Présentation du livre Guantanamo chez nous ? Un livre de Luk Vervaet au Pianofabriek le 19 septembre à 19 heures avec la participation d’Oum Maryam, la femme de Nizar Trabelsi. Pour avoir planifié un attentat contre la base militaire de Kleine Brogel en 2001, Nizar Trabelsi a été condamné à des peines draconiennes : … Lire la suite
Table ronde : « La double nationalité en Belgique au regard du droit international et des droits de l’Homme ».
Intervenants :
Arnaud Louwette – Spécialiste de droit international (ULB);
Claude Debrulle- Administrateur à la Ligue des Droits de l’Homme.
Christophe Marchand – Avocat ;
Luk Vervaet – Auteur de « Condamnés à la prison? »
Baudouin Loos du journal Le Soir : « Ali Aarrass: toujours pas d’aide consulaire belge » (26 février 2014)
photo : janvier 2014, une délégation du parlement belge en visite au Maroc
Mis en ligne www.lesoir.be (payant) mercredi 26 février 2014, 18h41
Malgré une décision de la justice belge en référé datant du 3 février dernier, le ministère belge des Affaires étrangères continue à refuser l’assistance consulaire au Belgo-Marocain Ali Aarrass condamné à 12 ans de prison pour terrorisme en 2011 au Maroc. Petit rappel factuel des faits : Ali Aarrass, arrêté en Espagne en 2008 y est l’objet d’une enquête d’un an pour soupçons de terrorisme. Il bénéficie finalement d’un non-lieu l’année suivante mais Madrid l’extrade néanmoins en décembre 2010 vers le Maroc. Torturé pendant plusieurs jours (des faits actés dans un rapport de l’ONU dont un représentant a pu lui rendre visite en 2012), il signe des « aveux » rédigés en arabe, langue qu’il ne maîtrise pas. De 15 ans en première instance, sa condamnation est passée à 12 ans en appel.
Maroc : de Hassan II à Mohammed VI, les rois passent, la torture reste
Document. La semaine dernière, L’Humanité Dimanche révélait que cinq étudiants de Taza et Fès étaient emprisonnés, après torture, pour avoir réclamé de meilleures conditions d’études. Ils sont en grève de la faim. L’un d’eux, Ezedine Erroussi, a rédigé une lettre dans laquelle il dévoile la torture qu’il subit. Nous publions en exclusivité son « journal de la torture ».
Le détenu politique Ezedine Erroussi, prison locale de Taza, n°d’écrou 7000096
Comment contrôler l’immigration? Cette question s’est posée au Maroc dès les années 1960 et le roi Hassan II, à l’époque, n’a pas hésité à investir dans cette tâche. Objectif: maintenir les immigrés dans le giron de son pouvoir, les détourner de la politique et, si possible, faire taire par l’intimidation les opposants exilés.
Ecoutons Mustapha Halla, de Charleroi, un ancien prisonnier politique: «A l’époque, le Maroc envoie, dans toutes les nations où résident des immigrés marocains, des sortes de milices privées nommées les Amicales. Celles-ci ont pour mission d’empêcher leurs congénères de participer à toute forme d’organisation syndicale ou autre organisation de la société civile ainsi que de se faire naturaliser. Ces milices sont actives à partir des années 60 jusque dans les années 90. Ceci n’a évidemment pas favorisé l’intégration, que du contraire. Cette même stratégie se poursuit actuellement par le biais des mosquées.»
Le Belgo-Marocain a été condamné à 12 ans de prison en 2011 pour terrorisme au Maroc.
On ignore encore si l’Etat fera appel. Dans la négative, il s’agirait d’une décision importante – et rassurante – pour les binationaux belgo-marocains, et aussi un tournant dans la jurisprudence.
Le tribunal de Bruxelles saisi en urgence par le Belgo-Marocain Ali Aarrass dira d’ici un mois si les Affaires étrangères belges ont raison de refuser une assistance consulaire au prisonnier. « Est-ce que tous les citoyens belges sont égaux devant la loi ? » Cette question dont la réponse devrait couler sous le sens était, selon Me Christophe Marchand, au centre des débats qui ont eu lieu ce 10 janvier devant le tribunal de première instance de Bruxelles siégeant en référé.
En cause, une requête adressée aux Affaires étrangères belges par Ali Aarrass (et sa sœur Farida), ce Belgo-Marocain qui purge une peine de douze ans de prison au Maroc après avoir été condamné en 2011 puis en 2012 à Rabat pour terrorisme sur l’unique base d’aveux arrachés sous la torture (voir Le Soir du 9 janvier notamment).
La requête est simple : Aarrass, depuis sa prison de Salé, demande que la Belgique lui apporte une assistance consulaire. Ce qui lui est refusé malgré la persistance des mauvais traitements, harcèlement, isolement, pressions et autres privations auquel il est soumis de manière aléatoire.
Impossible ici d’entrer dans le détail des arguments juridiques forcément très techniques invoqués par les parties (1). On retiendra tout de même des débats une série de considérations.
Avec 10 000 hectares de serres, le Souss est la première région agricole du Maroc, fer de lance de l’agro-exportation vers le continent européen.
100 000 ouvriers agricoles dont 75% sont des femmes se concentrent dans cette région où les capitaines de l’industrie agricole pillent les ressources, détruisent l’économie agricole locale et bafouent les droits des salariés. Voix paysannes et paroles ouvrières convergent pour mettre fin au pillage et redonner espoir aux travailleurs de la terre.
Déclaration lors de la conférence de presse du Groupe de travail sur la détention arbitraire à l’issue de sa visite au Maroc*
(9-18 décembre 2013)
Rabat, 18 Décembre 2013
Le Groupe de travail sur la détention arbitraire a été représenté pendant sa visite au Maroc par son Président-Rapporteur, M. Mads Andenas (Norvège); par son ancien Président M. El Hadji Malick Sow (Sénégal) et par M. Roberto Garretón (Chili). Ils ont été accompagnés par des membres du Secrétariat du Groupe de Travail au Bureau du Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies et par des interprètes de l’Office des Nations Unies à Genève.
Ali Arrass détenu arbitrairement en prison au Maroc a entamé une grève de la faim et de la soif .
L’état belge refuse d’intervenir en faveur d’Ali qui a pourtant été blanchi par un avocat espagnol.
Cette affaire doit nous faire rappeler que tout citoyen belge que nous sommes , une fois le détroit de Gibraltar dépassé nous ne pouvons pas espérer le soutien de notre pays : La Belgique !
Cri du cœur de sa sœur Farida!
Réalisation : Radouane El Baroudi