Face à la permanence de la politique anti-roms, quelques réalités doivent plus que jamais être rappelées, sur une population méconnue, invisibilisée ou stigmatisée, et soumise comme peu d’autres à des politiques d’État particulièrement violentes. C’est à ce rappel salutaire que participe le texte qui suit, initialement paru dans la revu anarchiste Réfractions, que nous remercions de nous autoriser cette republication.
Le Belgo-Marocain a été condamné à 12 ans de prison en 2011 pour terrorisme au Maroc.
On ignore encore si l’Etat fera appel. Dans la négative, il s’agirait d’une décision importante – et rassurante – pour les binationaux belgo-marocains, et aussi un tournant dans la jurisprudence.
A la mémoire du grand leader maghrébin Abdelkrim El Khattabi, unificateur des luttes maghrébines et fondateur de la lutte anticoloniale au vingtième siècle, à l’occasion du cinquantenaire de sa mort au Caire le 6 février 1963.
Par Hamadi Aouina*
Le 6 février 1963, Abdelkrim El Khattabi, décède au Caire, dans un exil «choisi», après avoir vécu embastillé par la puissance coloniale française durant 20 années, de 1927 à 1947, à l’Ile de la Réunion.
» Il y a beaucoup d’hommes et de femmes qui continuent de croupir dans les prisons américaines et dont les noms nous sont inconnus : Sundiata Acoli, les frères et soeurs Africa, Bashir Hameed, Mondo We Langa, Sekou Odinga, Russell Maroon Shoats, Joan Karl Loaman, Ray Luc Levasseur, Tom Manning, Yi Kikumara et bien d’autres encore.
Pourquoi sont-ils inconnus ? Car il n’y a pas de prisonniers politiques aux Etats-Unis, n’est-ce pas ? » Mumia Abu-Jamal La Répression permanente (2000)
MOVE est sûrement un des plus bel exemple de ce dont les Etats-Unis sont capables lorsque l’on ose se rebeller et défier le système. MOVE est très active dans la campagne de soutien à Mumia Abu-Jamal, c’est dans ce cadre que nous vous invitons a rencontrer deux de ses représentantes de passage en Belgique, dont Ramona Africa, seule survivante adulte du bombardement de MOVE le 13 mai 1985, et prisonnière politique pendant sept ans.
Nadia Henni-Moulaï est journaliste et auteur. Elle vient de publier le Petit précis de l’islamophobie ordinaire.
J’avais envie de raconter ce que les gens de mon entourage vivaient en raison de leur appartenance réelle ou supposée à la communauté musulmane », explique Nadia Henni-Moulaï à FRANCE 24. « Il y a une véritable méconnaissance de l’islam en France. Pourtant, cela n’empêche pas certaines personnes d’avoir des choses à dire sur la religion, des choses parfois tout simplement bêtes et méchantes ». Au fil d’anecdotes bien réelles, qui font parfois froid dans le dos, Nadia Henni-Moulaï nous livre ici un ouvrage plein d’humour et de légèreté sur un sujet d’actualité ; un sujet pourtant difficile à aborder sans tomber dans la dramatisation ou la victimisation : celui de l’islamophobie.
En accompagnement de l’article « Que faire des postcolonial studies ? » de Félix Boggio Éwanjé-Épée et Matthieu Renault, publié dans la RdL n°13 nous republions ici un article de Matthieu Renault paru dans la RdL n°1.
Pour une généalogie de la critique postcoloniale
À propos de :
Pierre Bouvier, Aimé Césaire, Frantz Fanon, Portraits de décolonisés, Paris, Les Belles Lettres, 2010, 280 p., 27 €.
L’auteur du livre :
Pierre Bouvier est professeur émérite à l’université Paris X-Nanterre et chercheur au Laboratoire d’anthropologie des institutions et des organisations sociales (CNRS/SEHESS). Il a notamment publié De la socioanthropologie (Galilée, 2011) et Le Lien social (Gallimard, 2005).
L’auteur de l’article :
Matthieu Renault est doctorant en philosophie politique à l’université Paris VII Diderot et à l’Università degli Studi di Bologna. Sa thèse, qu’il soutiendra en septembre 2011, est intitulée « Frantz Fanon et les langages décoloniaux. Contribution à une généalogie de la critique postcoloniale ». Il est l’auteur de Frantz Fanon, de l’anticolonialisme à la critique postcoloniale, à paraître aux Éditions Amsterdam (octobre 2011).
Assassiné le 17 janvier 1961, le tout premier Premier ministre du Congo indépendant reste une figure emblématique des luttes de libération nationale en Afrique.
Leader charismatique de l’indépendance du Congo -actuelle République démocratique du Congo (Rdc) -, Patrice Emery Lumumba a été assassiné le 17 janvier 1961 à Lubumbashi. Les circonstances de son assassinat n’ont jamais été éclaircies et son corps n’a jamais été retrouvé. Il est connu que l’assassinat de Patrice Lumumba s’est déroulé avec l’implication des services secrets de plusieurs pays occidentaux. En particulier la Cia et les services secrets de sa Majesté. Dans un courrier des lecteurs de la London Review of Books (Lrb), Lord David Edward Lea a révélé que le service de renseignement britannique MI6 a joué un rôle dans l’assassinat du premier Premier ministre du Congo indépendant. Ce lord avait évoqué une conversation avec l’ancienne première secrétaire de l’ambassade britannique à Léopoldville – actuelle Kinshasa -, de 1959 à 1961, Daphne Park.
Sanctions administratives communales toujours plus sévères :
c’est parti ! Lâcher le droit pour l’ombre de la sécurité : SACrifice ou SACcage de la liberté ?
La liberté et la sûreté des individus sont des droits proclamés universels. Mais la peur, diffuse, attisée et instrumentalisée, renforce un besoin exacerbé de sécurité. Fantasme qui balaie en ce moment même l’âme des sociétés européennes et suggère la victoire idéologique des marchands de la terreur. Les SAC sont le reflet et un instrument de cette évolution qui fait refluer largement la démocratie. 1984-2014 : Big Brother au pays des pralines ?