Dans la même semaine, les dérapages condescendants de Pauwels, Vermeiren (RTL-TVi) et Willemarck (Beci) ainsi que la très probable bavure policière contre une famille d’origine marocaine ont confirmé la prégnance du racisme institutionnel. Sujet tabou et absent du débat médiatique depuis des décennies; tant les incantations à « la diversité », les odes au « vivre-ensemble », semblent suffire comme outils de lutte antiraciste dans une Belgique francophone, décidément, « formidable »…
Le mardi 8 octobre 2013 à 17 heures à Garnisonkirchplatz à Berlin, la capitale de la République fédérale d’Allemagne, une sculpture en bronze de Lumumba a été installée et remise au public par la fondation Poll, devant une grande foule mixte.
Cette statue dénommée, « Lumumba » (Transport à Thysville) a été réalisée en 1961 par Genni/Jenny Wiegmann-Mucchi (1895-1969).
Plusieurs personnalités politiques, académiques… étaient là: allemandes, congolaises ainsi que d’autres nationalités. Comme officiels congolais il y avait François Lumumba, fils aîné du héros national congolais, She Okitundu représentant l’état congolais ainsi que l’ambassadrice de la RD Congo à Berlin.
Nos organisations se sont réunies samedi 6 juillet 2013 dans le cadre d’un séminaire de travail qui a été l’occasion d’une discussion politique intense sur la nécessité d’une convergence articulée à la prise en charge assumée des contradictions qui traversent et structurent le monde de l’immigration post-coloniale.
L’originalité de cette rencontre est qu’elle a rassemblé exclusivement des groupes non blancs, issus de l’immigration et des quartiers, parfaitement autonomes (des pouvoirs publics et des organisations politiques de gauche comme de droite) et qui fondent leur action principalement contre le racisme d’Etat et le racisme impérialiste.
Ce processus de « convergence avec nous-mêmes » est lui-même le fruit d’un travail en commun de plusieurs années. Nous souhaitons le poursuivre et lui donner un contenu politique plus substantiel, voire organisationnel
Ali Arrass détenu arbitrairement en prison au Maroc a entamé une grève de la faim et de la soif .
L’état belge refuse d’intervenir en faveur d’Ali qui a pourtant été blanchi par un avocat espagnol.
Cette affaire doit nous faire rappeler que tout citoyen belge que nous sommes , une fois le détroit de Gibraltar dépassé nous ne pouvons pas espérer le soutien de notre pays : La Belgique !
Cri du cœur de sa sœur Farida!
Réalisation : Radouane El Baroudi
Un homme risque de mourir. Il s’appelle Ali Aarrass. Emprisonné depuis cinq ans pour un crime qu’il n’a pas commis. Torturé dans une geôle de la dictature marocaine sous l’œil complice de la « démocratie » belge. Oui, Ali est Belge d’origine marocaine. Cela suffit pour être considéré comme un « terroriste » même s’il a été innocenté en 2009 par le juge antiterroriste Balthazar Garzon … Poussé à bout par ces tortionnaires marocains, abandonné par l’État belge, Ali a décidé d’entrer en grève de la faim et de la soif. A l’heure d’écrire ces lignes, c’est son vingtième jour sans nourriture ; son sixième sans boire.
Avant de quitter son poste de ministre de la Politique Scientifique, Paul Magnette a opté pour une évolution interpellante des tarifications de plusieurs parmi nos musées fédéraux qui se concrétisent actuellement, et pour plusieurs années.
Il revient à Philippe Courard, le nouveau ministre chargé de cette matière, de prendre l’initiative d’une concertation avec les représentants des associations qui soutiennent les intérêts des visiteurs, dont celles qui défendent les droits des différents publics lésés par les nouvelles mesures qui se mettent en place actuellement:
La LDH et les signataires du présent Appel sont préoccupés par les projets du gouvernement Di Rupo menant au démantèlement du droit à l’aide juridique.
Ils exigent du Gouvernement fédéral belge le respect de l’accès à la Justice pour tous, qui est un droit fondamental inscrit dans la Constitution, soumis à l’obligation de Standstill et reconnu par la Convention européenne des droits de l’Homme.
La crise du logement qui sévit à Bruxelles est de plus en plus aigüe. Forcés de consacrer une part toujours plus critique de leurs revenus à se loger, nombre de Bruxellois et de Bruxelloises éprouvent de plus en plus de mal à trouver un logement accessible et de qualité. Depuis plus de 20 ans, les politiques mises en place par les autorités ont été incapables de répondre à la situation parfois dramatique dans laquelle glissent de nombreux ménages. Il est grand temps d’agir pour produire massivement des logements réellement accessibles, et pour empêcher la hausse des loyers.
Trullemans & Co : allez-vous faire « intégrer » !
Par Olivier Mukuna, le 13/05/13
Le fond de l’affaire Trullemans n’aura surpris que celles et ceux qui adorent découvrir la lune. En revanche, son évolution fulgurante vers un débat médiatique autour de l’éventuelle légitimité populaire à exprimer « ce que tout le monde pense tout bas » est incontestablement neuf en Belgique francophone.
Le coming out à épisodes de l’ex-présentateur météo de RTL-TVI constitue le symptôme d’un mal profond, minant la plupart des pays européens. Belgique, en tête de peloton. Sous couvert d’islamophobie ou d’aversion envers la religion musulmane, le vieux racisme anti-arabes est en expansion chez nous et en tentatives, toujours plus agressives, d’arracher sa « liberté de parole ». D’année en année, de crise en crise, la haine des arabo-musulmans, Belges ou étrangers, ne se contente plus du domicile, des bistrots, des couloirs de l’entreprise, de l’école ou des médias. Elle veut avoir pignon sur rue et légitimité médiatique. Tout en rejetant – mauvaise foi opportuniste oblige ! – l’accusation infamante de racisme…
Dans un rapport publié ce mardi, Amnesty International dénonce les discriminations dont sont victimes les musulmans en Europe. Deux jours après le résultat historique de l’extrême droite en France, Amnesty pointe du doigt l’exploitation politique des préjugés.