« Le rapport du Comité P fait passer la mort de la petite Mawda pour un détail technique »
Les conclusions de l’enquête du Comité P sur la mort de la petite Mawda sont discutées ce mardi en commission du Parlement au cours d’une séance à huis clos. Le rapport qui a fuité dans la presse est décrié par la défense des parents de la jeune fille de deux ans.
Rapport du Comité P sur la mort de Mawda : une enquête très… conviviale
EXCLUSIF – Paris Match.be a pu lire le rapport du Comité P sur l’affaire Mawda. Ce document confirme plusieurs informations déjà révélées par notre contre-enquête mais il laisse en suspens bien des zones d’ombre. Par Michel Bouffioux
Ce mardi 29 janvier à 9 h 30, quelques parlementaires commenceront à débattre en commission du premier rapport du Comité P sur l’affaire Mawda. L’enquête de l’organe de contrôle porte « sur l’examen de la poursuite menée sur l’autoroute jusqu’au moment de l’incident de tir (celui-ci étant exclu, s’agissant de l’essence même du dossier judiciaire) ». Plus précisément, les enquêteurs du Comité P se sont focalisés sur des « problèmes en matière de communication et de coordination » au risque de noyer les députés dans d’innombrables considérations techniques sur des problèmes de connexions entre différents dispatchings policiers et des voitures de police… Au risque aussi de faire passer le message – certainement faux – que l’affaire Mawda ne soulèverait, pour l’essentiel, que des débats sur les défaillances de certaines communications radio pendant une course-poursuite.
Ali Aarrass, martyrisé, porte-drapeau pour l’égalité des binationaux
Pendant les dernières dix années de son calvaire carcéral, de la prison Botafuegos à Algeciras en Espagne jusqu’à la prison de Salé II et de Tiflit II au Maroc, Ali Aarrass est resté un homme digne, un homme debout. Si l’objectif était de le mettre à genoux, de l’effacer, de le faire plier sous la torture, par la violence et l’isolement total, ce fut raté.
Par sa persévérance, ses grèves de la faim, ses témoignages contre la torture, ses actions devant les justices belge, espagnole et marocaine, il a été et est toujours le moteur d’un large mouvement pour l’égalité et la justice.
De 2014 jusqu’à ce jour, Ali Aarrass a attaqué devant les tribunaux le non-respect des conventions internationales sur les droits de l’homme dans son affaire et la discrimination et le racisme d’État contre les citoyens binationaux belgo-marocains. Du fond de sa cellule, il a non seulement défié la Belgique, le Maroc et l’Espagne, mais aussi la peur, la soumission et le fatalisme qui règnent parmi nous, qui nous trouvons en liberté. En écrivant ces lignes, je me dis que, s’il y a une personne en Belgique qui mérite le prix de la défense des droits de l’homme, c’est bien Ali Aarrass.
Par Luk Vervaet,
Manifestation pour la justice migratoire !
Bruxelles Panthères a signé l’appel pour la justice migratoire.
Nous vous invitons à rejoindre la manifestation pour dénoncer les politiques racistes du gouvernement belge !
Rendez-vous le 12 janvier à 14 h, à la gare du Nord.
Infos : page Facebook.
Droit d’appel à Mumia pour défendre son innocence
MOBILISATION INTERNATIONALE pour que le Procureur de Philadelphie ne s’oppose pas à la décision de la justice accordant un droit d’appel à Mumia pour défendre son innocence
Nous diffusons ci-dessous le texte à adresser au Procureur … Et vous invitons à le reproduire en mentionnant vos nom & prénom, votre ville ou village, et en l’adressant par courriel à : DA_Central@phila.gov
Ce que la Belgique doit au Kongo.
Dans le cadre du #GMD2019 (Génocide Mémorial Day), Bruxelles Panthères organise une conférence sur » Ce que la Belgique doit au Kongo « .
Au cours des derniers mois sont multipliées les demandes de rapatriement des restes humain ainsi que la restitution définitive des objets pillés pendant la période coloniale.
Eunuque et violeur : le devenir homme Indigène en Occident
Ce texte est une version annotée de l’intervention tenue au Bandung du Nord dans le cadre du Forum sur les effets du racisme sur les féminités et les masculinités opprimées, le 6 mai 2018.
Dans ces 15 minutes, mon propos ne pourra être qu’incomplet, péremptoire, fait de postures et de provocations. Mais peut-être est-ce là le point de départ d’une critique indigène, à défaut d’être tout à fait décoloniale.
Après tout, nous Indigènes du Nord, sommes réputés ne pas être authentiques. L’authenticité est en Afrique, elle est en Irak, elle est en Asie, et surtout elle est dans le passé. Elle est enfouie sous les décombres de Tenochtitlan et dans le vent des plaines de l’Ouest, entre les collines de Safâ et Marwah, et sous le sable qui a enfoui le Sphinx, jusqu’à ce que l’homme blanc le redécouvre pour nous. Nous ne sommes que des versions frelatées, métissées, corrompues de ce que nous sommes « vraiment », et l’homme blanc est encore aujourd’hui le maton de cette essence.
Le massacre de l’Union Minière à Lubumbashi (9 décembre 1941)
Par Ludo De Witte[i] A la mémoire de Léonard Mpoy, leader de la grève de décembre 1941 à l’Union Minière, à la mémoire de Jules Marchal (1924-2003), infatigable « creuseur » des archives coloniales, en vue d’en extraire la vérité sur le colonialisme. L’Africa Museum de Tervuren rénové, rouvre ce 9 décembre 2018: voilà l’occasion ou jamais … Lire la suite
Les ‘Gilets jaunes’… ou la résistance insurrectionnelle de citoyens trahis
Quand la justice de l’État n’est que violence, la violence du peuple n’est que justice (graffiti mural)
La colère citoyenne qui se manifeste à travers le mouvement des ‘Gilets jaunes’ est non seulement compréhensible, mais elle est pleinement justifiée. Tout citoyen animé d’équité ne peut qu’en être solidaire. Ce n’est pas la première fois qu’elle s’exprime, et si les précédents mouvements de contestation qui ont émaillé la paix sociale ces dernières années ont semblé s’étioler, en réalité cette colère ne s’est jamais éteinte. Bien au contraire, comme elle n’a pas été entendue par les tenants du pouvoir, les frustrations se sont accumulées à en devenir explosives.
Le niveau d’injustices alimentées par les politiques mises en place par les gouvernements nationaux au service de la machine européenne et son idéologie ultra-libérale, est devenu inacceptable pour la majorité des citoyens. Tant au plan national qu’international du fait de cette mondialisation suicidaire où tout est lié. Les exemples sont si nombreux qu’il est impossible d’en établir la nomenclature.
