Rencontre avec Houria bouteldja, Mehdi Meftah et Youssef Boussoumah
Organisée par Bruxelles PanthèreS et Pianofabriek Culturencentrum
Rencontre avec Houria bouteldja, Mehdi Meftah et Youssef Boussoumah
Organisée par Bruxelles PanthèreS et Pianofabriek Culturencentrum
Un « régime néolibéral de la race » est appliqué aux Roms par une gauche qui a trahi ses engagements et ses militants. C’est la thèse qui est défendue à quatre mains par le politologue Eric Fassin, les journalistes Carine Fouteau (Mediapart) et Aurélie Windels (Cette France-là) et le militant associatif Serge Guichard dans un livre intitulé « Roms et Riverains – Une politique municipale de la race », publié chez La fabrique, la maison d’édition d’Eric Hazan.
Jamais le monde n’a produit autant de richesses qu’à l’heure actuelle. Si cette richesse était répartie de manière égale entre tous et partout dans le monde, une famille avec trois enfants disposerait d’un revenu de 2.870 euros par mois et d’un patrimoine (épargne, valeur du logement…) de 125.000 euros.
© afp.
Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale (CERD), un organe dépendant des Nations unies chargé de veiller à la disparition de toutes les discriminations raciales, vient de rendre un bulletin sévère à l’adresse de la Belgique pour une série de manquements.
Il fustige par ailleurs la persistance de manifestations d’antisémitisme et d’islamophobie sur notre territoire, et notamment l’interdiction du voile dans les écoles en Communauté flamande et la liberté laissée aux établissements en Fédération Wallonie-Bruxelles.
Le Mouvement pour l’Egalité et l’Emancipation de Tou.te.s vous convie à l’événement de lancement de la campagne
#HEADUP , la Dignité n’a pas de prix !
pour la constitution d’un fonds destiné à mener des actions en justice contre les discriminations faites aux femmes qui portent le foulard.
En partenariat avec les associations Justice and Democracy, Muslim Rangers, et l’Encre des Voilées.
Avec 10 000 hectares de serres, le Souss est la première région agricole du Maroc, fer de lance de l’agro-exportation vers le continent européen.
100 000 ouvriers agricoles dont 75% sont des femmes se concentrent dans cette région où les capitaines de l’industrie agricole pillent les ressources, détruisent l’économie agricole locale et bafouent les droits des salariés. Voix paysannes et paroles ouvrières convergent pour mettre fin au pillage et redonner espoir aux travailleurs de la terre.
Jérôme Baschet : « Le goût de la liberté des zapatistes »
Historien médiéviste reconnu internationalement, Jérôme Baschet est sans doute aujourd’hui l’observateur francophone le plus proche de la rébellion des indigènes zapatistes du Sud-Est mexicain. Enseignant à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (Paris) et à l’Université autonome du Chiapas (San Cristobal de Las Casas) depuis plus de quinze ans, il a consacré au mouvement zapatiste de multiples travaux, dont le remarqué La Rébellion zapatiste. Insurrection indienne et résistance planétaire (Flammarion, 2005). En 2013, il a préfacé l’ouvrage Eux et Nous (Editions de l’Escargot) qui publie des textes récents des sous-commandants Marcos et Moisés, porte-parole de la rébellion. Sort de presse en ce mois de janvier 2014, son nouveau livre, largement fondé sur l’inspiration zapatiste, Adieux au capitalisme. Autonomie, société du bien vivre et multiplicité des mondes (La Découverte).

Le sociologue Marwan Mohammed, co-auteur d’un ouvrage sur l’islamophobie, explique les mécanismes à l’œuvre dans la montée de ce racisme renouvelé. Un racisme dont seraient responsables les «élites» françaises, de gauche comme de droite. Entretien.
Les actes islamophobes sont en augmentation en France. Surtout depuis dix ans. Comment l’expliquer ? C’est justement l’objectif des sociologues Marwan Mohammed et Abdellali Hajjat, qui viennent de publier un livre au sous-titre percutant: Comment les élites françaises fabriquent le « problème musulman ». Ou comment l’islamophobie est peu a peu devenue l’arme favorite d’un racisme, largement partagé, qui ne dit pas son nom.
Au départ, les deux chercheurs ne sont pas spécialistes en la matière. «Mais en 2011, on a été frappés d’un décalage: d’une part, la prégnance de l’islamophobie notamment dans les quartiers populaires, et d’autre part le silence du milieu académique sur la question», indique Marwan Mohammed, chargé de recherche au CNRS.
De passage hier sur Amiens pour une conférence à l’Espace Dewailly, Marwan Mohammed explique pour Le Télescope comment fonctionne la fabrique du «problème musulman». Entretien.
Ils ont une vingtaine ou une trentaine d’années. Ils sont nés en Belgique et ils voient la Turquie comme un Eldorado. Beaucoup finissent par partir parce qu’ils se sentent discriminés ici.