Article du NEW YORK TIMES révélant l’acquisition par l’Université de BROWN des archives personnelles de MUMIA. Ces archives – contenant plus de 60 boîtes de lettres, manuscrits, brochures, livres et autres documents – conservées dans sa cellule jusqu’à sa sortie du couloir de la mort en 2011 – avaient été confiées à sa porte-parole Johanna FERNANDEZ, historienne au Baruch College de New York. Sachez que parmi ces documents, on trouve des milliers de cartes postales en provenance de France envoyées chaque année pour son anniversaire.
La ville d’Anvers doit reconnaître son histoire coloniale
Le 24 septembre marquera la réouverture officielle du Musée Royal des Beaux-Arts d’Anvers en présence de Jan Jambon (N-VA), ministre-président et ministre de la Culture du gouvernement flamand. Le KMSKA annonce un week-end de célébrations sur la place du musée. Nous jugeons inapproprié de faire abstraction, dans le cadre de cet événement, du côté obscur teinté de colonialisme de cette place. Nous réclamons dès lors au conseil communal d’Anvers une commémoration officielle des victimes congolaises de l’Exposition universelle de 1894.
Maxi-prison d’Haren : Le récit d’une histoire d’intérêts politiques et économiques
Le projet de création d’un centre pénitentiaire de très grande envergurea vu le jour ce vendredi 30 septembre 2022 à Haren en périphérie bruxelloise. La maxi prison a une capacité de 1200 détenu.es et couvre une superficie de 17 hectares, ce qui représente le plus vaste complexe pénitentiaire du pays. La création de ce nouveau site carcéral occasionnera les fermetures des prisons de Saint-Gilles (d’ici 2025) et Forest (d’ici 2023). Leurs détenu.es seront alors transféré.es en direction d’Haren.
48.647⎥Liste des morts aux frontières de l’Europe Forteresse
Chaque année, le 20 juin, Journée internationale des réfugiés, UNITED for Intercultural Action met à jour la liste des morts aux frontières de l’Europe Forteresse depuis 1993.
Marche vers Bruxelles : Plus aucun décès en raison de la migration ni aux frontières ! Des droits pour toutes et tous !
Plus de 28 000 personnes sont mortes depuis 2014 en essayant de rejoindre l’Europe ou de franchir ses frontières intérieures, 49 000 depuis 1993. Elles viennent d’Afrique, d’Asie et du Moyen-Orient et disparaissent surtout en Méditerranée et dans l’Atlantique, mais aussi dans les Balkans, dans les Alpes, dans la Manche, dans la Bidassoa au pied des Pyrénées et dans d’autres zones frontalières.
Extraits du livre de Solène Brun et Claire Cosquer : Sociologie de la race
Le terme de race charrie des connotations biologisantes et culturalistes qui sont au fondement du racisme, comme idéologie et comme système d’inégalités. Les sciences sociales s’en sont cependant saisies pour mettre précisément en lumière les ressorts du racisme et ont montré comment la croyance en l’existence de « races » humaines produit des inégalités bien réelles.
Cet ouvrage propose une synthèse, inédite en France, de l’analyse de la race comme construction sociale et détaille ce que cette analyse implique pour la recherche empirique et la manière de penser les inégalités sociales. Alors que l’usage du concept de race soulève questions et débats, ce manuel présente les approches théoriques et les résultats empiriques des sciences sociales qui le mobilisent.
Au fil de l’histoire du constructivisme racial et du panorama de ses applications contemporaines, l’ouvrage engage à penser le caractère ordinaire et transversal de la race comme rapport social.
Entretien avec Houria Bouteldja : “La décolonisation du monde est devant nous et les forces à combattre sont colossales”
Houria Bouteldja a accepté un entretien ( pour « Du Racisme Social en Europe – et par extension dans le monde. » ). Vous trouvez ci-dessous questions et réponses. Elle est une référence constante et du monde décolonial et de tout un arc extrémiste, dont les membres actifs la détestent. Parce qu’elle est la Lénine des Décoloniaux. Ce qui est impressionnant, c’est que, face à leur rage, et ce n’est même pas une métaphore, tant certains ont la bave aux lèvres quand ils l’évoquent, elle reste calme, froide – clinique et pas clanique. La concernant, il faut faire un choix : ou faire comme l’ex-chroniqueur de BFMTV, Thomas Guénolé, qui, dans l’émission “Ce soir ou jamais”, a fait référence à son livre “Les blancs, les juifs et nous”, soit, sans en comprendre le sens, soit en citant des extraits de manière tronquée, ou, au contraire, la lire et l’écouter, ce qui garantit de se vacciner contre les interprétations/réductions, frelatées, stupides ou dégueulasses. C’est l’une des raisons de cet entretien : inciter, chacune, chacun, à avoir un accès direct, personnel, par la lecture ou l’audition, sans le filtre d’un média explicitement (ou non) réactionnaire. Dont nous sommes bombardés, pollués. Remerciements à Houria pour avoir pris le temps de cet entretien.
La matrice coloniale de la frontière maroco-espagnole : Ceuta & Melilla
Massacre raciste à la frontière de Melilla
par Elsa Tyszler
Le 24 juin 2022, des ressortissant·e·s d’Afrique centrale, de l’Ouest et de l’Est ont tenté de franchir les barrières de l’enclave espagnole de Melilla[1]. La violence de la répression opérée par les garde-frontières espagnols et marocains en charge d’empêcher ces entrées a provoqué la mort d’au moins 37 personnes et plus de 300 blessés[2].
Ce massacre est une nouvelle manifestation de la guerre qui est menée aux migrant·e·s racisé·e·s noir·e·s depuis trois décennies aux frontières maroco-espagnoles, où l’Europe – et en particulier ici l’Espagne – délègue aux autorités marocaines la fonction de repousser les personnes cherchant à migrer et accorde pour cette défense de la frontière européenne un véritable permis de tuer.
« L’assassinat de Rwagasore est presque un copié-collé de celui de Lumumba »
Les massacres racistes et l’impunité doivent cesser aux frontières maroco-espagnoles !
Un nouveau charnier aux barrières-frontières de Melilla :
les massacres racistes et l’impunité doivent cesser aux frontières maroco-espagnoles !
Communiqué Migreurop
Le 22 juin 2022, la Commission européenne se félicitait des progrès réalisés autour du Pacte sur l’asile et la migration, nouvel instrument sécuritaire, et les États membres de l’Union européenne (UE) se mettaient d’accord sur l’importance des camps et du tri expéditif à toutes les frontières [1]. Deux jours plus tard, un nouveau massacre raciste, d’une ampleur sans précédent, a eu lieu à la frontière maroco-espagnole, une étape supplémentaire dans la guerre aux migrant·e·s menée depuis des décennies par l’UE, ses États membres et ses partenaires.