Frantz Fanon a abordé sous le titre de la bataille du voile, l’enjeu central constitué par le thème du dévoilement des femmes algériennes durant la domination coloniale française. Le voile des femmes était considéré comme le symbole par excellence de la nature rétrograde de la société algérienne et la colonisation présentée comme une mission de civilisation qui se donnait pour objectif premier de libérer les algériennes du patriarcat arabo-musulman dont elles étaient victimes en les dévoilant.
Puisque ni Arafat, ni Abbas, ni Haniyeh ne conviennent… n’est-il pas temps de tirer les conclusions ?
Pour tout observateur attentif, rien de bien neuf dans les déclarations récentes de l’ensemble de la diplomatie occidentale à propos de la décision du président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas de ne pas se représenter aux élections prochaines, prévues début 2010. Chacun y est allé de sa petite intervention – jusqu’à Shimon Pérès ! – pour inviter l’intéressé à revoir sa position.
Là où les représentants de nos divers gouvernements ont ignoré depuis des décennies, la détérioration toujours plus grave de la situation dans les Territoires occupés par Israël et tout particulièrement à Gaza, l’empressement à soutenir de manière presque unanime et encourager Mahmoud Abbas à se représenter à ces futures élections, devrait au minimum, nous interpeller.
Des femmes et des jeunes filles musulmanes portent le foulard. Cela gêne, irrite, enrage même pas mal de monde. Le Vlaams Belang en premier, bien entendu. Mais derrière lui une foule bariolée que l’on n’a pas l’habitude de voir défiler ensemble, mais qui se retrouve ici pour réclamer à l’unisson l’interdiction du voile à l’école et en d’autres lieux.
Nous sommes convaincus qu’ils ont tort. Pour le prouver il ne suffit pas d’invoquer la compagnie suspecte – même le Belang peut parfois avoir raison – ni la corrélation positive relevée par Vassilis Saroglou entre opposition au port du voile et propension aux attitudes racistes. Il faut plutôt tenter de faire comprendre à quel point les arguments invoqués pour persécuter le foulard sont d’une part aveugles à leur propre partialité et d’autre part trop peu sensibles aux conséquences qu’un brin de réflexion suffit à anticiper.
Le travail est toujours accordé comme une faveur, qui peut être retirée à tout moment. Il n’est en grande partie disponible que selon l’offre du marché privé. L’actuelle surpopulation carcérale ne fait qu’aggraver la situation de manière dramatique.
Le 19 Août 2009 , le jumbo d’Air France vol 438 qui effectuait le trajet Paris-Mexico sans escale s’est vu refuser de survoler le territoire des Etats-Unis. En conséquence il a dû changer d’itinéraire, piquer vers le Sud, contourner la Floride par les Caraïbes, ce qui a signifié une heure de vol supplémentaire.
J’ai rencontré Mohamed Binyam à Londres, le 30 juillet 2009, lors d’une conférence de presse.
Il y parlait pour la première fois en public depuis sa sortie de Guantanamo, le 23 février 2009. Mohamed et quatre autres ex-détenus de Guantanamo(1) y ont lancé le « Guantanamo Justice Centre » (www.gitmojusticecentre.com). Ce centre disposera d’un siège central à Genève et d’une maison à Londres. Il a été mis sur pied « par des ex-détenus de Guantanamo, pour les (ex-)détenus, parce qe nous avons compris que seules les personnes qui ont souffert de la même manière peuvent se comprendre et s’entraider ». Le « Guantanamo Justice Centre » poursuit trois objectifs.
INTERVIEW – Rappeur du groupe Ministère des Affaires Populaire, Saïd témoigne du débat politique qui anime les banlieues des grandes villes françaises et européennes.
Ce dimanche, en fin de matinée, devant le marché de l’Abattoir, alors qu’il informait les clients et les commerçants sur la provenance criminelle de certains produits sur les étales, Nordine, membre d’ÉGALITÉ, s’est fait arrêter et conduire dans une cellule du commissariat de la commune d’Anderlecht où il a enduré les insultes racistes et les incitations à la haine proférés par certains agents de police.
A sa sortie, six heures plus tard, Nordine raconte l’épreuve endurée …
18 juillet 2009 Appel urgent d’Égalité contre la politique d’extradition du gouvernement belge
Le 3 juillet dernier, Égalité a organisé une conférence intitulée : « Extradition et lois antiterroristes : deux femmes parlent ! ». Égalité s’est ainsi joint au mouvement international en cours contre les extraditions.
Ces dix dernières années, au nom de « la guerre internationale contre la terreur », les États-Unis et l’Europe ont développé un système de justice parallèle à celui d’un État de droit. Cette justice parallèle introduit une série de nouveaux crimes, un système de détention spéciale pour les détenus soupçonnés de terrorisme et la menace d’extradition ou de déportation vers des pays pratiquant la torture et/ou la peine de mort.
Cette justice parallèle et ces pratiques constituent une violation de la Convention européenne des Droits de l’Homme, du Pacte international relatif aux Droits civils et politiques et de la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Le gouvernement belge s’est non seulement pleinement engagé dans la guerre en Afghanistan mais a aussi adopté une politique d’extradition de détenus soupçonnés de terrorisme, y compris de nationalité belge, vers des pays qui bafouent les conventions déjà mentionnées.
Égalité demande la non-extradition vers le Maroc d’Ali Aarrass, Belge détenu en Espagne, et sa libération immédiate.