Le 10 avril, Adil, un jeune de 19 ans, a perdu la vie à l’issue d’une course-poursuite avec la police à Anderlecht. L’historique des événements de cette soirée retracés par le quotidien De Morgen semble accabler la police.
L’INTERVIEW DE JAMES BALDWIN SUR HUEY NEWTON (1969)
Baldwin se sentait à l’aise avec Huey Newton: « Il est de la vieille école… en ce qu’il traite tout le monde avec respect, en particulier ses aînés. » Lui et Baldwin se sont promis de rester en contact après la réunion à Connie. Et même après l’arrestation de Newton quelques jours plus tard et son l’incarcération qui suivra, Baldwin respectera sa parole, planifiant des visites de Newton en prison, et correspondant avec lui là-bas.
Plus tard, quand Newton sera finalement libéré, l’écrivain, vivait alors dans la Bay Area, se rendra à de nombreuses reprises à l’École Huey Newton à Oakland et travaillera avec lui, Angela Davis et d’autres militants sur divers projets locaux.
Les deux hommes ont également développé une véritable amitié et apprécié le temps passé ensemble; il y eut des déjeuners et des dîners chez Huey et à des endroits comme la Soul Food Kitchen d’Oakland. Souvent, ils étaient rejoints par des amis communs – notamment Reggie Major et les écrivains Cecil Brown et David Henderson. S’il avait vécu pour le voir, Baldwin aurait été fortement ébranlé par l’assassinat de Huey comme il l’a été par ceux de Medgar Evers Malcolm X et Martin Luther King, Jr.
Contre le racisme d’État et les violences policières

http://manu-scordia.blogspot.com/
Rassemblement – Contre le racisme d’État et les violences policières
Dimanche 15 mars 2020 de 11:00 à 13:00
Avenue de Stalingrad, 1000 Bruxelles, Belgique
( Au niveau du Mégaphone )
Dans un contexte où les violences policières, d’abord principalement exercées dans les quartiers populaires, s’étendent de plus en plus à toute la société,Dans un contexte où le racisme progresse,Islamophobie, Négrophobie, Racisme de la part de la police, chasse aux migrant·e·s, traque des sans-papiers, répression des mouvements populaires, fichage généralisé… Il est plus qu’urgent de s’organiser et de dénoncer les logiques racistes et sécuritaires.Nous amazighs, noir.e.s, arabes, musulman.e.s, migrant.e.s des quartiers populaires de Bruxelles appelons à un rassemblement pour dénoncer la recrudescence des violences policières dont nous sommes victimes au quotidien. Parce qu’à travers le monde, nous sommes de plus en plus la cible d’une répression qui s’abat à l’aveugle sur toutes les voix dissidentes, nous appelons, dans le cadre de cette journée internationale contre les violences policières, toutes les personnes, groupes, visé.e.s par la répression, du Sud, comme du Nord, à rejoindre le rassemblement pour dire STOP A LA REPRESSION !
La culture d’une société raciste est elle-même raciste.
« Une société est raciste ou ne l’est pas. II n’existe pas de degré du racisme. II ne faut pas dire que tel pays est raciste mais qu’on n’y trouve pas de lynchages ou de camps d’extermination. La vérité est que tout cela et autre chose existent en horizon. Ces virtualités, ces latences circulent dynamiques, prises dans la vie des relations psycho-affectives, économiques. »[1]
Alost, Ath, Lessines, Malmedy, Binche, noirauds, père fouettard, musée coloniale de Tervuren, etc. La culture d’une société raciste est elle-même raciste et est de manière endémique défigurée par d’ignobles représentations négrophobes, antisémites, islamophobes, racistes.
Le bourgmestre socialiste de Lessines porte plainte contre Bruxelles Panthères au motif qu’il n’aurait pas porté plainte.
Update. Le bourgmestre socialiste de Lessines porte plainte contre Bruxelles Panthères au motif qu’il n’aurait pas porté plainte. Il accuse Bruxelles Panthères de « fake news ».
Rappel des faits. Nordine Saidi est convoqué, par document daté du 12 juin 2019 par la police de Lessines, soit, nous le verrons 8 jours après l’audition du bourgmestre. Cette « CONVOCATION POUR ETRE ENTENDU », à la demande de Madame la Juge d’instruction, concerne une infraction « PUNISSABLE D’UNE PEINE PRIVATIVE DE LIBERTÉ qui pourraient vous être reproché, plus précisément : DANS LE CADRE DE MENACES à L’ENCONTRE DU BOURGMESTRE DE LESSINES (durée de audition + ou – 45 minutes).
La lettre qui est au cœur du dossier de plainte était bien adressée au bourgmestre socialiste de Lessines et au conseil communal. L’ensemble de l’audition de Nordine Saidi du 03 juillet 2019 porte sur cette lettre, non adressée aux « Culants ».
Racisme et Culture par Frantz FANON
La doctrine de la hiérarchie culturelle n’est donc qu’une modalité de la hiérarchisation systématisée poursuivie de façon implacable.
