La France terre d’asile ! Pendant la dernière campagne électorale, la droite inquiète n’a pas hésité à « lâcher les chiens ». L’intolérance, l’écrivain noir américain James Baldwin, qui a passé son enfance à Harlem et vit aujourd’hui dans le Sud de la France, en a fait le thème obsédant de ses livres : de « Native Son » à « Si Beale Street pouvait parler », qui ressort chez Stock. Il a répondu aux questions d’Hervé Prudon.
Caroline Fourest, l’incendiaire qui crie « au feu! »
Caroline Fourest, l’incendiaire qui crie « au feu! »
Saïd Bouamama, sociologue, et Pierre Tevanian, philosophe, pris à partie par Caroline Fourest après l’annulation d’un débat, samedi 16 septembre à la Fête de l’Humanité, lui répondent: «Au-delà de nos deux personnes, dans la version des faits de Fourest et du Parti de Gauche, ce sont tou-te-s les participant-e-s à une action de protestation non-violente qui sont stigmatisé-e-s ».
Collez-leur une étoile, tant que vous y êtes !
Racisme au pays des droits de l’homme
Racisme au pays des droits de l’homme
Brèves réflexions sur un paradoxe
par Pierre Tevanian
10 septembre 2012
Ce titre peut rappeler Lewis Carroll, mais c’est plutôt au Candide de Voltaire que peut se comparer mon questionnement, car je sens bien qu’il y a quelque chose de candide à s’interroger sur le pourquoi et le comment, et avant cela sur l’existence même d’un racisme au pays dit des droits de l’homme : la France – qui joue dans ce questionnement le rôle du « meilleur des mondes possibles » cher au docteur Pangloss. Cette candeur cela dit me paraît assumable car elle a quelque chose d’heuristique (comme était heuristique la candeur du personnage de Voltaire) face à tous les Pangloss contemporains qui ont pour nom Sarkozy, Guéant, mais aussi Hollande, Zemmour, Fourest ou Finkielkraut, et qui nous expliquent que tout va pour le mieux sinon dans le meilleur des mondes possibles, du moins dans le moins raciste des pays possibles.
Les luttes de l’immigration postcoloniale dans la «révolution citoyenne»
Les luttes de l’immigration postcoloniale dans la «révolution citoyenne»
Intervention aux Estivales citoyennes 2012 du Front de gauche. Atelier : « Antiracisme, multiculturalisme : quelles stratégies de la gauche d’alternative contre les discriminations et pour l’égalité ? »
Quand on est amené à parler de « racisme » et d’« antiracisme » dans des espaces politiques à gauche de la gauche, on se trouve le plus souvent confronté à un embarras et une confusion assez rares: tandis que les économistes nous parlent en détail de la dette illégitime et de la nécessité d’arrêter de la payer, personne ne semble s’inquiéter de ce qu’est le racisme et surtout de comment le combattre. La plupart des acteurs et actrices de ces espaces se satisfont d’une opposition abstraite, morale, au racisme. Les discussions se limitent à des considérations très vagues sur les « préjugés » ; on se focalise sur la situation des étrangers, ou l’on prétend encore que les populations issues de l’immigration postcoloniale sont stigmatisés parce qu’ils et elles sont, tendanciellement, les plus pauvres. On évacue dès lors le racisme comme objet de pensée et comme système sur lequel on peut agir.
Un État commun entre le Jourdain et la mer : en finir avec le mythe de l’État palestinien indépendant
- Lectures [1]
L’interdiction du foulard et son contexte (géo)politique
mercredi 29 août 2012, par Paul Willems
Pourquoi est-il important pour certain de porter le foulard ?
À cause de la liberté, du droit de s’habiller comme on veut, ou bien à cause de motifs religieux ?
Est-ce que l’Islam n’a quand même pas des choses plus importantes à faire qu’à faire respecter le port ostentatoire d’un signe religieux ?
Est-ce que la religion se borne au port d’un vêtement ? Où l’interdiction en tant que telle du foulard est-elle critiquable ? Quelle signification a-t-elle, cette interdiction ? [1]
Est-ce l’égalité qui commande une telle interdiction ? Les membres d’une institution sont-ils inégaux lorsque certains d’entre eux portent un vêtement religieux ? Ce genre de vêtement fonctionne comme un signe de reconnaissance. Ceux qui le portent font presque directement nombre. Il leur est facile de faire pression sur les autres. Mais ceux qui ne portent pas de vêtements religieux ne font-ils pas nombre également ? Ne font-ils pas également pression sur d’autres.
La Belgique donne parfois l’impression de promouvoir une ségrégation raciale.
Les pauvres, entre mépris et dignité – Faire renaître les cultures populaire
Intervention de Jérémie Piolat, philosophe, le 25 juillet 2012. La communauté Emmaüs-Lescar-Pau et le journal d’analyse politique le Sarkophage ont co-organisé les 24 25 26 juillet 2012 le premier Forum mondial de la pauvreté sur le thème – Les pauvres, entre mépris et dignité – Faire renaître les cultures populaires –
L’ABC de la dette des pays du Sud

L’ABC de la dette des pays du Sud en 11 videos
20 août par Olivier Bonfond, Eric Toussaint
En 11 petites vidéos, Olivier Bonfond et Eric Toussaint répondent à une série de questions afin de donner une vision d’ensemble sur la problématique de la dette publique des pays du Sud
