fermé « Caricole » ouvre ses portes à Steenokkerzeel. Il remplace le centre de transit 127, et le centre Inad – pour « inadmissibles » – situé dans l’aéroport de Zaventem. Dans ce nouveau centre, l’Office des étrangers pourra enfermer des demandeurs d’asile et des étrangers auxquels on refuse l’accès au territoire belge.
L’incompréhension
Tous nous avons appris que d’héroïques soldats ricains sont venus mourir loin de chez eux pour nous libérer du nazisme. Mais comment se fait-il que nous et nos livres d’histoire ignorions qu’ils furent précédés de plus de 900 000 tirailleurs issus des colonies ? Chair à canon pour les alliés et terreur des nazis, venu du Maroc, d’Algérie, du Sénégal et d’autres pays africains, souvent enrôlés de force ou sous la promesse d’indépendance.
Personne n’est illégal / Geen mens is illegaal
17 Avril journée internationale des prisonniers Palestiniens

Appel à l’occasion de la journée internationale
pour les prisonniers palestiniens du 17 avril 2012.
Nous exigeons la libération immédiate de tous les prisonniers politiques palestiniens détenus par Israël, car ils sont victimes d’un système judiciaire illégal et injuste qui découle du système de discrimination raciale mis en place par Israël. En particulier, nous exigeons la fin des pratiques suivantes :
Occupation du siège du ps et arrestations manu militari
Depuis 91 jours, 23 sans-papiers sont en grève de la grève de la faim à la VUB. Malgré les manifestations et les rencontres avec quelques subordonnés de Maggie de Block et du PS, aucune solution n’a pour l’instant été apportée à la situation de plus en plus critique des grévistes de la faim. La situation et le manque de réaction des soi-disant décideurs politiques n’étant plus acceptable, des militants ont décidés de renverser le rapport de force en occupant le siège du ps afin de provoquer une rencontre avec Elio Di Rupo en personne ou avec son cabinet (et non plus des vassaux). Le communiqué des militants stipulait « nous lui demandons de parler de cette situation d’urgence humanitaire au sein du gouvernement et de trouver une solution au plus vite, en utilisant le pouvoir discrétionnaire pour attribuer un permis de séjour de minimum un an et un permis de travail C aux 23 grévistes de la faim ».
La Belgique invitée à soutenir la « mission »
La Belgique invitée à soutenir la "mission"
Un des organisateurs belges de Bienvenue en Palestine 2012, Nordine Saïdi, du Mouvement Citoyen Palestine, a adressé ces derniers jours une lettre au ministre des Affaires étrangères Didier Reynders ainsi qu’à son ministère, les informant à la fois de la participation belge à cette mission et de l’intention israélienne d’y faire obstacle. Il appelle Bruxelles « à soutenir cette mission pacifique et défendre le droit international, y compris l’accès et la circulation des individus dans les territoires palestiniens » .
Sauvetage Dexia : Interpellons nos parlementaires !
Ce combat juridique s’inscrit plus largement dans une lutte politique pour l’annulation de la dette publique illégitime, notamment celle issue du sauvetage des banques. Rendez-vous sur le site www.sauvetage-dexia.be pour suivre l’actualité de Dexia et du recours contre les garanties accordées aux créanciers du groupe Dexia.
Pour lancer le débat sur les mesures à prendre à l’égard de Dexia et du système financier en général, nous avons rédigé un courrier que vous pouvez envoyer aux membres du Parlement fédéral. Interpellons nos parlementaires !