La théorie moderne de l’absence d’intégration corticale des peuples coloniaux en est le versant anatomo-physiologique. L’apparition du racisme n’est pas fondamentalement déterminante. Le racisme n’est pas un tout mais l’élément le plus visible, le plus quotidien, pour tout dire, à certains moments, le plus grossier d’une structure donnée.
Étudier les rapports du racisme et de la culture c’est se poser la question de leur action réciproque. Si la culture est l’ensemble des comportements moteurs et mentaux né de la rencontre de l’homme avec la nature et avec son semblable on doit dire que le racisme est bel et bien un élément culturel. Il y a donc des cultures avec racisme et des cultures sans racisme.
Combattre l’Etat policier et le racisme d’Etat à l’échelle des pays du Nord : le cas belge
#byanymeansnecessary #stopblackface Intervention de Nordine Saidi au Bandung du Nord : la colonialité du pouvoir en Belgique. On ne peut agir et penser la fin du blackface en Belgique sans agir et penser contre la politique coloniale belge jusque dans ses effets les plus actuels. « On ne peut pas envisager aujourd’hui les discriminations, le racisme et la négrophobie sans revenir sur les 80 années d’histoire coloniale, qui ont laissé des traces dans les mentalités, les esprits mais aussi dans sa politique ». Et l’on ne peut agir et penser contre la colonialité du pouvoir en Belgique sans penser ses formes contemporaines, sans restituer les inégalités géographiques (différences d’espérances de vie entre le croissant pauvre et le croissant colonial), sans penser les dispositifs racistes de ségrégation (plans canal, déchéance de la nationalité, profilage racial, ségrégation scolaire, opérations Medusa, etc.). La plainte portée par le bourgmestre socialiste de Lessines contre Nordine Saidi et les Bruxelles Panthères est à inscrire dans l’histoire longue de la colonialité négro-islamophobe en Belgique. Un texte très important à relire de toute urgence.
La contestation du folklore colonial comme droit à la démocratie culturelle
Nous avons lu avec beaucoup d’intérêt le numéro 60 d’Agir Par la Culture intitulée « Faire carnaval, faire politique ? Les enjeux du folklore ». Nous nous sentons concernés par un certain nombre de propositions formulées dans ce numéro quant à l’articulation entre activisme politique et folklore colonial. Nous vous interpellons ici dans le cadre de la plainte déposée par le bourgmestre socialiste de Lessines, Pascal De Handschutter, à l’encontre de Nordine Saidi et de Bruxelles Panthères pour “menaces terroristes”.
DOSSIER Bruxelles ville congolaise
L’histoire coloniale belge émaille la vie quotidienne des Bruxellois : dans le métro, les parcs bruxellois, les musées, mais aussi plus simplement au supermarché ou sur la table.
À l’heure de l’imminente réouverture du musée royal d’Afrique centrale, ce dossier propose une lecture de Bruxelles, ancienne capitale coloniale, parsemée de lieux, de places, de statues, de symboles, de souvenirs et de pratiques qui renvoient à ce passé congolais et le mêlent à notre quotidien. Mais de quel Congo parle-t-on ? Quel est notre rapport à ces traces ? Acceptons-nous de les regarder ? Comment les aborder dans une ville qui vante par ailleurs son cosmopolitisme ?
Accompagnez-nous pour une balade à travers la ville et son histoire, mettant en lumière une partie de l’héritage colonial et sa continuité dans notre quotidien de bruxellois. Un premier arrêt au goût chocolat-banane étrangement amer est suivi d’une visite dans les limbes de la réouverture du musée de Tervuren (créé par le roi bâtisseur en personne) pour déboucher sur un panorama cartographique des lieux nommés d’après d’illustres missionnaires et colons zélés.
En présence de ces témoignages monumentaux et statuaires qui trônent dans l’espace public, nous nous poserons la question de leur décolonisation (im)possible, pour enfin nous retrouver dans une conférence qui s’est tenue il y a près d’un siècle et prendre un souffle d’inspiration pour les luttes qui restent à mener.
Bruxelles en mouvements n°297 – Novembre-décembre 2018
Face à la barbarie qui vient, l’utopie décoloniale
Il s’agit pour le Tiers-Monde de recommencer une histoire de l’Homme.
Frantz Fanon.
Il y a des périodes au cours desquelles l’histoire semble s’accélérer et tout nous porte à croire que nous sommes dans l’une d’entre elles. Il y a à peine plus d’un an sortait le livre d’Ugo Palheta, La possibilité du fascisme[1], alertant sur le fait que le fascisme, loin d’être un danger qui aurait été écarté de manière définitive, restait au contraire une possibilité susceptible de resurgir sous une autre forme. Aujourd’hui, la question n’est plus de savoir si une fascisation des démocraties électorales européennes et occidentales est une éventualité, mais de trouver le moyen d’enrayer ce glissement vers la barbarie.
Ce moyen, c’est la voie décoloniale.
