Jean Ziegler : « Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »

Propos recueillis par Elodie Bécu –

Propos recueillis par Elodie Bécu –
C’est en recourant à la force armée et aux commandos assassins, en imposant des dictateurs ou en déclenchant des guerres comme en Algérie et au Vietnam que le système impérialiste pense se maintenir. C’est dans cet élan révolutionnaire de la Tricontinentale que se trouve la cause profonde de l’enlèvement et de l’assassinat de Ben Barka. Pour la même cause d’autres ont aussi été assassinés. En 1965 : le premier ministre d’Iran, Ali Mansour, est tué le 22 janvier ; un des chefs de l’opposition portugaise, Humberto Delgado, le 13 février ; Malcolm X, le 21 février ; le vice-ministre de la défense du Guatemala, Ernesto Molina, le 21 mai. Che Guevara sera abattu le 9 octobre 1967, Martin Luther King le 4 avril 1968, Amilcar Cabral le 20 janvier 1973, Henri Curiel le 4 mai 1978…
Éliminer Ben Barka était devenu une exigence majeure dans la répression internationale des insurrections du tiers-monde, qui ne recule devant aucune ignominie.
Le 11 septembre 1973, Salvador Allende, président démocratiquement élu de la République chilienne, fut assiégé dans son propre palais, la Moneda, au coeur de Santiago. Les putschistes étaient des militaires qui lui avaient juré obédience, et leur chef, Augusto Pinochet, avait été nommé par Allende lui-même au commandement suprême des forces armées.
Depuis la veille, comme par hasard, la marine chilienne et l’US Navy menaient ensemble des manoeuvres au large de Valparaiso.
Intervention de Jérémie Piolat, philosophe, le 25 juillet 2012. La communauté Emmaüs-Lescar-Pau et le journal d’analyse politique le Sarkophage ont co-organisé les 24 25 26 juillet 2012 le premier Forum mondial de la pauvreté sur le thème – Les pauvres, entre mépris et dignité – Faire renaître les cultures populaires –

20 août par Olivier Bonfond, Eric Toussaint
En 11 petites vidéos, Olivier Bonfond et Eric Toussaint répondent à une série de questions afin de donner une vision d’ensemble sur la problématique de la dette publique des pays du Sud



mardi, 24 juillet 2012

source : Le Dessous des Cartes, le 03/07/2012
Encore aujourd’hui, la croyance selon laquelle l’humanité serait divisée en races, et que certaines d’entre elles seraient inférieures aux autres, est à l’origine de nombreuses tensions et discriminations. De la traite noire à l’apartheid en passant par les théories scientifiques du XVIIIe siècle, Le dessous des cartes s’interroge sur la persistance du racisme et attaque les idées reçues de cette construction culturelle et politique.
par Houria Bouteldja, porte parole du PIR
Cela fait plusieurs années que notre organisation, consciente de l’enjeu politique immense que constitue l’espace politique européen, s’est investie dans la construction de liens militants à l’échelle européenne. Grâce à ces efforts et à ceux de militants de différents pays d’Europe il a été possible d’organiser avec succès cette Première conférence du réseau décolonial européen qui s’est tenue les 10 et 11 mai 2012 à l’Université Complutense de Madrid. Ci-dessous, nous publions l’intervention de Houria Bouteldja, porte-parole du PIR,en clôture de la première journée de débats, consacrée à définir la perspective décoloniale.